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Jean-Pierre Raffarin pour l'intégration des étrangers en zones rurales

Pour l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, faire venir des familles d'étrangers en zones rurales en voie de désertification pourrait "sauver des territoires".

Jean-Pierre Raffarin le 28 septembre 2014. (archives)
Jean-Pierre Raffarin le 28 septembre 2014. (archives)
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Sauver les zones rurales en voie de désertification grâce aux familles d'étrangers, voilà ce que propose Jean-Pierre Raffarin. "Nous avons dans notre monde rural un déficit démographique important. Très souvent, on ferme des écoles. On pourrait très bien en sauver un grand nombre en faisant en sorte qu'une, deux ou trois familles puissent venir dans un certain nombre de villages", a affirmé ce mercredi 17 juin le sénateur Républicain de la Vienne, lors de l'émission "Preuves par trois", de Public Sénat/Dailymotion/AFP.

"On ferait en sorte que l'étranger, au lieu de venir déranger, vienne sauver un territoire, participe à une dynamique.
Si c'est à doses humainement acceptables par les uns et par les autres, l'intégration est globalement réussie".

Repenser Schengen

Selon l'ancien Premier ministre, "il faut reconstruire une pensée de l'immigration. Pour cela, il faut repenser Schengen, harmoniser l'Europe. J'ai une position humaniste des problèmes mais je ne veux surtout pas nier les problèmes qui sont posés dans un certain nombre de quartiers où on a de la concentration et du communautarisme", a-t-il ajouté.

Tout comme Nicolas Sarkozy, il estime "utile d'ouvrir le débat maintenant" sur le droit du sol, estimant qu'il y a en France "une situation de tension très préoccupante. Il y a un sentiment comme quoi l'étranger pourrait être menaçant. Ça, c'est très grave. Il faut lutter contre ce sentiment-là".

"Il ne faut pas laisser s'installer dans le pays, avec cette vague migratoire, un sentiment qui serait contraire aux valeurs de la France. Pour cela, il faut en parler. Cacher les problèmes ne signifie pas qu'on est capable de les résoudre. Je suis favorable au droit du sol mais il y a peut-être un certain nombre de cas où il pourrait y avoir un débat ouvert sur le sujet", a-t-il dit. Il s'agit pour lui de "montrer aux Français que tout ce que nous avons dit sur l'immigration il y a 20 ans doit être aujourd'hui revisité car le niveau de l'immigration n'est plus du tout le même".

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