1 min de lecture Crise économique

Rigueur : comment Fillon va-t-il dénicher 11 milliards ?

Rigueur, vous avez dit rigueur ! C'est ce mercredi que François Fillon dévoile l'ampleur et le détail d'un plan de rigueur rendu inévitable par une croissance molle et par sa volonté de respecter les engagements financiers "intangibles" de la France. Le chef du gouvernement interviendra au cours d'une conférence de presse prévue à 18 heures, puis sur le plateau du 20 heures de TF1. Le gouvernement pourrait revenir en partie sur une mesure phare du quinquennat, la défiscalisation des heures supplémentaires. Il pourrait aussi taxer les "ultra-riches", de 1% ou 2% sur les revenus dépassant un million d'euros par an (soit 30.000 foyers seulement). Les propriétaires de logements locatifs auront part les yeux rivés sur le dispositif Scellier avec une réduction d'impôt qui pourrait être ramenée de 22% à 15% et les futurs propriétaires, sur le prêt à taux zéro qui pourrait devenir moins favorable pour l'acquisition de logements anciens.

micro générique
La rédaction numérique de RTL
et Christophe Ponzio

L'enjeu est de dénicher jusqu'à 4 milliards d'euros de recettes fiscales et d'économies supplémentaires dès cette année et 10 milliards l'an prochain. Ce serait la condition sine qua non du respect par la France de ses engagements financiers internationaux dont l'exécutif répète sur tous les tons qu'ils sont "intangibles", dans l'espoir de rassurer des marchés dubitatifs. L'objectif est de ramener le déficits public à 5,7% du PIB dès cette année, 4,6% l'an prochain et 3%, le seuil fixé par les traité européens, en 2013. Il en va, à terme, de la sauvegarde du triple A dont jouit la dette française.

Parmi les pistes évoquées ces derniers jours figurent notamment une taxation des très hauts revenus, une révision du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires, mesure-phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ainsi qu'un nouveau coup de "rabot" sur les niches fiscales.

Du côté des entreprises, le dispositif de report des déficits, dont bénéficient surtout les grands groupes, pourrait être davantage encadré et le forfait social que les entreprises versent sur l'intéressement ou l'épargne salariale relevé de 6% à 8%.

Les Français inquiets, mais réticents à plus d'impôts

Seize très grandes fortunes françaises, dont Liliane Bettencourt, se sont déjà déclarés prêtes à apporter une "contribution exceptionnelle" mais "raisonnable" à la réduction des déficits publics.

L'opinion devrait se montrer plutôt réceptive aussi. Selon un sondage Ifop publié mardi, 54% des Français estiment que la dette représente "un problème très grave qu'il faut traiter sans attendre, quitte à prendre des mesures douloureuses et difficiles". Mais ils sont encore plus nombreux (59%) à penser que cela pourra se faire sans augmenter les impôts.

Les ténors du Parti socialiste ont ironisé mardi sur les mesures d'austérité préparées par le gouvernement, appelant l'exécutif à un changement sans délai et en profondeur de sa politique budgétaire et fiscale. Réunis en bureau national exceptionnel sur le thème de la crise, les principaux responsables du PS - dont quatre candidats à la primaire sur six - ont estimé qu'il fallait agir vite dans le contexte de lutte contre les déficits et la dette.



Crise financière

Lire la suite
Crise économique Économie Finances
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants