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Frondeurs : Hamon compare le PS à la SFIO

Le PS "veut concilier des pratiques à droite avec des discours à gauche", estime le frondeur Benoît Hamon, ex-ministre qui compare le parti à son défunt ancêtre, la SFIO.

Benoît Hamon doute de la victoire de Jean-Christophe Cambadélis au prochain congrès du PS.
Benoît Hamon doute de la victoire de Jean-Christophe Cambadélis au prochain congrès du PS. Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
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Il tape sur son propre parti, sur son chef et sur le gouvernement auquel il a appartenu il n'y a pas si longtemps. Les nouvelles déclarations de Benoît Hamon, dans un entretien à Mediapart, montrent que le chemin de l'union sera long et tortueux à gauche. L'ancien ministre de l'Education compare d'abord le PS à son ancêtre, la SFIO.

Le PS est fragile et il ressemble beaucoup à la défunte SFIO quand il veut concilier des pratiques à droite avec des discours à gauche.

Benoît Hamon
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Il se montre ensuite caustique sur l'action gouvernementale: "Ça me paraît difficile de pouvoir rester longtemps dans le récit de l'épopée du socialisme triomphant, et de faire passer dans le même temps une remise en cause des seuils sociaux, la facilitation des licenciements, la fin des CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), permettre davantage de privatisations, défiscaliser la possibilité d'actions gratuites sans donner de coup de pouce au Smic".

Cambadélis doit faire plus

Hamon n'épargne pas non plus Jean-Christophe Cambadélistrop effacé à son goût. Dans la perspective du congrès du PS à Poitiers, en juin, Benoît Hamon considère qu'il appartient à Jean-Christophe Cambadélis d'"organiser le rassemblement et la victoire, mais aussi peser sur le cours des politiques. Comme avant lui, Lionel Jospin sous les gouvernements Mauroy puis Fabius, et François Hollande sous le gouvernement Jospin avaient pesé".

Mais ses mots les plus durs sont pour Manuel Valls et son entourage. Selon lui, le premier secrétaire "gère les initiatives d'un gouvernement qui doit lui-même le désarçonner autant que moi... Il doit quand même composer avec les proches du Premier ministre qui lui demandent d'exclure un tiers du PS... Je vois bien la difficulté de la tâche".

Rassemblement "compliqué" d'ici 2017

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A propos des échéances électorales de 2017, l'ancien ministre estime que la gauche pour gagner "devra être recomposée et imaginer de nouvelles formes de rassemblement possible". Et met en avant ses préférences. "Est-ce que ce rassemblement sera une fraction du PS et le centre droit? Je ne le crois pas ni ne le souhaite. Est-ce que c'est un rassemblement du PS, des écologistes et de tout ou partie du Front de gauche? C'est ce que je désire. Est-ce possible d'ici 2017? C'est compliqué".

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