2 min de lecture Manuel Valls

Islamisme radical : Hamon tacle "les contradictions" de Valls

L'ancien candidat du Parti socialiste a estimé, lundi 20 novembre, que la politique de Manuel Valls a "affaibli" la République.

Benoît Hamon, à Rennes le 14 avril 2017
Benoît Hamon, à Rennes le 14 avril 2017 Crédit : DIMITRI MEYER / AFP
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"Je vois des contradictions entre les constats de Manuel Valls sur le fait que la République fait face à des dangers, et en même temps, les réponses qu'il a apportées". Dix mois après la primaire de la gauche, la guerre des mots entre Benoît Hamon et Manuel Valls repart de plus belle. L'ancien candidat du Parti socialiste s'en est pris aux "contradictions" entre les "constats" de Manuel Valls sur la montée de l'islamisme radical et sa politique.

"Il part d'un bon constat, la remontée incontestable d'un antisémitisme décomplexé (...) Mais alors pourquoi avoir affaibli la République ? Pourquoi convoquer la République quand soi-même on a diminué le budget des collectivités locales ?", a demandé le fondateur du Mouvement du 1er Juillet, interrogé sur Europe 1. 

Selon Benoît Hamon, la politique de Manuel Valls aurait "affaibli" la République, en diminuant notamment le budget des collectivités. "Quand le tissu associatif perd ses contrats aidés, quand les municipalités perdent les moyens qu'elles avaient de mettre en place des politiques de service public, oui, aujourd'hui vous laissez la place à celles et ceux qui peuvent occuper le terrain", a regretté l'ancien candidat à la présidentielle. 

Il n'y a pas de complaisance à l'égard de l'islam radical

Benoît Hamon
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"Dégrader le financement des collectivités locales, c'est abandonner le terrain, c'est organiser le désarmement unilatéral de la République (...) et Manuel Valls aujourd'hui devrait s'interroger sur son bilan de Premier ministre", a-t-il lancé. "La déchéance de nationalité qu'il a lui même défendue, elle a aussi attaqué les valeurs de la République", a-t-il poursuivi. "Ceux qui faisaient du soutien scolaire, de l'éducation populaire, ceux qui étaient engagés dans la culture, et qui ne le peuvent plus, ce sont les soldats de la République que l'on a finalement tués", a-t-il déploré. 

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Pendant la campagne de la primaire de la gauche au début de l'année et plus récemment encore, l'ancien Premier ministre et ses proches avaient multiplié les accusations de "complaisance" ou "l'égarement d'une certaine gauche" face à la montée de l'islamisme radical. "Il n'y a pas aujourd'hui de complaisance à l'égard de l'islam radical", a-t-il répliqué, ajoutant : "le problème c'est que (Manuel Valls) n'a plus d'adversaire qu'à gauche (...) on l'entend un peu moins s'en prendre à la droite".

"On le voit très bien dans un gouvernement Macron dans lequel il vote une réforme de l'université qui installe l'inégalité au cœur de l'enseignement supérieur, dans lequel il vote la suppression de l'ISF. Il milite aujourd'hui pour un projet qui est très inégalitaire", a conclu Benoît Hamon.

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