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Laurent Wauquiez : 5 points à retenir de "L'Émission Politique"

ÉCLAIRAGE - Immigration, Les Républicains, Europe... Le président des Républicains était l'invité de "L'Émission Politique", ce jeudi 25 janvier. Il a annoncé qu'il ne sera pas tête de liste aux élections européennes.

Laurent Wauquiez dans "L'Émission Politique", le 25 janvier 2018
Laurent Wauquiez dans "L'Émission Politique", le 25 janvier 2018
Crédit : Jacques Witt / Sipa/SIPA
Marie-Pierre Haddad

Laurent Wauquiez en guerre ouverte face à Florence Portelli et Maël de Calan. Le président des Républicains peine à rassembler sa famille politique. L'ancienne candidate à la présidence du parti le qualifie de "premier stalinien de l'histoire de la droite". Le ton n'est pas plus optimiste chez son autre concurrent, le juppéiste. "On aimerait qu'il nous explique ce soir sa volonté de rassemblement", a-t-il lancé. 

Invité de L'Émission Politique de France 2, ce jeudi 25 janvier, Laurent Wauquiez explique que "nous avions une droite filet d'eau tiède qui a creusé un fossé avec les Français. Nous avons besoin de construire une nouvelle droite en faisant émerger une nouvelle génération. Il faut tourner la page des divisions et essayer de porter un nouveau projet". 

1. Ne pas "laisser le monopole de l'immigration à l'extrême droite"

À la question d'une éventuelle porosité entre les idées de la droite et du Front national, Laurent Wauquiez assure une nouvelle fois qu'aucun rapprochement ne se fera avec le parti de Marine Le Pen

Sur les similitudes des deux discours, le président des Républicains répond : "Vous vous attendez à ce que, pour vous plaire, je fasse une droite qui ne parle pas d'immigration ? Que je laisse le monopole du discours sur l'immigration au Front national ? C'est hors de question. Ça fait trop d'années que la droite a capitulé, qu'elle a renoncé à aborder un certain nombre de thèmes (...) Vous pensez que je ne vais pas en parler parce que le Front national en parlerait ?".

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Pas question de "laisser le monopole du social à la gauche" et "le monopole du discours sur l'immigration à l'extrême droite", pour le président des Républicains.

2. "Il n'y a pas que l'Allemagne en Europe"

Face à François Lenglet, Laurent Wauquiez insiste sur le fait qu'il "est temps que la France s'occupe de nos sujets européens, pas uniquement pour faire de la naïveté dans la relation franco-allemande". Et d'ajouter : "Il n'y a pas que l'Allemagne en Europe (...) Il faut aussi dire à un moment aux Allemands : 'ça n'est pas possible que vous soyez les seuls à profiter du système économique européen'".

Le président des Républicains estime qu'il ne s'agit "pas de fermer nos frontières" mais "de reprendre un peu de lucidité. "Je pense que l'Europe a été trop naïve, je pense que la France a été trop naïve (...) L'objectif, c'est d'essayer de faire en sorte d'avoir la lucidité de se rendre compte que tous les pays au monde essaient de fortifier leurs propres entreprises", a-t-il ajouté. 

3. Mea culpa sur le "cancer de l'assistanat"

En mai 2011, Laurent Wauquiez posait "la question de la différence entre le travail et l'assistanat", qualifiant ce dernier de "cancer de la société française parce que ça n'encourage pas les gens à reprendre un travail, parce que ça décourage ceux qui travaillent". 

Ce jeudi 25 janvier, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a reconnu que cette "expression qui était peut-être malheureuse parce qu'il y a des gens qui sont victimes de cette maladie (...) Je m'en suis excusé plusieurs fois. Je n'ai pas de problème à être capable de reconnaître ma part d'erreur".

Quelques instants plus tôt, il indiquait : "Vous ne pourrez jamais reprocher à quelqu'un de ne pas prendre un job s'il ne gagne pas plus d'argent à l'arrivée. Ce qu'il faut, c'est recreuser la différence entre les revenus du travail et les revenus de l'assistanat. Le social auquel je crois, c'est le social par le travail. Quand vous vous contentez de verser une prestation sociale aux gens sans rien demander en contrepartie, vous ne les aidez pas".

4. Alain Minc, l'invité surprise

Laurent Wauquiez a débattu face à l'essayiste. Il reproche au président des Républicains sa ligne politique floue : "Ça fleure la vieille tradition de l’extrême-droite classique, c'est le premier marqueur. Deuxième marqueur, celui du populisme, l’opposition entre le peuple et les élites. Venant de l’un des plus brillants représentants des élites, c’est peut-être un geste sacrificiel".

En réponse, Laurent Wauquiez l'attaque : "Ça fleure la vieille tradition de l’extrême-droite classique, c'est le premier marqueur. Deuxième marqueur, celui du populisme, l’opposition entre le peuple et les élites. Vous évoquez une discussion tenue quand j’avais 28 ans. 14 ans plus tard, vous n’avez pas vu la France changer autour de vous, le terrorisme monter ? Vous n’avez pas vu les thématiques de l’intégration se durcir ? Vous l’apôtre de la mondialisation, vous n’avez pas vu la détresse des classes moyennes et la paupérisation se renforcer. Vous n’avez pas compris ce qu’il se passait en Allemagne avec le vote d’Angela Merkel ? Vous n’avez pas vu ce qu’il se passait sur le Brexit et aux Etats-Unis ?".

5. Pas tête de liste aux élections européennes

"Je suis président de région. Je n'ai pas l'habitude de trahir la confiance de mes électeurs. Ils ont voté pour moi pour une durée de mandat, je ne fais pas partie de ces politiques qui surfent d'un mandat à un autre", a déclaré Laurent Wauquiez

Lors d'un vif débat face à Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, le président des Républicains ajoute : "Si on vote pour les listes d'En Marche, ce sera pour l'élargissement aux pays des Balkans". Tout au long de l'échange, il a martelé que "si on veut sauver l'Europe, il faut la changer. J'ai entendu les critiques qui m'ont été faites. Tout le monde m'a dit : six, c'est pas assez. Je ne suis pas borné, je suis capable d'écouter". 

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