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François Hollande dans "Dialogues Citoyens" : emploi, port du voile, présidentielle... Ce qu'il faut retenir de l'intervention du chef de l'État

ÉCLAIRAGE - Le président de la République a répondu aux questions de quatre Français et trois journalistes, ce jeudi 14 avril.

François Hollande sur le plateau de France 2 pour l'émission "Dialogues Citoyens", le 14 avril 2016
François Hollande sur le plateau de France 2 pour l'émission "Dialogues Citoyens", le 14 avril 2016 Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

C'était un peu le dernier va-tout du président de la République. François Hollande s'est exprimé pendant plus de 90 minutes, jeudi 14 avril en prime-time, dans une émission organisée sur France 2 : Dialogues Citoyens. À un an de l'élection présidentielle de 2017, l'échéance est importante pour le chef de l'État alors que la rue est aujourd'hui le terrain de contestation d'une grande part de la population française. 

Lors de cette émission menée par David Pujadas, Léa Salamé et Karim Rissouli, François Hollande a fait face à quatre Français sélectionnés : une chef d'entreprise qui a voté Nicolas Sarkozy en 2012, la mère d'un jihadiste converti qui est parti en Syrie avant d'y mourir, un blogueur de gauche du mouvement "Nuit Debout" et enfin un électeur du Front national. S'il n'a fait aucune annonce concrète, le président de la République est largement revenu sur son mandat et les actions abouties durant ces quatre années passées à l'Élysée. "Ça va mieux : il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d'impôts, plus de compétitivité, plus de marges pour les entreprises, plus de pouvoir d'achat pour les salariés". 

Aucune loi sur le port du voile à l'université

Après un débat sur le port du voile à l'université, François Hollande a tenu à mettre les choses au clair : "Il n'y aura pas de loi".  Alors que Manuel Valls disait vouloir une loi pour interdire le port du voile à l'université, le président de la République a répondu sans hésitation.

Mais François Hollande a tout de même nuancé son propos : "Il n'y aura pas de loi sur le voile, et il n'y a aucune règle constitutionnelle qui d'ailleurs ne le permettrait (...) Ce qu'a dit le Premier ministre qui était très juste, c'est qu'on ne peut pas dans l'université avoir du prosélytisme, de l'intrusion dans les cours, avoir une pression sur un certain nombre d'enseignements".

La création de 150.000 emplois en 2016 ?

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François Hollande s'est félicité de cette économie qui permet notamment de créer plus d'emplois que d'en détruire. Le président de la République a dit espérer la création de "150.000 à 160.000 emplois nets". "Nous sommes aujourd'hui sur un rythme de créations nettes d'emplois. Par exemple, en 2016, nous pensons que nous pourrons créer 150.000, 160.000 emplois nets", a assuré le chef de l'Etat sur France 2.

Interrogé sur l'efficacité du Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), une réduction de cotisations pour les entreprises afin de leur permettre d'embaucher, il en a souligné l'efficacité. "En 2015, nous avons créé 100.000 emplois nets de plus, c'est-à-dire que pour la première fois depuis 5 ans, l'économie française a créé davantage d'emplois qu'elle n'en a supprimé, je pense que c'est largement dû à cette politique là", a-t-il dit. 

L'objectif du nucléaire toujours maintenu à 50%

C'est une promesse de campagne que François Hollande espère bien tenir. Ce dernier a confirmé l'objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici 2025. Cependant cela se fera "étape par étape" alors que le gouvernement doit publier sa feuille de route sur le nucléaire d'ici le 1er juillet. Et la première étape repose notamment dans la fermeture de Fessenheim. "À partir de 2019, ce sera à EDF de nous dire quelles sont les centrales qui devront être fermées", a-t-il déclaré.

François Hollande "responsable" de la montée du Front national

De nombreux Français se sont aujourd'hui tournés vers le Front national pour exprimer leur "colère" face à la politique menée par la gauche et la droite. Une colère entendue par François Hollande même si selon lui, "il faut faire attention à ne pas prendre un médecin qui peut tuer le malade". "C'est très important que nous puissions, même si on est malade, ne pas aller vers le remède qui, si je puis dire, est pire que le mal", a-t-il déclaré pour dénoncer ce virage électoral. Et s'il n'évoque pas clairement un échec, François Hollande assure qu'il est également "responsable". "Je considère que nous sommes, et je suis donc, responsables", a-t-il répondu.

Emmanuel Macron doit "être dans l'équipe"

Emmanuel Macron va-t-il trop loin. François Hollande a soutenu son ministre de l'Économie même s'il a affirmé que celui-ci devait "être dans l'équipe, sous son autorité". "Il est un promoteur de l'innovation technologique, c'est sa tâche. Ensuite, qu'il veuille s'adresser aux Français, aller chercher des idées nouvelles, aller les convaincre, je ne vais pas l'en empêcher", a affirmé le président de la République, une semaine après le lancement par Emmanuel Macron de son mouvement "En marche".

Une équipe synonyme de gouvernement mais aussi peut-être en vue de l'élection présidentielle de 2017. Sur France 2, François Hollande a confirmé qu'il se prononcerait sur son éventuelle candidature "à la fin de l'année", comme on le révélait sur RTL.

Les "calculs politiques" sur la déchéance de nationalité

François Hollande est une nouvelle fois revenu sur le vaste sujet de la déchéance de nationalité. François Hollande a justifié d'avoir proposé l'élargissement, finalement abandonné, de la déchéance de nationalité par le "besoin d'une réponse symbolique forte" après les attentats du 13 novembre, attribuant l'échec de la réforme à des "calculs politiques". 

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