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"La République En Marche, un parti nouveau qui se professionnalise", selon Alba Ventura

ÉDITO - Et si le mouvement lancé par Emmanuel Macron en vue de la dernière présidentielle n'était qu'un parti comme les autres ?

La République En Marche (image d'illustration)
La République En Marche (image d'illustration)
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
"La République En Marche, un parti nouveau qui se professionnalise", selon Alba Ventura
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"La République En Marche, un parti nouveau qui se professionnalise", selon Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

C'est le samedi 18 novembre qu'aura lieu le premier conseil de la République En Marche. C'est ce jour-là que sera intronisé Christophe Castaner, nouveau chef (délégué général) du parti choisi par Emmanuel Macron. On aurait pu penser que les "Marcheurs" sont à la fête. Il semble que les esprits soient plutôt chagrins. Quand vous avez cent "Marcheurs" qui vous claquent leur démission avant le grand jour, cela fait quand même un peu mauvais genre. Ces cent "Marcheurs" se sont fendus d'une tribune pour dire "ça manque un peu de démocratie cette manière de nous imposer un chef par le sommet".

Alors on pourrait dire que cent personnes qui démissionnent, c'est une goutte d'eau dans l'océan des 386.000 "Marcheurs". Il n'empêche : ils ont réussi à faire flotter comme un petit air de "fronde". Des frondeurs qui dénonçaient déjà cet été les nouveaux statuts du parti,  qui s'agaçaient qu'on leur impose des référents d'en haut, qui criaient au "copinage" et à la "censure". Des frondeurs très très minoritaires certes, mais qui comme de bons frondeurs savent se faire entendre et ont réussi à renvoyer La République En Marche à sa pseudo-modernité.

REM, un melting-pot

Un parti moderne, La République En Marche ? Cela reste encore à démontrer. En attendant, REM c'est un parti "nouveau" qui se professionnalise. Et quand on devient des professionnels de la politique, on répond aux codes de la politique. Ce n'est pas si facile de "faire de la politique autrement". Beaucoup s'y sont essayés, et se sont cassé les dents.

En Marche, c'était un melting-pot de gens issus de la société civile, d'élus locaux, de jeunes, de start-uper. Ils ont vécu pendant plus d'un an dans un esprit très participatif, très collaboratif, très horizontal, dans le tourbillon de la conquête.

Quand on devient des professionnels de la politique, on répond aux codes de la politique

Alba Ventura
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Et un jour, il a fallu passer à la vitesse supérieure. Il a fallu se structurer, passer d'une direction à trois - un triumvirat pas très sexy - à un seul patron, qui serait en ligne directe avec l'Élysée. C'est vrai que ce n'est pas très démocratique, pas très moderne (même si un président qui désigne le patron du parti de la majorité, ça s'est déjà vu). Mais ce n'est pas parce qu'on a été les premiers à faire une campagne dans un espace de co-working qu'on n'a pas acquis de vieux réflexes politiques.

Une équation à résoudre

Tout le défi de La République En Marche va être de faire mentir les Cassandre qui prédisent que ce mouvement n'a pas d'autre issue que de devenir un parti classique. Il faudra résoudre l'équation qui consiste à former, réfléchir, proposer, être iconoclaste (tout ce que les partis traditionnels ont abandonné en route), et à la fois tracter, défendre l'action du Président et du gouvernement et préparer les futures élections (à savoir la vocation première d'un parti politique). C'est-à-dire être innovant, et en même temps organiser une force militante avec des règles.

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