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"Jungle" de Calais : l'ultimatum repoussé, les migrants vont-t-ils être évacués ?

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Le tribunal administratif de Lille prendra une décision d'ici mercredi 24 février, quant au démantèlement de la zone sud du camp.

"Jungle" de Calais : le tribunal de Lille se prononce sur le démantèlement
"Jungle" de Calais : le tribunal de Lille se prononce sur le démantèlement
Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
"Jungle" de Calais : le tribunal de Lille se prononce sur le démantèlement
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Franck Antson & Ana Boyrie

Depuis des mois, s'entassent plus de 5.000 migrants. Après avoir évacué fin janvier pour raison de sécurité, environ 600 migrants près de la rocade portuaire et les habitations des riverains, un démantèlement de la zone sud est prochainement prévu. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a assuré que l'évacuation se ferait de manière progressive, par la persuasion et dans le respect de la dignité des personnes. D'ici là, la justice doit encore donner son feu vert.
L'audience présidée par la vice-présidente du tribunal Valérie Quemener, devait s'ouvrir ce mardi 23 février à 14h pour examiner les demandes des associations. Les migrants réclamaient entre autres la suspension de l'arrêté préfectoral pris vendredi 19 février, qui ordonnait aux occupants de la zone sud du bidonville de quitter les lieux d'ici mardi 23 février, à partir de 20h. L'ultimatum repoussé, le tribunal administratif de Lille doit se prononcer d'ici mercredi ou jeudi 25 février. 

Dans la matinée, la juge Quemener s'est rendue au camp de la Lande, visitant notamment une église et le Centre d'accueil provisoire (CAP), où sont hébergés 1.200 migrants dans des conteneurs chauffés. Dans la partie sud de la "jungle" vivent de 800 à 1000 migrants selon la préfecture. Les associations humanitaires contestent et comptent près de 3.450 migrants. Une guerre des chiffres qui illustre parfaitement les vives tensions entre les deux parties. 

Des solutions de relogement insuffisantes

De plus, ces associations dénoncent des solutions de relogement insuffisantes. Vincent De Coninck au secours catholique en fait partie. "Il ne s'agit pas de défendre un bidonville, on souhaite qu'ils disparaissent". Néanmoins, "les solutions qui sont proposées aujourd'hui ne nous paraissent pas satisfaisantes. Le centre d'accueil provisoire est sous calibré", lance-t-il. Les associations s'inquiètent également du sort des mineurs isolés, sachant que les exilés pourraient à nouveau être dispersés dans des squats encore plus précaires

Malgré tout ça, les afghans n'ont pas renoncé à leurs projets. "Tous les jours, j'essaie d'aller en Angleterre, mais sans succès. Ma famille est déjà là-bas et pour aller dans les containers, il faut donner son empreinte", déclare un migrant afghan. Si le tribunal lillois confirme l'évacuation, elle se fera de manière progressive, étalée sur plusieurs semaines.

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