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Manuel Valls détaille ses mesures pour relancer l'investissement

Le Premier ministre a précisé les modalités du plan annoncé vendredi par François Hollande.

François Hollande et Manuel Valls, le 1er avril 2015 à Paris
François Hollande et Manuel Valls, le 1er avril 2015 à Paris
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le chef de l'Etat avait promis, la semaine dernière, un "mécanisme exceptionnel" pour soutenir l'investissementManuel Valls a détaillé ces mesures ce mercredi 8 avril lors d'une conférence de presse. 

Le Premier ministre a d'abord annoncé un geste fiscal de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans pour les entreprises. Cet "avantage fiscal exceptionnel" s'appliquera à tous les investissements industriels réalisés à partir du 15 avril et pendant les douze mois suivants. 

Manuel Valls a parlé d'un "effort sans précédent". Il permettra aux entreprises de déduire sur une durée moyenne de cinq ans 140% du montant de ces investissements de leur bénéfice imposable, et ainsi de réduire pendant plusieurs années leur impôt sur les sociétés.

Le patronat rappelé à l'ordre

Mais Manuel Valls a aussi tancé le patronat sur le pacte de responsabilité. Pour lui, "le compte n'y est pas" : il a rappelé à l'ordre les chefs d'entreprise sur les contreparties aux 40 milliards d'euros qui leur ont été alloués. 
"L’Etat a pris ses responsabilités et tenu son engagement en créant le CICE et le Pacte. Aux partenaires économiques de prendre les leurs, en mettant pleinement à profit leurs nouvelles marges de manoeuvre pour investir et pour embaucher et en négociant dans toutes les branches des engagements pour l’emploi et la formation des jeunes, comme le prévoyait l’accord signé le 5 mars 2014 – il y a plus d’un an – par le Medef, la CGPME et l’UPA", a déclaré le Premier ministre. "Je le dis une nouvelle fois: sur ce terrain le compte n’y est pas, l’effort est insuffisant dans trop de branches professionnelles". 

Pour rappel, le pacte de responsabilité prévoit d'accorder 40 milliards d'euros d'aides (réductions d'impôts, de cotisations sociales) aux entreprises d'ici  à 2017, en échange de négociations, notamment sur la question de l'emploi, dans les branches professionnelles. Le gouvernement table sur ce dispositif pour relancer l'emploi, alors que le chômage flirte avec son record absolu, avec 3,49 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité recensés en février par Pôle emploi en métropole.

Un compte personnel d'activités

Le chef du gouvernement a par ailleurs annoncé la création d'un compte personnel d'activité. Celui-ci doit regrouper les différents comptes existants (pénibilité, formation,...) que les salariés pourront conserver tout au long de leur carrière.

"Le projet de loi relatif au dialogue social, présenté au Conseil des ministres le 22 avril, comportera (...) une nouvelle disposition importante : la création de ce compte personnel d’activité au 1er janvier 2017", a indiqué le Premier ministre. 

Clarification sur les tarifs des péages

Manuel Valls est également revenu sur les récentes annonces concernant les tarifs d'autoroutes. Il a assuré qu'il n'y aurait pas de hausse en 2015. Manuel Valls a annoncé "500 millions d'investissements supplémentaires dans les infrastructures et les projets de transports, dont 300 millions à l'Afitf (agence de financement des infrastructures de transport de France) sur trois ans sans hausse des tarifs des péages en 2015". 

Dans ce long discours, il a rappelé que le "plan de travaux autoroutiers a été validé" et représenterait "3,2 milliards d'euros d'investissements". "Les discussions sont en cours avec les sociétés d'autoroutes, les travaux doivent être lancés au plus vite", a-t-il précisé. 

Le Premier ministre a également évoqué des "travaux concrets", qui "doivent s'engager dans les plus brefs délais: c'est important pour le secteur des BTP, c'est important pour, notamment dans les territoires, les petites et moyennes entreprises dans les territoires".

Allocations familiales et "justice sociale"

Il a en outre défendu la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Manuel Valls a réaffirmé que c'est "une mesure de justice sociale".

Progrès économique et progrès social "doivent aller de pair". Et "le progrès social implique de réformer notre modèle, pour le rendre plus efficace et plus juste, en particulier pour les plus fragiles", a déclaré le Premier ministre devant la presse. 

"C’est notamment le sens de notre réforme des allocations familiales, qui doivent bénéficier en priorité aux familles aux revenus modestes et des classes moyennes". "Ainsi, seuls les ménages qui gagnent plus de 6.000 euros nets par mois verront le montant de leur allocation réduit, c’est-à-dire moins de 10% des familles", a rappelé Manuel Valls. "A ce niveau de revenu, un couple avec deux enfants verra ses allocations réduites d’environ 65 euros par mois".

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