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Salon de l'agriculture, Le Maire, UDI... La journée compliquée de Fillon

MINUTE PAR MINUTE - François Fillon avait décidé de reporter à la dernière minute sa visite au Salon de l'agriculture mercredi 1er mars.

François Fillon en visite au Salon de l'agriculture 2017.
François Fillon en visite au Salon de l'agriculture 2017. Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
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Ludovic Galtier
Journaliste RTL

François Fillon a mis fin au flou et aux rumeurs, qui gonflaient depuis l'annonce surprise du report de sa visite au Salon de l'agriculture, prévue ce mercredi 1er mars. Au cours de sa déclaration express de moins de dix minutes, François Fillon a contre-attaqué et fustigé l'institution judiciaire et sa décision de le convoquer le 15 mars, deux jours avant la date limite pour réunir ses 500 parrainages, en vue d'une potentielle mise en examen, en précisant qu'il s'y rendra.

Le candidat de la droite a annoncé qu'il maintenait coûte que coûte sa candidature au premier tour de la présidentielle, qui aura lieu le 23 avril : il en appelle au suffrage universel pour décider de son avenir politique. "Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas", a-t-il affirmé. Cette décision a déjà des conséquences. Bruno Le Maire, premier des candidats à la primaire de la droite, à avoir rejoint François Fillon, a décidé de renoncer à ses fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales au sein de l'équipe de campagne. Plusieurs membres des Républicains et de l'UDI le suivent dans sa démarche.

Revivez les événements autour de la déclaration de François Fillon

17h20 - François Fillon a quitté le Salon de l'agriculture.

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17h11 - Selon une information de RTL, l'UDI suspend sa participation à la campagne de François Fillon. Le parti centriste convoquera la semaine prochaine un bureau exécutif pour trancher la question d'un soutien ou non à la candidature de François Fillon.

17h05 -
Selon Reuters, Pierre Lellouche, député LR de Paris, demande le retrait de la candidature de François Fillon et le report de l'élection présidentielle.

16h53 -
D'après une information du Point, Bernard Accoyer aurait plaidé pour un retrait de François Fillon, bien qu'il restera "loyal".

16h45 - 
Selon plusieurs médias, les partisans et les opposants se répondent au Salon de l'agriculture.

16h37 - Encore un soutien de perdu pour François Fillon.
Le député Les Républicains des Ardennes, Jean-Luc Warsmann, claque la porte. Il a publié une lettre sur Twitter : François Fillon "vient aujourd'hui de réagir par des arguments et des mots que je ne partage pas. Chacun comprendra donc que je ne participerai pas à sa campagne électorale."

16h25 -
Une source proche du dossier confirme que Penelope Fillon est également convoquée chez les juges d'instruction en vue d'une  éventuelle mise en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs qui la vise en tant qu'ancienne assistante parlementaire de son mari François Fillon. Le candidat de la droite sera, quant à lui, convoqué par les juges le mercredi 15 mars.

15h55 - D'après Valeurs actuelles, Patrick Stefanini, directeur de campagne de François Fillon, a déposé une demande auprès de la préfecture de police de Paris pour organiser place du Trocadéro à Paris "une marche contre le coup d'État des juges".

15h51 -
En réponse aux envolées de François Fillon et Marine Le Pen contre l'institution judiciaire, François Hollande s'élève "solennellement contre toute mise en cause des magistrats" dans le cadre de la campagne présidentielle, visant sans les nommer les candidats de la droite et de l'extrême droite. "Une candidature à l'élection présidentielle n'autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges, à créer un climat de défiance incompatible avec l'esprit de responsabilité et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la justice et plus largement nos institutions", a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué de l'Élysée.

15h45 -
En pleine crise, François Fillon perd un nouveau soutien en la personne de Jérôme Dubus. Le conseiller Les Républicains de Paris dit dans L'Obs qu'il rejoint Emmanuel Macron, "celui qui est capable de réformer la France".

15h28 - 
"J'approuve totalement la position courageuse et digne de Bruno Le Maire pour le respect de la parole donnée en politique", a déclaré le député Yves Jégo. Le parlementaire UDI rejoint ainsi Bruno Le Maire et les "lemairistes" Arnaud Robinet, Franck Riester, la députée Les Républicains d'Eure-et-Loir Laure de La Raudière et Alain Chrétien, député-maire de Vesoul.
15h11 - Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, répond aux accusations de François Fillon. "L'indépendance de la justice est un principe à valeur constitutionnelle. Les magistrats ne reçoivent aucune instruction individuelle, de qui que ce soit (...) Les juges d'instruction conduisent leurs enquêtes en toute indépendance."

"Le travail en cours des magistrats n'a pas à être commenté", a estimé le ministre dans un communiqué, peu de temps après que le candidat de la droite à la présidentielle eut déclaré que la procédure judiciaire le visant s'apparentait à un "assassinat politique".

15h04 - Les dirigeants de l'UDI se réuniront à 15h30 au siège du parti centriste,
afin de savoir s'ils continuent de soutenir ou non François Fillon. Sur RTL ce mercredi 1er mars, Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, a assuré que l'accord LR-UDI avait été scellé le 28 février et officialisé dans les prochains jours. Les Républicains avaient réservé 68 circonscriptions aux candidats UDI. Pendant la primaire, l'UDI avait décidé de ne pas présenter de candidat et de soutenir Alain Juppé, avant de rallier par la suite François Fillon.

