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Immigration : "La France assume sa tradition de terre d'accueil", estime Griveaux sur RTL

INVITÉ RTL - Le porte-parole du gouvernement défend l'application de la circulaire autorisant les préfectures à vérifier le statut des personnes logées dans les centres d'hébergement.

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Lactalis : "C'est un délit pénal, s'il y a eu dissimulation", rappelle Benjamin Griveaux Crédit Image : Camille Kaelblen / RTLnet | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Elizabeth Martichoux et Clarisse Martin

Ce jeudi 11 janvier, les associations concernées par la thématique de l'immigration seront reçues à Matignon, en présence du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Une réunion pour évoquer la future loi asile et immigration. Il y a plusieurs semaines, un rendez-vous similaire avait provoqué la colère de plusieurs d'entre elles. La rencontre portait sur une circulaire du 12 décembre, autorisant les agents de la préfecture à vérifier le statut des personnes en centre d'hébergement. 

"Des associations avaient effectivement quitté la rencontre, (...) d'autres sont restées", reconnaît Benjamin Griveaux, invité de RTL le mercredi 10 janvier. Pour le porte-parole du gouvernement, cette circulaire "permet simplement aux pouvoirs publics de savoir qui dort, où, dans les centres d'hébergement. (...) Les agents de la préfecture n'ont pas autorité pour sortir ou expulser des gens de ces centres. Il n'est pas question de mettre des familles à la rue", a-t-il défendu. Selon les informations de RTL, ce texte ne serait en réalité pas appliqué pour l'heure, ce que Benjamin Griveaux nie.

À présent, plusieurs associations envisagent de déposer un recours "imminent" devant le Conseil constitutionnel. Une saisine destinée à dénoncer la remise en cause de l'inconditionnalité de l'accueil, selon eux. Pour Benjamin Griveaux, cette "inconditionnalité est préservée. L'inconditionnalité de l'accueil, ce n'est pas de l'indifférenciation. Il est utile de savoir qui nous hébergeons", fait valoir le secrétaire d'État auprès du Premier ministre, faisant une distinction entre des personnes sans domicile fixe, les réfugiés en possession d'un titre des séjour, d'autres en attendre d'un titre, et les personnes qui sont déboutées du droit d'asile. 

"La France assume parfaitement sa tradition de terre d'accueil et de terre d'asile pour les gens qui sont persécutés, victimes de guerre", assure Benjamin Griveaux, en déclarant que le texte est "fidèle aux valeurs et aux traditions de la République", et qu'il s'en remettait désormais aux "sages" de la rue de Montpensier quant à un éventuel risque juridique.

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