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La semaine où Ségolène Royal a de nouveau fait usage de sa liberté de ton

VIDÉOS – Entre ses prises de position sur l'écotaxe et ses critiques envers certains ministres, la nouvelle ministre de l'Écologie impose son style dans le gouvernement, au risque de briser son unité.

Ségolène Royal met son veto à la construction d'une autoroute dans l'Ouest de la France. Ici à Paris le 7 mai 2014 (Archives).
Ségolène Royal met son veto à la construction d'une autoroute dans l'Ouest de la France. Ici à Paris le 7 mai 2014 (Archives).
Crédit : AFP
Héloïse Leussier
Héloïse Leussier

Ségolène Royal n'a pas dit son dernier mot. Elle s'est montré ce samedi satisfaite que le gouvernement baisse "enfin" les impôts, faisant œuvre une fois de plus de son franc-parler. C'est pourtant cette franchise qui l'a mise en mauvaise posture cette semaine, où elle a offert son premier "couac" au gouvernement Valls. 

Lundi : un sondage plutôt clément

La semaine avait plutôt bien démarré pour Ségolène Royal, portée par un sondage plutôt clément. Dimanche, dans le baromètre Opinion-Way du mois de mai, elle était dans le top 5 des ministres les plus populaires, avec 45% de taux de satisfaction. C'est bien moins que Laurent Fabius (56%) et Najat Vallaud-Belkacem (54%°), mais c'est bien mieux qu'Arnaud Montebourg (35%) et Michel Sapin (29%). 

Mardi : les députés contre la "remise à plat" de l'écotaxe

Mardi, premier accroc pour Ségolène Royal. On apprend que la ministre, qui a plaidé pour la "remise à plat de l'écotaxe", est contredite par les députés dans leur rapport sur la question. Ils jugent "désastreux" les effets d'un éventuel abandon de l'écotaxe et taillent en brèche sa proposition de taxer uniquement les routiers étrangers. 

Cela n'empêchera pas la ministre de l'Écologie de continuer à se montrer sceptique sur le maintien de la mesure, dans une interview à Paris Match à paraître le jeudi. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll devra alors la rappeler à l'ordre, au nom de la cohésion gouvernementale.

Mercredi : l'interview polémique

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Au de-là de son entêtement sur l'écotaxe, l'interview de Ségolène Royal à Paris Match publiée mercredi comporte son lot de critiques contre le gouvernement. Elle y dénonce les "boules puantes", la "condescendance" et le "mépris" dont ont fait preuve certains ministres à son égard. Elle tacle également Arnaud Montebourg et sa gestion du dossier Alstom, sous-entendant qu'il "veut faire fuir les investissements étrangers".

L'unité est pourtant censée être la marque du gouvernement Valls, après les couacs à répétition du gouvernement Ayrault, et voilà que la nouvelle ministre de l'Écologie menace de la faire exploser avec son franc-parler

Dès la sortie du conseil des ministres, elle nuance ses propos et assure qu'ils ont été sortis de leur contexte. Mais en dépit de cette tentative d'apaisement, le mal est fait.  Comme le souligne Alba Ventura, éditorialiste à RTL : "Ségolène est la spécialiste du démenti et des paroles (soi-disant) sorties de leur contexte". 

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Ces déclarations détonantes mettent les ministres dans l'embarras. Comment réagir sans attiser la polémique ?  Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a trouvé la solution : se refuser à tout commentaire. Sur RTL, il se contente d'affirmer que "mépris et condescendance sont de mauvais sentiments."

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De son côté, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti confirme la lecture de la ministre de l'Écologie. "Les ministres font partie du milieu politique qui reste très machiste et phallocratique", affirme-t-elle lors du Grand Journal.

Vendredi : Montebourg temporise

Vendredi, c'est au tour d'Arnaud Montebourg de jouer l'apaisement. "C'est une amie, j'ai été son porte-parole. Elle a mon affection et mon amitié, elle le sait. On s'entend très bien", assure-t-il sur BFMTV.

Samedi : petite pic sur les impôts

Samedi, Ségolène Royal semble n'avoir rien abandonné de sa liberté de ton.  "C'est formidable que le gouvernement ait pris enfin conscience de l'excès de pression fiscale", déclare-t-elle à des journalistes en marge d'un déplacement. Un "enfin" qui semble faire écho à des critiques à peine voilées.
Restes que le mal est fait. Dans l'opinion, du moins, puisqu'on apprend que 59% des Français estiment que Ségolène Royal est "plutôt un handicap" qu'un "atout" pour François Hollande. 

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