3 min de lecture Immigration

Immigration : après le discours de François Hollande, les réactions politiques

Lors d'un discours au Musée de l'histoire de l'immigration, provoquant de nombreuses réactions politiques.

François Hollande au Musée de l'histoire de l'immigration, le 15 décembre 2014.
François Hollande au Musée de l'histoire de l'immigration, le 15 décembre 2014. Crédit : YOAN VALAT / POOL / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Fustigeant le discours de "peur" sur la "dislocation" de la France, mais aussi en se prononçant pour le droit de vote des étrangers, François Hollande a prononcé un discours inédit sur l'immigration en France. Au-delà de la dimension sociétale de ses propos, le président a posé les bases d'une politique migratoire en se prononçant pour le droit de vote des étrangers, ou encore pour le maintien de l'espace Schengen. Plusieurs politiciens ont réagit au discours présidentiel.

Brice Hortefeux, conseiller politique de l'UMP et ancien ministre de l'Intérieur

"Après plus de deux ans et demi d'un silence coupable sur la politique migratoire qui constitue pourtant un défi majeur de notre société, François Hollande a prononcé un discours convenu qui ne changera strictement rien à la faiblesse de la politique du gouvernement. (...) Les mots d'un jour n'effacent en rien la faiblesse des actes posés depuis trente mois" avec "près de 300.000 nouveaux migrants qui s'installent annuellement sur notre territoire alors que chacun sait que nous n'en avons ni les besoins ni les capacités. La France doit, en effet, avoir le droit de choisir librement qui elle veut et peut accueillir sur son territoire et un étranger qui vient clandestinement sur notre sol doit être au plus vite reconduit, sauf situation politique, religieuse ou médicale particulière." 

Rachida Dati, ancienne ministre UMP

"Malgré l'esprit républicain et rassembleur du discours du Président de la République au musée de l'Histoire de l'immigration, il y a la réalité de la politique migratoire irresponsable initiée et conduite par Manuel Valls. (...) Nos frontières sont devenues des passoires: en 2013, il y a eu une augmentation de près de 50% des migrants détectés franchissant les frontières européennes de manière illégale. Il est temps d'arrêter les slogans sur la réforme de Schengen et exiger sa réforme urgente pour mieux responsabiliser les États qui contrôlent nos frontières communes. 

Parti radical de gauche (PRG)

"Le droit de vote pour les étrangers serait un progrès pour la démocratie et la République en ce qu'il mettrait fin à cette situation inacceptable où des habitants de nos territoires payent des impôts, participent à la vie économique, sociale, associative, confient leurs enfants à l'école de la République, sans avoir leur mot à dire et sans même être représentés. Ce déni de démocratie, cette aberration économique et sociale, ne peut plus durer. (...) Nous demandons donc à ce que l'on mette fin aux postures politiciennes" et "il est temps pour l'ensemble des formations politiques françaises de prendre leurs responsabilités".

Marine Le Pen, présidente du Front national

À lire aussi
31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à minuit. Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020. Brexit
Royaume-Uni : les départs du pays ont augmenté de 30% depuis le Brexit

"Mis en place par l'UMP, inauguré par le PS, le musée de l'immigration est le symbole par excellence de la politique de l'UMPS en matière d'immigration, conduite en France depuis 30 ans. Il rappelle toutes les niaiseries immigrationnistes qui ont dominé l'UMPS dans les discours comme dans les politiques très concrètement menées. (..) Comme l'immense majorité des Français, le Front National demande la fin de l'immigration massive dans notre pays. Il convient pour cela de retrouver des frontières nationales et de sortir de l'espace Schengen, qui n'a fait qu'amplifier les flux migratoires ; il convient également de réformer le code de la nationalité et d'abolir le droit du sol."

Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat

"Face aux peurs identitaires qui traversent notre pays, face aux rengaines de haines et de repli que clament les extrêmes, le Chef de l'Etat a rappelé cet après-midi que l'immigration faisait partie de notre Histoire de France. Son appel au dépassement des différences pour construire ensemble notre avenir doit être entendu et relayé. Pendant trop longtemps, la gauche n'a plus su se faire entendre sur l'immigration. L'orientation définie par le Président est claire : l'immigration fait partie de notre passé et de notre avenir, comme pour toutes les grandes nations européennes."

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Immigration François Hollande Musée
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants