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Après le PS, l'UMP demande la démission de Noël Guérini

Trop, c'est trop. Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, est plus que jamais sur la sellette. Mis en examen le 8 octobre dernier pour prise illégale d'intérêts, trafic d'influence et association de malfaiteurs dans une affaire de marché public, le socialiste est toujours en poste. Ce qui énerve particulièrement le maire (UMP) de Marseille. Jean-Claude Gaudin accuse Guérini de faire des Marseillais les "otages" d'une "vendetta personnelle" contre "ses anciens amis socialistes"...

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La rédaction numérique de RTL
et Etienne Baudu

"En ouvrant une vendetta personnelle contre ses anciens amis socialistes, Jean-Noël Guérini commet un acte politique dont les victimes collatérales sont Marseille et les Marseillais", a estimé lundi M. Gaudin lors d'une conférence de presse. "N'ayant plus aucun souci du bien public, visant seulement à se venger (...), M. Guérini doit démissionner", sa mise en examen, notamment pour association de malfaiteurs, nuisant "gravement à l'image de Marseille", a déclaré le sénateur-maire. "Si je parle, c'est parce que nous sommes les otages de cette vendetta. Ce serait plus simple qu'il démissionne", a-t-il répété.

Dans une lettre ouverte datée de mercredi, M. Guérini remet en cause le financement par le conseil général de plusieurs projets, notamment le prolongement du tramway marseillais et la piétonisation du Vieux-Port, affirmant que le conseil "n'apportera un soutien financier qu'aux seules opérations validées conjointement préalablement" avec Marseille Provence Métropole.

Estimant que cette "décision unilatérale et autocratique" était "fondée sur des prétextes fallacieux", qu'elle ne respectait "aucune règle de la démocratie" et qu'elle partait de la volonté de M. Guérini d'"asphyxier financièrement Marseille", M. Gaudin l'a jugée "illégale".

***"Aujourd'hui, vous avez le droit de réagir, de ne plus cautionner et de ne plus subir"

M. Gaudin a ajouté que, depuis dix mois, il n'avait plus aucun contact avec M. Guérini, affirmant que si le président du conseil général mettait son geste à exécution, il "bloquerait" le développement de certains grands chantiers.

Dans une lettre ouverte datée de dimanche, Eugène Caselli, le président (PS) de Marseille Provence Métropole, a demandé pour sa part aux conseillers généraux socialistes de "s'indigner" face aux pratiques de leur président : "aujourd'hui, vous avez le droit de réagir, de ne plus cautionner et de ne plus subir".

"Indignez-vous contre une situation qui fait de vous les otages d'une présidence en opposition avec les instances nationales du parti socialiste", a souligné ainsi le président de Marseille Provence Métropole, en allusion au fait que le bureau national du PS avait demandé à M. Guérini, de démissionner de ses fonctions, ce que ce dernier a jusqu'à présent toujours refusé de faire.

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