2 min de lecture État d'urgence

L'Assemblée nationale vote la prolongation de l'état d'urgence pour une durée de six mois

Adopté en Conseil des ministres mardi 19 juillet dans la matinée, le projet de loi prévoyait un allongement de trois mois. L'état d'urgence est finalement prolongé jusqu'en janvier 2017.

Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 19 juillet 2016
Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 19 juillet 2016 Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Il devait être levé le 26 juillet. C'est dans un contexte politique et social tendu, cinq jours après l'attentat qui a frappé Nice, que l'Assemblée nationale a finalement  voté l'article prolongeant l'état d'urgence. Adopté en Conseil des ministres mardi 19 juillet dans la matinée, le projet de loi prévoyait un allongement de trois mois. Les députés sont allés au-delà de ce délai, le portant à six mois – soit jusqu'en janvier 2017 - au terme d'un vote à main levée organisé tard dans la nuit de mardi à mercredi. Le projet de loi prévoit de rétablir les perquisitions administratives et de permettre de saisir et exploiter les données des ordinateurs et téléphones.

Si la droite soutient largement cette prolongation à laquelle François Hollande s'était dit favorable, les critiques fusent dans les rangs des écologistes et du Front de gauche. Ils dénoncent la persistance d'un "régime d'exception" qui n'a "pas empêché l'horreur" et tombe dans le "piège" des islamistes. "Prolonger indéfiniment un outil qui devait être temporaire et n'est pas utile dans la durée à la lutte antiterroriste - les spécialistes auditionnés l'ont tous dit - est une erreur", a déclaré Cécile Duflot sur Facebook.

Les terroristes veulent nous diviser, nous monter les uns contre les autres

François Hollande
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Devant un hémicycle fourni malgré l'heure tardive, Manuel Valls a dénoncé une nouvelle fois les semonces de l'opposition, exhortant la classe politique "à tenir ensemble" alors que les "populismes rôdent". Alors que l'élection présidentielle de 2017 se profile, les députés Les Républicains (LR) critiquent régulièrement la politique de l'exécutif, à l'image de Laurent Wauquiez, réclamant "des actes" face à "la barbarie de l'islamisme radical" plutôt que des "minutes de silence".

En déplacement à Lisbonne pour aborder les suites du Brexit, François Hollande a également appelé à l'unité. "Les terroristes veulent nous diviser, nous monter les uns contre les autres", a déclaré le chef de l'État, alors que la France sort de trois nouveaux jours de deuil national, en hommage aux 84 personnes tuées et 300 blessées le soir du 14 juillet à Nice sur la Promenade des Anglais.

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