2 min de lecture Emmanuel Macron

"Le lien entre l'Église et l'État s'est abîmé", regrette Emmanuel Macron

Devant la Conférence des évêques de France, lundi 9 avril, le chef de l'État a indiqué vouloir "réparer" ce lien qu'il estime "abîmé".

Emmanuel Macron devant la conférence des évêques de France, le 9 avril 2018
Emmanuel Macron devant la conférence des évêques de France, le 9 avril 2018 Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Emmanuel Macron entend réparer le lien qui s'est, selon lui, abîmé entre l'Église et l'État. "Le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, il nous incombe de le réparer", a déclaré le chef de l'État devant la Conférence des évêques de France lundi 9 avril. "Pour cela, il n'est pas d'autre moyen qu'un dialogue en vérité", a-t-il précisé devant 400 invités réunis en début de soirée dans la grande nef cistercienne du collège des Bernardins à Paris.

Pour Emmanuel Macron, ce "dialogue est indispensable" car "une Église prétendant se désintéresser des questions temporelles n'irait pas au bout de sa vocation" tandis "qu'un président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir".

Ce discours d'Emmanuel Macron, qui a marqué à plusieurs reprises son intérêt pour les questions religieuses, est inédit car c'est la première fois que l'Église catholique organise un tel événement médiatique, comparé par certains au rendez-vous annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France).

"Dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l'étoffe même de la nation risque de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s'éroder la confiance des catholiques à l'égard de la politique - et des politiques", a ajouté le chef de l'État accompagné de son épouse Brigitte et du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

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"Pour des raisons à la fois biographiques, personnelles et intellectuelles, je me fais une plus haute idée des catholiques. Et il ne me semble ni sain ni bon que le politique se soit ingénié avec autant de détermination soit à les instrumentaliser soit à les ignorer", a expliqué le président.

Emmanuel Macron a-t-il raison de vouloir "réparer" le lien entre l’Église et l’État ?
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Un "humanisme réaliste"

Emmanuel Macron a également défendu son "humanisme réaliste" pour justifier la politique migratoire du gouvernement, objet de critiques de la part d'associations catholiques.

Avant lui, le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, a appelé à prendre en compte les "besoins des plus pauvres" pour "bâtir une nation fraternelle, juste et solidaire".

Parmi les 400 personnes invitées à cette soirée figuraient des élus, des chefs d'entreprise, des intellectuels, mais aussi des personnes âgées, handicapées, précaires...

La gauche vent debout

Outre Jean-Luc Mélenchon, qui l'a qualifié de "chanoine Macron" et Benoît Hamon, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, est monté au créneau. "Quel lien restaurer avec l'État ? En République laïque, aucune foi ne saurait s'imposer à la loi. Toute la loi de 1905. Rien que la loi", s'était déjà offusqué le socialiste sur Twitter.

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