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"Jacques Chirac, un président tête de veau", juge Éric Zemmour

BILLET - Il y a vingt ans jour pour jour, le 7 mai 1995, Jacques Chirac était élu président de la République française après avoir exercé toutes les charges les plus importantes de la vie politique du pays.

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"Jacques Chirac, un président tête de veau", juge Éric Zemmour Crédit Média : RTL | Date :
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Eric Zemmour
Éric Zemmour Journaliste RTL

"Vingt ans, vingt ans après sera toujours le roman de la nostalgie et des désillusions", lâche Éric Zemmour, pour qui cela "vaut pour Chirac comme pour les autres". Le journaliste note qu'il a fallu trente ans (trois essais) à l'intéressé pour conquérir son Graal. "Mais il parcourut son mandat à toute allure de son habituel pas d'homme pressé", poursuit-il, notant qu'il "ne lui fallut que trois mois pour abandonner ses promesses de campagne".

Après la dissolution de l'Assemblée de 1997, qui installa le socialiste Jospin à Matignon, "il inventait le septennat de deux ans", s'amuse Éric Zemmour. "Vous serez surpris par ma démagogie" : ainsi Jacques Chirac avait-il prévenu ses derniers fidèles lors de sa campagne "homérique" de 1995.

Jacques Chirac a parcouru son mandat à toute allure de son habituel pas d'homme pressé

Éric Zemmour
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"Il fut un homme de gauche élu par la droite, comme Mitterrand avait été un homme de droite élu par la gauche", analyse le journaliste, qui note qu'avec son célèbre discours du Vel d'Hiv, "Jacques Chirac a mis notre pays dans l'engrenage de la repentance des lois mémorielles et de la concurrence victimaire".

Éric Zemmour rappelle que Jacques Chirac a introduit l'euro et perdu le référendum sur la constitution européenne en 2005 ("fort loin de son tonitruant appel de Cochin de 1979"). Pour lui, il fut "le dernier hôte de l'Élysée à avoir l'allure d'un monarque républicain, mais il fut le premier à ne pas en avoir l'étoffe".

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"Jacques Chirac passera à la postérité pour ses bonnes fortunes féminines et ses bons mots, pour son goût des gueuletons et ses blagues salaces (...), comme ces chefs d'État de la IIIème République dont il a fini par ceindre la bedaine rassurante", ajoute le journaliste. Avant de conclure : "Un président tête de veau, comme il y eu les présidents cassoulet".

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