2 min de lecture Réforme territoriale

INFOGRAPHIE - Réforme territoriale : une longue bataille de cartes

INFOGRAPHIE - L'Assemblée nationale a adopté définitivement la carte de France à 13 régions après plusieurs mois de difficiles négociations.

La carte de France à 13 régions
La carte de France à 13 régions Crédit : Paul Guyonnet / RTL.fr
Paul Guyonnet
Paul Guyonnet
et Romain Renner

L'Assemblée nationale a voté ce mercredi 17 décembre la carte de France à 13 régions. Une version définitive qui met fin à plusieurs mois de débats, le palais Bourbon, le Sénat et le gouvernement ayant présenté des cartes différentes, oscillant entre 13, 14 et 15 régions.

La nouvelle carte des régions, avant leurs noms définitifs.
La nouvelle carte des régions, avant leurs noms définitifs. Crédit : Paul Guyonnet / RTL.fr

Un nouveau redécoupage de la France

Contrairement à ce qu'elle réclame depuis le début de la réforme, l'Alsace sera rattachée à la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Strasbourg a d'ores et déjà été choisie comme capitale de cet ensemble, au grand dam de villes comme Reims et Châlons-en-Champagne.

L'Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes constitueront une grande région ouest, tandis que le Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon forment une deuxième grande région du sud. L'Auvergne et le Rhône-Alpes seront rassemblés, au même titre que la Bourgogne et la Franche-Comté, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie ainsi que les deux Normandie.

Les conditions des fusions

Les départements qui souhaiteront changer de régions pourront le faire. L'exécutif a envisagé cet été de laisser une certaine marge de manœuvre aux régions en facilitant le "droit d'option"

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Déjà prévu par l'article L. 4122-1-1 du code général des collectivités locales, ce mécanisme autorise le rattachement volontaire de départements contigus à une autre région si les deux conseils régionaux et le département concernés donnent leur accord à une majorité des trois cinquièmes. Des conditions drastiques qui rendent ce dispositif quasiment inapplicable puisqu'il nécessite presque un consensus sur un sujet hautement sensible.

Entre lobbying et petite phrase assassine

Depuis juin, plusieurs cartes différentes ont été proposées partageant la France en 15, 14, puis 13 régions. Malgré le vote de ce 17 décembre, un haut responsable socialiste estime que "tout est raté".

François Hollande et son gouvernement ont dû faire face à un vent de critique soufflé par son propre camp, Martine Aubry s'étant prononcé en défaveur de la fusion du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Elle avait alors estimé qu'il s'agissait d'"une aberration économique".

Outre les déclarations assassines à l'encontre de la réforme territoriale, une rumeur de lobbying s'était également propagée. Selon Libération, "le lobby breton, qui ne voulait pas fusionner avec les Pays de la Loire" a forcé François Hollande "à redessiner en catastrophe sa carte de France"

L'influence évoquée proviendrait de l'ancien président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui n'est autre que le ministre de la Défense et l'un des fidèles du Président. Il estimait que le projet initial manquait de cohérence culturelle et risquait "de remobiliser les bonnets rouges, très attachés aux questions identitaires bretonnes".

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