2 min de lecture Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen ne considère pas "le maréchal Pétain comme un traître"

Le président d'honneur du Front national a tenu des propos pétainistes dans une interview à "Rivarol".

Jean-Marie Le Pen, le 25 janvier 2015. (archives)
Jean-Marie Le Pen, le 25 janvier 2015. (archives) Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a de nouveau fait parler de lui dans une interview, rapporte l'AFP. Cette fois-ci, c'est à l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol à paraître jeudi, qu'il (re)déclare son pétainisme. Après avoir indiqué récemment qu'il y avait "de fervents pétainistes" au FN, le fondateur du parti indique dans Rivarol avoir "toujours œuvré à la réconciliation des Français". 

Je n'ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l'estime pour le Maréchal

Jean-Marie Le Pen
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"Pour ma part, comme je l'ai déjà dit, je n'ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. L'on a été très sévère avec lui à la Libération", explique-t-il. Et je n'ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l'estime pour le Maréchal. Ils ont leur place au FN comme l'ont les défenseurs de l'Algérie française, mais aussi les gaullistes, les anciens communistes et tous les patriotes qui ont la France à cœur." 

Méfiant envers "le million de Chinois de France"

Jeudi, il avait aussi répété ses propos sur les chambres à gaz, "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, tenus à plusieurs reprises depuis la première fois en 1987 et qui lui ont valu des condamnations judiciaires. "Je ne suis pas homme à changer d'avis ni à ramper", assure Jean,-Marie Le Pen dans l'hebdomadaire connu notamment pour sa dénonciation d'un FN transformé en "cage aux folles" et condamné en décembre pour provocation à la haine envers les juifs. 

M. Le Pen, qui répète une nouvelle fois sa crainte d'un "torrent de l'immigration", qualifie aussi "le million de Chinois en France" de "gens intelligents, actifs, discrets, mais néanmoins puissants et redoutables" et soutient qu'il faut "impérativement nous entendre avec la Russie pour sauver l'Europe boréale et le monde blanc". 

Philippot en prend pour son grade

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M. Le Pen critique aussi le FN de sa fille Marine Le Pen, jugeant "ridicule de demander la retraite à 60 ans alors que moi, à la tête du FN, je l'ai demandée à 65 ans." "J'ai essayé d'expliquer à Marine Le Pen et à ses conseillers que c'était une erreur." 

Je pense à l'influence nocive d'un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement

Jean-Marie Le Pen
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Interrogé sur un "lobby arc-en-ciel" à l'influence "nocive", le patriarche frontiste (86 ans) répond par la négative : "L'origine politique de certains actuels dirigeants du Front a plus d'importance que leur comportement personnel. Je pense à l'influence nocive d'un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement. Il a les apparences d'un patriote alors qu'il est au fond un marxiste. L'influence chevènementiste, si elle continue de s'exercer, est nuisible." 

Florian Philippot, vice-président FN, a soutenu Jean-Pierre Chevènement pendant la présidentielle 2002. Quelques cadres frontistes sont issus du chevènementisme. 

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