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Immigration : "Même Nicolas Sarkozy n'a pas osé", lance Benjamin Sportouch

ÉDITO - Benjamin Sportouch revient sur le projet de loi "asile et immigration", un texte marqué à droite.

Un camp de migrants, à Porte de la Chapelle à Paris le 18 août 2017
Un camp de migrants, à Porte de la Chapelle à Paris le 18 août 2017
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Immigration : "même Nicolas Sarkozy n'a pas osé ", lance Benjamin Sportouch
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Benjamin Sportouch

Le projet de loi "asile et immigration" voulu par Emmanuel Macron, s'il reste en l'état, est le projet le plus répressif et sécuritaire jamais vu. Prenons juste une mesure : il s'agit de donner la possibilité à l'administration d'entrer dans les centres d'hébergement de migrants. Ce n'est rien d'autre que du fichage.

Le défenseur des droits, Jacques Toubon s'en émeut, pourtant, on ne peut pas le suspecter d'angélisme. Quand il était au gouvernement entre 1993 et 1995, il avait comme collègue au ministère de l'Intérieur un dénommé Charles Pasqua, qui l'on s'en souvient n'était pas spécialement tendre en la matière.

Clairement, ce n'est pas un projet de gauche. Et même la droite, même Nicolas Sarkozy, n'a pas osé aller jusque-là. Emmanuel Macron a surpris tout le monde. Les signaux qu'il avait donné n'allaient pas du tout dans le sens-là soyons honnêtes.

Le chef de l'État s'est avant tout payé de mots, c'est tout le contraire qu'il fait aujourd'hui

Benjamin Sportouch

Pendant la campagne, il avait tressé des lauriers à Angela Merkel pour sa politique envers les migrants. Puis il avait parlé d'honneur de la France, que d'accueillir des réfugier. Enfin, cet été, il avait promis ne plus vouloir voir de réfugiés dans les rues, ni dans les bois.

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De fait, on s'attendait à une politique d'accueil, de régularisation plus généreuse. Mais le chef de l'État s'est avant tout payé de mots. C'est tout le contraire qu'il fait aujourd'hui. Cette proclamation d'humanisme et de bons sentiments a eu pour effet d'occulter les véritables intentions d'Emmanuel Macron que l'on découvre aujourd'hui.

Il y a un objectif politique : s'adresser à la droite.

Benjamin Sportouch

L'objectif du président, c'est le pragmatisme, l'efficacité, mais bien sûr derrière, il y a un objectif politique : c'est s'adresser à la droite. Il continue son OPA sur une partie de la droite. Il n'a pas échappé au président, quoi qu'en dise Jean-Luc Mélenchon, que la première force d'opposition aujourd'hui, c'est la droite.

Numériquement, en nombre d'élus, elle reste très importante. Et elle a un nouveau leader, Laurent Wauquiez. Alors il veut désarmer celui qui veut devenir son premier opposant. Et ça marche plutôt bien lorsqu'on observe les premières réactions de la droite au projet de Gérard Collomb.

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