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VIDÉO - François Hollande : Macron, coiffeur, chômage... Ce qu'il faut retenir de son interview du 14 juillet

ÉCLAIRAGE - François Hollande a défendu son bilan et lancé un avertissement à Emmanuel Macron, lui rappelant les "règles" à respecter pour rester au gouvernement.

François Hollande au palais de l'Élysée le 14 juillet 2016
François Hollande au palais de l'Élysée le 14 juillet 2016
Crédit : Francois Mori / POOL / AFP
Retour sur l'interview du 14 juillet de François Hollande à l'Élysée
03:29
Julien Absalon & AFP

Pour le dernier 14 juillet de son quinquennat, François Hollande s'est exprimé pendant près de 45 minutes lors de la traditionnelle interview télévisée de la fête nationale. Le chef de l'État a évoqué les dossiers brûlants du moment, notamment les tensions politiques autour des ambitions de son ministre Emmanuel Macron, dont les propos lors de son premier grand meeting ont semé le doute sur son intention de se déclarer candidat à l'élection présidentielle de 2017.

Outre la polémique sur le salaire accordé à son coiffeur officiel, le président de la République a abordé de nombreuses questions économiques, liées au chômage, aux impôts ou encore au Brexit. Il s'est également exprimé sur les questions de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme. Autant de sujets qui lui ont permis de faire le bilan de son action dans la dernière ligne droite de son quinquennat, à quelques mois de la présidentielle. "J'ai tenu tous mes engagements", a-t-il ainsi déclaré.

L'avertissement adressé à Emmanuel Macron

François Hollande s'est montré ferme à l'égard de son ministre de l'Économie : "Il y a des règles dans un gouvernement. La première règle, c'est la solidarité, c'est l'esprit d'équipe, c'est de défendre le bilan, c'est d'être à plein temps dans sa tâche, et donc c'est une règle qu'il doit respecter. Et puis il y en a une deuxième, dans un gouvernement : il n'y a pas de démarche personnelle, encore moins présidentielle, il y a tout simplement servir et servir jusqu'au bout".

Le chef de l'État adresse donc une sérieuse menace : "Ces deux règles, ces règles essentielles, sont celles de la composition d'un gouvernement, je n'en dirais pas plus. Respecter ces règles, c'est rester au gouvernement. Ne pas les respecter c'est ne pas y rester".

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Aucun "reproche" sur le salaire du coiffeur

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À la veille de l'interview, Le Canard Enchaîné a révélé le salaire du coiffeur officiel de François Hollande qui s'élève à environ 9.000 euros brut par mois. Pour se défendre, le chef de l'État a opté pour l'offensive. "J'ai fait diminuer le budget de l'Élysée qui était de 109 millions en 2012 à 100 millions. J'ai supprimé 10% des effectifs de l'Elysée. Mon salaire a baissé de 30%. Et on viendrait me chercher sur un sujet, dont je ne suis d'ailleurs pas le premier responsable ? On peut me faire tous les reproches mais pas celui-là".

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Des baisses d'impôts en 2017 si la croissance s'accélère

Pour qu'une baisse d'impôts supplémentaire ait lieu en 2017, la croissance devra être meilleure qu'en 2016. "Je ne ferai de baisse d'impôts pour l'année prochaine que si nous avons la certitude d'avoir une croissance supérieure à celle de cette année. Nous le saurons en septembre", a déclaré François Hollande.

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La promesse que le chômage baissera

Alors qu'il a toujours conditionné sa candidature en 2017 à une baisse du chômage, François Hollande a de nouveau promis une "inversion de la courbe" d'ici la fin de l'année : "Nous aurons une inversion de la courbe du chômage, mais c'est vrai que le chômage reste à un niveau élevé. Cela veut dire qu'il va falloir continuer la politique que j'ai engagée".

Par ailleurs, le chef de l'État a de nouveau utilisé son leitmotiv "ça va mieux" pour décrire la situation de l'économie française. "Je suis effectivement conscient que ça va mieux en France mais ça peut se dégrader si nous faisons rien donc j'agis". Un optimisme relativement tempéré, d'autant qu'il reconnaît que la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union européenne - dont il espère qu'elle sera réglée le plus rapidement possible - rend "fragile" la situation de la France.

Ses premiers axes de campagne dévoilés ?

"Je dois protéger la maison France. La maison France, elle est fragile. Elle peut à tout moment non pas se lézarder, mais se séparer". Avec ces mots, François Hollande a fait le point sur l'état de la société française. Une manière pour lui d'aborder ce qui pourrait être l'un de ses axes de sa campagne pour 2017 en cas de candidature.

"L'idée qui pourrait justifier d'aller devant les Français serait de faire en sorte que notre pays puisse être maître de son destin, qu'il y ait de la cohésion. [...] Aujourd'hui, qu'est-ce qui nous menace ? Notre société est violente, la mondialisation est dure, la compétition est également particulièrement brûlante, donc qu'est-ce qui nous menace ? Je regarde les propositions qui sont faites face à la gauche : proposition de dislocation républicaine, de séparation, d'opposition des Français entre eux, autour d'une identité crispée", a-t-il poursuivi, dans une volonté de défendre un "modèle social" et un "modèle républicain".

La levée de l'état d'urgence confirmée

La date du 26 juillet marquera la fin de l'état d'urgence, en vigueur depuis le soir des attentats du 13 novembre. "Cet état d'urgence, j'ai considéré qu'il fallait le prolonger jusqu'au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité", a d'abord expliqué François Hollande.

Mais maintenant que la loi sur la procédure pénale a été promulguée en juin, le chef de l'État veut "très clairement dire aux Français qu'on ne peut pas prolonger l'état d'urgence éternellement". "Ça n'aurait aucun sens. Cela voudrait dire que nous ne serions plus une République avec un droit qui pourrait s'appliquer en toutes circonstances".

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