1 min de lecture Terrorisme

Gérard Collomb souhaite "muter et radier" les fonctionnaires radicalisés

Le ministre de l'Intérieur réclame plus de fermeté dans le projet de loi antiterroriste, qui doit être à nouveau débattu la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur Crédit : AFP / JEFF PACHOUD
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Gérard Collomb ne fait pas mystère de ses intentions concernant le projet de loi antiterroriste, qui fera son retour dès la semaine prochaine sur les bancs de l'Assemblée nationale. Dans un entretien donné au Parisien, le ministre de l'Intérieur détaille les mesures envisagées pour renforcer le texte

Il explique par exemple vouloir revenir sur certains amendements votés au Sénat. Concernant "les personnes faisant l'objet d'une mesure individuelle de surveillance dans leur commune", les sénateurs ont limité les pointages à trois par semaine. Gérard Collomb souhaite revenir au système de pointage quotidien.

"Nous entendons également rétablir la mesure obligeant les personnes ciblées à fournir tous leurs numéros de téléphone et identifiants de communication électronique (mail, ndlr)", explique le ministre de l'Intérieur, précisant toutefois que les mots de passe ne seraient pas demandés.

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Des marges de manoeuvres "très faibles"

Mais la mesure qui va faire parler d'elle concerne les agents de l'État ayant des missions de sécurité et de défense. Gérard Collomb s'est prononcé pour un renforcement des contrôles à leur égard. Si le ministre rappelle que les policiers, gendarmes et militaires sont déjà susceptibles de faire l'objet "d'un criblage" c'est-à-dire un passage dans tous fichiers préalablement à leur embauche, la nouvelle loi pourrait augmenter le nombre de vérifications au cours de leur carrière.

"Mais surtout, nous souhaitons tirer les conséquences si le comportement de la personne devient incompatible avec son maintien dans des fonctions d'autorité", explique-t-il. Concrètement, Gérard Collomb souhaite "pouvoir muter et radio un fonctionnaire radicalisé lorsqu'il exerce des missions de souveraineté ou un métier en lien avec la sécurité". Actuellement et selon ses mots, les marges de manœuvres "sont très faibles" lorsqu'on découvre qu'un agent s'est radicalisé. Seul l'accès à un site nucléaire peut être refusé à la personne soupçonnée. 

Cette nouvelle mesure s'adressera aux policiers, gendarmes, militaires mais également aux douaniers et au personnel pénitentiaire

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Le ministre de l'Intérieur réclame plus de fermeté dans le projet de loi antiterroriste, qui doit être à nouveau débattu la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.
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2017-09-10 17:47:19
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