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François Hollande maintient le cap, malgré la persistance de la crise

Confronté à l'impatience des Français et à un contexte de crise à multiples facettes, François Hollande a voulu montrer jeudi soir sur France 2 qu'il tenait sereinement le cap. Le chef de l'Etat a expliqué que "tous les outils" sont déjà en place. Il s'engage même à redresser le pays en deux ans.

Pour les éditorialistes, François Hollande a dégainé une "boîte à outils" à la "Monsieur Bricolage" face à une crise et une colère profondes
Pour les éditorialistes, François Hollande a dégainé une "boîte à outils" à la "Monsieur Bricolage" face à une crise et une colère profondes Crédit : AFP / Thomas Coex
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La rédaction numérique de RTL

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Mea culpa sur la crise

Magré la "tempête", il promet de ne pas changer son "cap", "la croissance". Avec beaucoup de "je", "j'ai tranché, "j'ai décidé", François Hollande a voulu montrer jeudi soir sur France 2 qu'il est "en ordre de bataille", qu'il est même "le chef de cette bataille" pour inverser la courbe du chômage à la fin de l'année.

Pour y parvenir, le Président de la République a appelé à "utiliser pleinement" la "boîte à outils" développée depuis dix mois par le gouvernement : pacte de compétitivité, contrats d'avenir ou de génération, réforme du marché du travail... "Tous les outils sont là", a-t-il dit tout en amorçant un mea culpa : "Nous n'avions pas anticipé" que la crise durerait "plus longtemps que prévu".

Pas de nouveaux impôts, déblocage de la participation
Comme anticipé, François Hollande a annoncé que la taxe à 75% sur les salaires de plus d'un million d'euros, retoquée par le Conseil constitutionnel puis rabotée par le Conseil d'Etat, serait à la charge des entreprises et maintenue "toutes impositions confondues" à ce taux de 75%.

Aux Français, frappés l'an dernier par un recul de leur pouvoir d'achat sans précédent depuis 1984, François Hollande a promis qu'il n'y aurait "aucune autre augmentation d'impôts" que celles déjà annoncées en 2013 et 2014. Autre mesure en faveur du pouvoir d'achat : les quatre millions de Français qui détiennent un accord de participation dans leur entreprise, dont les fonds sont normalement gelés pendant cinq ans, pourront les débloquer immédiatement à hauteur de 20.000 euros.

Durées de cotisation plus longues
Mais s'agissant de la protection sociale, François Hollande s'est prononcé en faveur d'un allongement de la durée de cotisation pour les retraites. "L'espérance de vie s'allonge", a-t-il rappelé.

Il a prévenu aussi que les allocations familiales des ménages les plus aisés seraient rabotées même s'il n'y aura pas de "fiscalisation des allocations" et que le caractère "universel" serait préservé.

"J'ai le cuir solide"
"J'avance parce que j'ai ce cap : c'est la croissance. Elle doit revenir, c'est une condition essentielle de la cohésion sociale, du retour vers l'emploi et de la confiance du pays en lui-même", a déclaré François Hollande, affirmant avoir le "sang-froid" et le "cuir solide" face aux critiques.

Au plus bas dans les sondages, où sa cote oscille autour de 30%, le locataire de l'Elysée s'est projeté dans l'avenir : "Deux ans pour nous redresser et trois ans pour nous dépasser". Son entretien s'est d'ailleurs achevé sur un "A bientôt", comme un promesse à de nouvelles communications avec les Français.

(Avec dépêches)

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