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Jacques Chirac rattrapé par les affaires

C'est une première judiciaire : un ancien président de la République va se retrouver devant la justice. La juge d'instruction Xavière Siméoni a décidé vendredi de renvoyer Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel pour "21 supposés emplois fictifs" à la mairie de Paris, à l'époque où il était à l'Hôtel de Ville. Le parquet de Paris avait pourtant requis un non-lieu général dans le dossier. Selon son entourage, Jacques Chirac est "serein et décidé à établir" qu'il n'y a pas eu d'emplois fictifs.

Marie-Bénédicte Allaire
Marie-Bénédicte Allaire Journaliste RTL

Dès l'annonce de son renvoi par la juge Xavière Simeoni, l'ancien président,  âgé de 76 ans, a pris "acte" de cette décision. Dans un communiqué de son service de presse, M. Chirac, actuellement en vacances au Maroc, s'est dit "serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun" des 21 emplois pour lesquels il est renvoyé devant la justice "ne constitue un emploi fictif".

L'ancien chef de l'Etat est renvoyé des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris, fauteuil occupé par Jacques Chirac de 1977 à 1995.
  
Le parquet, qui avait requis un non-lieu général fin septembre dans cette affaire, dispose de cinq jours pour faire appel de la décision du juge d'instruction.
  
L'instruction menée par la magistrate visait 35 emplois présumés fictifs sur  une période courant de 1983 à 1998, soit du début du deuxième mandat de M. Chirac à la mairie aux trois premières années de son successeur Jean Tiberi.
  
Protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'Etat (1995-2007) avant  de redevenir un justiciable ordinaire, Jacques Chirac avait été mis en examen le 21 novembre 2007.
  
Il avait alors dit "assumer la totale responsabilité de ces recrutements", arguant de leur utilité, et nié tout détournement.

Si l'ancien président a été entendu dans plusieurs affaires judiciaires touchant au financement de son ancien parti, le RPR, le dossier des chargés de mission est le seul dans lequel il est poursuivi.
  
Dans l'affaire des chargés de mission, neuf autres personnes sont également renvoyées devant le tribunal. "Pour 21 supposés emplois fictifs sur les 481 emplois examinés par la justice, ce qui exclut toute idée de système durant la période où il a été maire de Paris", affirme son entourage.
  
Parmi eux figurent deux de ses anciens directeurs de cabinets, Michel Roussin et Rémy Chardon. Les trois autres anciens directeurs de cabinet échappent à un procès: Robert Pandraud et Daniel Naftalski en raison de la prescription des faits et Bernard Bled qui bénéficie d'un non-lieu, selon une source judiciaire.
  
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