3 min de lecture Barbara Pompili

Intrusion dans une centrale nucléaire : "On devrait remercier Greenpeace", estime Barbara Pompili

INVITÉE RTL - La co-présidente du groupe écologiste à l'Assemblée a salué "l'action citoyenne" des militants de Greenpeace, qui se sont introduits lundi dans une centrale nucléaire.

Barbara Pompili invitée de RTL le 16 juillet 2013
Barbara Pompili invitée de RTL le 16 juillet 2013 Crédit : RTL
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Elle ne condamne pas, bien au contraire. Au lendemain de l'intrusion de Greenpeace dans la centrale nucléaire du Tricastin, Barbara Pompili a salué mardi sur RTL "une action citoyenne" de ces militants écologistes. "Je l'approuve, sans aucun doute", a affirmé la coprésidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts à l'Assemblée nationale. "Je pense qu'on devrait les remercier plutôt que de les condamner comme cela a été fait."

La sécurité des installations nucléaires : un enjeu majeur

Pour l'élue verte, l'organisation a posé le problème - majeur - de la sécurité dans les installations nucléaires françaises. Invitée de Philippe Corbé, elle a même lancé une proposition pour le moins originale : "Je pense qu'il faudrait même contractualiser avec Greenpeace pour qu'ils viennent faire des inspections surprises".

Il faudrait [demander] à Greenpeace de venir faire des inspections surprises

Barbara Pompili
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Barbara Pompili voit en eux des "lanceurs d'alerte". "Imaginez des gens qui viennent avec des explosifs sur eux", a-t-elle expliqué, s'inquiétant de la menace terroriste sur les centrales nucléaires françaises. "Les militants de Greenpeace se sont rapprochés des zones sensibles."

La députée ne comprend pas la polémique autour de cette intrusion. Pas plus qu'elle n'approuve le gouvernement lorsqu'il affirme sa volonté de durcir les sanctions face à des intrusions de ce type. "Ça n'a pas de sens cette affaire", a-t-elle commenté. "On dit on va durcir [la loi], pourquoi faire ? Pour que les terroristes soient terrorisés par une amende plus forte ? Bien sûr."

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L'écologiste a rappelé l'accord passé entre le Parti socialiste et EELV. Un accord autour de la fermeture de la centrale de Fessenheim, et sur la réduction de la part du nucléaire dans la production énergétique française. La députée a rendez-vous ce mardi matin avec François Hollande pour parler de tous ces dossiers. Mais pour elle, "la question ne se pose pas" : "On a eu un accord là-dessus", a-t-elle réaffirmé. Ce n'est donc pas le moment, a-t-elle poursuivi avant de d'évoquer d'hypothétiques "lignes rouges".

Volonté d'enclencher un cap vert

Barbara Pompili est en accord avec le président sur la question du budget : "Quand on est dans une majorité, on [le] vote". Il n'est pas encore certain que son parti le fera, la décision sera prise notamment en fonction du budget alloué au ministère de l'Ecologie, après l'éviction de Delphine Batho.

"Il est vrai que si on décide de ne pas voter le budget ça serait un acte très fort, un acte de quitter la majorité", a reconnu la députée. "Mais on n'en est pas là." Elle le rappellera au chef de l'Etat : "Ce que je veux c'est qu'un cap vert soit réellement enclenché dans ce pays, (...) le cap vert, ce sont des emplois." Et d'ajouter : "L'argent, c'est le nerf de la guerre".

Si cette question n'est pas encore totalement arbitrée, Barbara Pompili s'est en revanche dite "rassurée" de la position de François Hollande sur les gaz de schiste. Le président de la République a confirmé qu'il n'y aurait pas d'exploration lancée. "C'est une réaffirmation", a réagi écologiste. "On a un ministre (Arnaud Montebourg, ndlr) qui n'avait toujours pas compris l'orientation énergétique du gouvernement, le président a redit les choses".

Et l'écologiste de dénoncer les "pressions" de ceux qui vantent le gaz de schiste, comme un "nouvel eldorado". Pour Barbara Pompili, s'engager dans cette voie ne ferait que nous détourner du véritable objectif : le développement des énergies renouvelables. Qui elles, a-t-elle expliqué, ne sont pas "des chimères".

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Barbara Pompili : "Je veux qu'un cap vert soit réellement enclenché en France" Crédit Média : Philippe Corbé | Durée : | Date :
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