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Jean-Christophe Cambadélis : le Front national "raccompagnerait à la frontière quatre millions de Français"

REPLAY - REPLAY / INVITÉ RTL - Le premier secrétaire du Parti socialiste estime que la gauche doit s'unifier pour faire face à la montée du Front national, à l'approche des élections législatives.

Jean-Christophe Cambadélis, invité de RTL, le 24 août 2015
Jean-Christophe Cambadélis, invité de RTL, le 24 août 2015
Crédit : Lucas Colin / RTL.fr
Jean-Christophe Cambadélis : le Front national "raccompagnerait à la frontière quatre millions de Français"
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Jean-Christophe Cambadélis : le Front national "raccompagnerait à la frontière quatre millions de Français"
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"Les primaires, la division et les oppositions sont à droite", selon Jean-Christophe Cambadélis
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Jean-Christophe Cambadélis : le Front national "raccompagnerait à la frontière quatre millions de Français"
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Marie-Pierre Haddad

À gauche, les valeurs décident de tout. Le titre évocateur du livre de Jean-Christophe Cambadélis a pour objectif d'unifier une gauche divisée. Le premier secrétaire du Parti socialiste craint que l'arrivée du Front national au pouvoir soit synonyme de "guerre civile". Ainsi, la gauche est "crédible" pour résoudre cette crise car "elle est au pouvoir".

"Si la gauche ne défend pas ses valeurs, elle n'a pas de valeur ajoutée. Si le Front national arrive au pouvoir, il appliquerait son pouvoir et raccompagnerait à la frontière quatre millions de Français musulmans. Cela provoquerait des tensions énormes, on ferait la chasse à tout ce qui est maghrébin, comme on le fait à Mantes-la-Jolie. On s'attaquerait à une partie de notre population", explique-t-il au micro de RTL.

Si la gauche avance divisée, c'est la droite qui va l'emporter et l'extrême droite qui va s'imposer

Jean-Christophe Cambadélis

Jean-Christophe Cambadélis reconnaît que la gauche est dans "une phase de fragmentation". Plus la gauche est divisée, "plus la droite et l'extrême droite dominent". C'est pour cela que le premier secrétaire du Parti socialiste appelle "l'ensemble des formations politiques de gauche à réfléchir". Il prévient ainsi que, à la veille des élections régionales, "si la gauche avance divisée, c'est la droite qui va l'emporter et l'extrême droite qui va s'imposer".

Élaborer une politique de synthèse pour la gauche

Lors de la Fête de la rose, l'ancien ministre Arnaud Montebourg a partagé son rêve d'un Parti socialiste "bien différent". Il a également adressé un tacle au gouvernement : "Vous votez pour la gauche française et vous vous retrouvez avec le programme de la droite allemande au pouvoir". À ces déclarations, Jean-Christophe Cambadélis répond : "Je ne peux pas croire qu'Arnaud Montebourg soit resté dans un gouvernement pendant près de deux ans qui appliquait le programme de la droite allemande (...) Je le connais, c'est un garçon proche de ses idées, il aurait démissionné".

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Face aux divisions qui persistent au sein du Parti socialiste et de la gauche, Jean-Christophe Cambadélis préconise la "synthèse". "Je suis un homme de synthèse, assure-t-il avant d'ajouter qu'il n'y a pas aujourd'hui de position qui soit à la fois capable de rassembler l'ensemble de la gauche et en capacité de diriger le pays. Il faut prendre partout où c'est positif". À ceux qui reprochent la mollesse, le premier secrétaire du Parti socialiste estime qu'il faut "une volonté, une détermination et une patience absolue". Il faut être "capable d'avoir une position qui permette à la France d'avancer et de régler ses problèmes", conclut-il.

"Trop tôt" pour envisager des primaires au Parti socialiste

Alors que Les Républicains se lancent peu à peu dans les primaires en vue de l'élection présidentielle de 2017, "c'est encore trop tôt" pour le Parti socialiste, insiste Jean-Christophe Cambadélis. "Les primaires sont à droite, la division est à droite, les oppositions sont à droite. Ne provoquons pas ceci dans le Parti socialiste, même s'il y a une division de la gauche", conclut-il.


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