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"J'ai été victime d'une injustice", soutient Jean-Marie Le Pen à propos de son éviction du FN

INVITÉ RTL - Le fondateur du parti frontiste a répondu aux questions de Marc-Olivier Fogiel, après la mise en délibéré de sa demande de réintégration au Front national devant la justice.

Jean-Marie Le Pen quittant le tribunal de Nanterre, en juin 2015
Jean-Marie Le Pen quittant le tribunal de Nanterre, en juin 2015
Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
ARCHIVES RTL - "J'ai été victime d'une injustice", soutient Jean-Marie Le Pen à propos de son éviction du FN ("RTL Soir", 05/10/2016)
05:07
Clarisse Martin
Clarisse Martin

Jean-Marie Le Pen est toujours présent, et ne désespère pas de réintégrer les rangs du parti frontiste qu'il a créé en 1972. Suspendu en mai 2015 pour des propos négationnistes tenus dans les colonnes du magazine antisémite Rivarol, il avait été exclu définitivement par le bureau exécutif trois mois plus tard. Ce mercredi 5 octobre, il contestait son éviction devant le tribunal de grande instance de Nanterre. Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre.

"J'ai été victime d'une injustice", soutient le "Menhir", "et quand on est victime d'une injustice, si on ne dit rien, on s'en rend complice", explique celui qui refuse d'abandonner la partie à 88 ans. Pourtant, Jean-Marie Le Pen ne se reconnaît plus totalement dans le parti désormais dirigé par sa fille Marine Le Pen, déplorant sa dérive "à gauche". "Ça ne paraît pas forcément dans les discours", mais par exemple, l'avocat qui défendait les intérêts du FN devant le tribunal de Nanterre était "un avocat de gauche, se référant au tribunal de Nuremberg", cite-t-il en appui de ses propos, évoquant également des "nominations, des révocations, des purges" internes au parti pour étayer son accusation.

Jean-Marie Le Pen ne sait encore pas pour qui il votera en 2017

Si Jean-Marie Le Pen se dit prêt à retrouver sa fille pour l'élection présidentielle de 2017, "si c'est elle qui revient vers [lui]", le patriarche refuse cependant de retirer ses propos tenus dans Rivarol. "Qu'est-ce qu'il y a de raciste dans l'expression des chambres à gaz ?" interroge-t-il. "Ce n'est pas parce qu'on a été condamné par un tribunal qu'on est automatiquement coupable, Dieu merci. Sans ça, le pauvre Dreyfus n'aurait jamais été réhabilité". Mais de là à voter pour Marine Le Pen en 2017... son père entretient le mystère. Même si son association Cotélec finance une partie de la campagne présidentielle, le choix de Jean-Marie Le Pen n'est pas arrêté. Malgré tout, il lui adresse un message. "Un peu de bon sens, retour aux vraies valeurs et puis on se retrouvera tout naturellement", prophétise-t-il.

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