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Hamon à Valls : "Le respect de la parole donnée, c'est important"

Le candidat socialiste à la présidentielle déplore la décision de Manuel Valls de ne pas lui accorder son parrainage.

Benoît Hamon sur le plateau du "20 Heures" de TF1.
Benoît Hamon sur le plateau du "20 Heures" de TF1.
Julien Absalon
Journaliste

"Sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils trahis". Benoît Hamon, invité mardi 14 mars du 20 heures de TF1, a exprimé son amertume vis-à-vis de Manuel Valls, qui a annoncé dans la presse son refus de lui accorder son parrainage pour l'élection présidentielle. "Je ne me sens pas trahi", a toutefois nuancé le candidat socialiste, ne manquant toutefois pas de souligner que tous les candidats de la primaire de la gauche s'étaient engagés à soutenir le vainqueur. "En démocratie, le respect de la parole donnée, c'est important. En démocratie, le respect de l'issue du scrutin, c'est important", a-t-il poursuivi.

Pour appuyer ses dires, l'ancien ministre de l'Éducation n'a pas manqué d'effectuer un parallèle avec la droite, un temps déchirée par l'affaire des soupçons d'emplois fictifs. "Alain Juppé n'a pas hésité à parrainer la candidature de François Fillon en dépit du gouffre qui les sépare", a-t-il souligné.

Benoît Hamon, qui doit faire face depuis plusieurs jours à une vague de soutiens à Emmanuel Macron venus de l'aile droite socialiste, affirme néanmoins être étonné par le choix de Manuel Valls. "Je découvre cette décision, elle m'a honnêtement surpris. En même temps, ça fait maintenant trois semaines que des dirigeants politiques perlent la campagne de prises de position de la sorte", a déclaré le candidat qui appelle les Français de gauche "à submerger ces petits calculs".

Dans la soirée de mardi, Manuel Valls a vivement critiqué Benoît Hamon lors d'une réunion avec ses proches. "Je ne parrainerai personne et je n'ai aucune leçon de responsabilité ou de loyauté à recevoir", a déclaré l'ancien premier ministre, cité par l'AFP, tout en jugeant que le candidat à la présidentielle s'était lancé dans une "dérive" empreinte d'une "forme de sectarisme".

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