2 min de lecture Justice

Gilbert Collard, visé par une enquête pour viol, promet de "faire payer"

Le député du Rassemblement national, visé par une enquête pour viol après le dépôt d'une plainte mardi 12 juin, compte, dit-il, "faire payer" pour la "salissure" occasionnée.

Gilbert Collard, sur les bancs de l'Assemblée
Gilbert Collard, sur les bancs de l'Assemblée Crédit : Martin BUREAU / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
et AFP

Il ne compte pas en rester là. Le député du Rassemblement national du Gard Gilbert Collard, objet d'une enquête pour viol à la suite d'une plainte déposée mardi 12 juin, a promis ce vendredi 15 juin de "faire payer" pour la "salissure" subie. "Je peux vous garantir que j'y passerai le temps qu'il faudra mais je le ferai payer, parce que vraiment être à ce point sali...", a déclaré sur CNews l'élu et avocat, sans donner plus de précisions, trouvant "ahurissant qu'une chaîne se permette de diffuser un témoignage sans avoir le nom".

Selon BFMTV, la plaignante, une cliente de maître Collard, affirme avoir subi deux viols en 2006 et 2007 au cabinet de l'avocat. L'homme de 70 ans a affirmé privilégier "l'hypothèse (d'une) pathologie exploitée", évoquant certaines clientes "perturbées". "J'ai eu dans ma clientèle des épisodes fantasmatiques colossaux. J'ai même été à un moment donné victime d'une érotomane qui a terminé chez le psychiatre", a-t-il raconté, ajoutant qu'une autre cliente l'avait "vu sortir du poste de télévision pour l'agresser".

Le député a redit avoir eu connaissance de la plainte par la chaîne BFMTV, qui l'a révélée jeudi 14 juin, et avoir immédiatement appelé ses filles, âgées de 23 et 32 ans. "Je leur ai dit, les petites, (...) voilà ça va me tomber sur le coin de la gueule. De toute façon vous savez très bien que votre mère travaillait au cabinet avec moi, qu'elle arrivait le matin et qu'elle repartait le soir. Et que même si papa était un grand méchant, avec maman dans le bureau, il se serait tenu tranquille. Elles ont rigolé", a-t-il déclaré.

Plusieurs messages de soutien à l'avocat

"La configuration de mon cabinet rend inconcevable l'accusation. J'avais dans ce cabinet 10 collaborateurs, 6 secrétaires et ma femme. Mon bureau est à 2,5 mètres du bureau de la secrétaire et à 3,4 mètres du bureau de mon épouse" et à 18 heures, heure à laquelle les faits présumés se seraient produits selon le témoignage anonyme d'une femme diffusé par BFMTV, "le cabinet n'est pas fermé", a ajouté Gilbert Collard. 

À lire aussi
Le logo de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), le 2 septembre 2013. justice
Valence : l’IGPN saisie après l’interpellation musclée d’un adolescent de 17 ans

"Il suffit que quelqu'un dépose une plainte contre n'importe lequel d'entre nous pour que, immédiatement, sans enquête, sans vérification, sans contradiction, on soit sali", a-t-il déploré.

Ce vendredi 15 juin, l'élu a reçu le soutien de Julien Sanchez, porte-parole du Rassemblement national, et celui du vice-président du groupe RN en région Provence Alpes-Côte d'Azur, Franck Allisio, au nom de "la présomption d'innocence". "Franchement t'aurais fait fort ! Avec Anne-Marie (l'épouse de Gilbert Collard, ndlr) présente dans les locaux ! Alors là ! Tu mérites une médaille !", a tweeté Huguette Fatna, membre du bureau national du RN. 

L'ancien président de la Licra, l'avocat Alain Jakubowicz, ne "partage pas" les orientations de Gilbert Collard "mais la façon dont son nom est jeté en pâture par BFM sur le fondement d'un simple dépôt de plainte est infâme et hélas révélatrice de l'air du temps", a-t-il estimé sur Twitter.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Gilbert Collard Viol
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants