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Immigration : "Nicolas Sarkozy veut montrer qu'il est à l'initiative", analyse Alba Ventura

REPLAY - ÉDITO - L'ancien chef de l'État a dévoilé dans les médias ses propositions sur la crise migratoire. Il a considérablement durci le ton.

Alba Ventura
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Crédit : Alba Ventura
Immigration : "Nicolas Sarkozy veut montrer qu'il est à l'initiative", analyse Alba Ventura
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Immigration : "Nicolas Sarkozy veut montrer qu'il est à l'initiative", analyse Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

C'est un programme très droitier qu'a exposé Nicolas Sarkozy judi 10 septembre, d'abord dans Le Figaro, puis sur TF1 dans la soirée. On a reconnu la renégociation de l'espace Schengen, qui était déjà dans sa campagne de 2012. Mais il va plus loin, notamment avec  la suppression de l'Aide médicale d'urgence (sauf pour les urgences). En 2012, il ne voulait pas toucher à cette aide. Il veut également adapter le droit du sol. Il y a trois ans, il disait : "Le droit du sol, c'est la France". Il revient aussi sur le regroupement familial, dont il veut réduire le nombre de bénéficiaires. Une proposition récemment avancée sur RTL par Nathalie Kosciusko-Morizet.

Il y a enfin cette nouvelle idée de créer un statut de "réfugié de guerre". Elle lui a été soufflée par son responsable des études Franck-Philippe Georgin, jeune énarque proche de Claude Guéant. Il s'agit de dire que l'on accueille ces réfugiés le temps du conflit, contrairement aux réfugiés politiques qui obtiennent un visa de dix ans.
À droite, tout le monde avance des idées sur le sujet. Avec ce programme sur l'immigration, Nicolas Sarkozy espère montrer qu'il est cohérent, qu'il a une vue d'ensemble et qu'il n'est pas seulement en réaction. Ce discours, on n'y adhère ou pas. Mais c'est un discours construit et étayé.

Nicolas Sarkozy espère montrer qu'il est cohérent et qu'il n'est pas seulement en réaction

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L'ancien Président espère bien sûr se démarquer de Marine Le Pen, alors qu'il est régulièrement accusé de faire de la surenchère avec le Front national. Quand il propose ce statut de réfugié de guerre, c'est pour s'opposer à la patronne FN, qui estime que les réfugiés ne quittent leur pays que pour des raisons économiques, et pas pour fuir la guerre. Autrement dit : Nicolas Sarkozy c'est la fermeté mais aussi l'humanité.

Il qu'il espère aussi faire enfin la différence avec ses rivaux de la primaire, alors qu'un sondage Ipsos publié par Le Point le donne battu par Alain Juppé. Depuis son retour, ses adversaires ont avancé sur plusieurs dossiers (école, économie...), tandis que lui faisait des sketchs dans les meetings. Là il espère montrer qu'il avance, qu'il est à l'initiative. 

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Voilà une démonstration de plus - s'il en fallait une - de la division chez les Verts. C'était avant l'implosion, avant le départ de François de Rugy et Jean-Vincent Placé. La scène se déroule au mois de juillet à l'Assemblée nationale, où François de Rugy réclame un débat et un vote sur la Grèce.

Cécile Duflot, sûre d'elle, lui dit : "Tu peux toujours demander tu n'auras rien". Raté ! Les écolos obtiennent d'abord un débat, puis un vote sur la question du maintien de la Grèce dans la zone euro. Cécile Duflot fait même un tweet pour s'en féliciter. Seulement voilà : la veille du vote, quand il s'agit de prendre position, elle plaide finalement pour la non-participation à ce vote.
Résultat le jour du vote : neuf écolos votent pour le maintien de la Grèce dans la zone euro, trois votent contre, quatre s'abstiennent et deux ne participent pas au vote. Cécile Duflot ne s'est même pas déplacée à l'Assemblée.

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