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Laurent Wauquiez : qui sont ses alliés chez Les Républicains ?

ÉCLAIRAGE - S'il est désavoué par les centristes, le nouveau patron des Républicains est loin d'être esseulé au lendemain de sa victoire.

Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, le 23 novembre 2017
Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, le 23 novembre 2017 Crédit : UGO AMEZ/SIPA
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
Journaliste RTL

A contrario des dernières élections internes aux partis politiques, le résultat de l'élection du nouveau patron des Républicains n'a surpris personne. Laurent Wauquiez, présenté comme archi-favori depuis des semaines faute d'adversaire à la hauteur de sa notoriété, a raflé la mise, dimanche 10 décembre. "Ce soir, c'est le début d'une nouvelle ère pour la droite". "Ce soir, la droite est de retour", a lancé le nouveau leader de Vaugirard, qui a déjà goûté au poste en intérim pendant trois mois en 2016.

Près de trois quarts (74,64%) des 99.600 votants l'ont choisi pour prendre les rênes de la première force d'opposition à La République En Marche au Parlement. Laissant ainsi les miettes à ceux qui l'ont affronté (Florence Portelli, 16,11%, et Maël de Calan 9,25%).

Si ce partisan de la Droite forte a su séduire sa base avec un discours aux accents sarkozystes axé sur l'identité, l'immigration et les valeurs, il sait tout autant que le parcours qui s'ouvre à lui est semé d'embûches. Mais l'ancien centriste, successivement maire, président de région, ministre et fondateur de la Droite sociale en 2010, peut, en dépit de ses nombreux ennemis, compter sur des alliés de poids.

136 parrains et "des soutiens de tout bord"

Pour composer le nouvel organigramme des Républicains, le nouveau patron peut s'appuyer sur sa garde rapprochée : 136 parrains parlementaires ont porté sa candidature, selon la liste publiée par L'Opinion : 62 députés LR - dont Éric Woerth, Michèle Tabarot, Guillaume Larivé, Éric Ciotti ou Valérie Boyer - 61 sénateurs LR et 13 députés européens LR - dont Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Brice Hortefeux et Nadine Morano.

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Pour compléter le puzzle, Laurent Wauquiez prend soin de citer des Républicains proches de la ligne centriste, comme Marc-Philippe Daubresse et Jean Leonetti, à l'heure où l'UDI de Jean-Christophe Lagarde a promis de ne plus signer d'accord électoral avec Les Républicains tant qu'ils seraient dirigés par Laurent Wauquiez. "Je ne suis pas en marge du parti, je suis à son centre de gravité", contredisait le patron de la droite dans les colonnes de Valeurs actuelles en mai 2017.

Virginie Calmels, une juppéiste future numéro deux ?

Ce n'est plus un secret. Virginie Calmels, révélée par le modéré Alain Juppé - aux antipodes de la ligne Wauquiez - à la mairie de Bordeaux, devrait être nommée vice-présidente des Républicains, et par conséquent accompagner Laurent Wauquiez au plus près dans sa mission de refondation du parti. Soutien du candidat François Fillon au moment de sa victoire en novembre 2016, avant de l'abandonner en pleine tempête quatre mois plus tard, la fondatrice du mouvement DroiteLib n'a pas été épargnée par la critique - accusée d'opportunisme - lors de son ralliement à Laurent Wauquiez.

L'ancienne chef d'entreprise ne fait pas l'unanimité dans son propre camp. "Elle est dans le double jeu permanent, Laurent sait qu'il devra toujours se méfier d'elle", s'emporte un de ses lieutenants dans Le Parisien, alors que Calmels brigue clairement la vice-présidence de LR, et aussi une bonne place pour les prochaines élections européennes."

"Ça me fait rire quand j’entends les gens dire ça", réplique Virginie Calmels. "Je n’ai jamais eu de plan de carrière, je me contente de rester droite dans mes bottes. Je garde mes convictions pro-européennes et libérales. Depuis le début, je reste fidèle à Alain Juppé (…). J’avais quoi comme choix, hormis Laurent Wauquiez ?", se justifie-t-elle dans les colonnes de Libération. Quoi que ses détracteurs en disent, Virginie Calmels est une prise de guerre, une caution du rassemblement préconisé par Laurent Wauquiez pendant sa campagne.

Quid de Sens commun ?

"Je pense que Laurent Wauquiez ne va pas se faire élire président des Républicains mais président de Sens commun". La charge lancée, à une semaine de l'élection du patron de la droite, par Thierry Solère, transfuge des Républicains à La République En Marche, est lourde de sens. Le mouvement, émanation de la Manif pour tous, a largement soutenu la campagne présidentielle de François Fillon mais aussi celle de Laurent Wauquiez, avec qui il partage sa bataille contre la PMA et la GPA.

Le seul accroc dans l'histoire entre le nouveau patron des Républicains et Sens commun remonte à octobre dernier. L'ancien président du mouvement, Christophe Billan, avait marqué, dans les colonnes de L'Incorrect, ses proximités de vues avec Marion Maréchal-Le Pen. Sur RTL, Laurent Wauquiez avait alors menacé le mouvement et rappelé qu'"aucune alliance avec le Front national" n'aurait lieu en cas de victoire. Depuis, Christophe Billan a été poussé vers la sortie. Et Sens commun fait toujours partie des Républicains.

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