15h01
- Dans un communiqué, Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France, assure que "François Fillon prend en otages les électeurs de la droite et du centre, qui lui avaient fait confiance" et que"le vote Fillon n'est plus un vote utile."

15h00 - Après Bruno Le Maire, Arnaud Robinet, député-maire de Reims,
lâche à son tour François Fillon. "Je suis triste de la situation pour mes amis militants Les Républicains et pour tous ceux qui se sont mobilisés pour défendre nos valeurs. L'idée que je me fais de la politique m'oblige à me mettre en retrait de la campagne."

14h54 - François Fillon arrive au Salon de l'agriculture.

14h07 : 
Bruno Le Maire, premier candidat à la primaire à avoir rallié François Fillon, annonce qu'il démissionne de ses fonctions auprès du candidat de la droite. Le député de l'Eure avait longtemps été pressenti pour être le futur ministre des Affaires étrangères de François Fillon.

14h05 - Le président du MoDem, François Bayrou, qui forme une alliance avec Emmanuel Macron, a estimé qu'il "n'y a rien de nouveau sous le soleil. Ce sont des séquences de communication successives."

14h00 - Jean-Luc Mélenchon a "de la peine" pour la droite
, qui mériterait "un candidat présentable".

13h51 - Benoît Hamon dénonce "une incroyable violence" des propos de François Fillon "à l'égard des magistrats et de la justice", affirmant que c'est "le feuilleton des affaires" le concernant qui "rend médiocre cette campagne présidentielle". "Parler d'un "assassinat politique", la réalité, c'est que c'est le feuilleton des affaires qui concernent François Fillon qui rend aujourd'hui médiocre cette campagne présidentielle", a déclaré le candidat PS à la présidentielle.

13h30 - Absent du Salon de l'agriculture à 8h, François Fillon se rendra finalement porte de Versailles à 15h.

13h24 - Au micro de RTL ce mercredi 1er mars, Dominique Bussereau a livré sa première réaction à la déclaration de François Fillon. L'ancien ministre approuve "son courage" (...) après il faudra faire des analyses politiques plus poussées."


13h16 -
Sur BFMTV, Florian Philippot a lié la montée en puissance des affaires Fillon et Le Pen à des décisions du gouvernement. "Tout se précipite, personne n'est dupe que le calendrier est instrumentalisé pour le candidat du hollandisme, M. Macron." Invité de RTL, il assure qu'à la place de Fillon, il n'irait pas à la convocation des juges. C''est exactement la position de Marine Le Pen.

13h12 - Emmanuel Macron a, quant à lui, réagi depuis le Salon de l'agriculture. "Je suis pour la tolérance zéro mais pour tout le monde, je ne suis pas pour une trêve judiciaire." Le candidat "En Marche!" estime que parler d'assassinat politique est le signe d'"une perte de nerfs". "Ne donnons pas au vote démocratique le rôle de l'absolution."

13h09 - Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture et soutien de Benoît Hamon, a fustigé la déclaration de François Fillon dans un tweet.

13h08 - "Est-ce que la justice n'est pas en train d'aller dans un mur?", se demande Bernard Debré sur BFMTV.

12h50 -
Dans la foulée de l'intervention de François Fillon, Nadine Morano a défendu le candidat de la droite. "Il faut respecter son choix de se battre, il a le droit non ? Même si ce n'est pas facile. Les Français devront aussi décider de ce qu'ils veulent par rapport à la continuité de la politique : Macron qui n'a aucune expérience et a contribué à mettre la France dans l'état dans lequel elle est ? Moi ce qui m'intéresse c'est le projet qu'on peut porter pour la France et les Français. Nous sommes à 54 jours (de la présidentielle), et d'un coup tout se déchaîne? C'est bizarre, avant on n'entendait jamais parler de François Fillon, c'est étonnant non?"

12h42 - François Fillon a terminé sa déclaration sous les applaudissements, sans répondre à la moindre question des journalistes.

12h41 - "Je serai candidat à la présidence de la République
et nous tirerons de ces épreuves le surcroît de force qu'il nous faut pour l'emporter et redresser notre pays."

12h40 -
"Je suis totalement décidé à servir cette France-là. Ne vous laissez pas abuser, ne laissez personne vous priver de votre choix. Ma volonté de servir est plus grande que les accusations qui sont portées contre moi. Oui, je serai candidat à la présidence de la République."


12h38 -
Comme il l'affirme depuis les prémices de cette affaire, François Fillon choisi l'issue du suffrage universel. "Je m'en remets au peuple français. Je ne céderai pas. Je ne me retirerai pas. J'irai jusqu'au bout. Je serai au rendez-vous que la démocratie nous donne".

12h36 - "Je me rendrai à la convocation des juges (le 15 mars). Je leur dirai ma vérité."

12h34 -
François Fillon dénonce le calendrier politique (le 15 mars, deux jours avant la date limite du dépôt des parrainages) et des "Irrégularités nombreuses et graves de la procédure" et parle "d'assassinat politique". "Ce n'est pas moi seulement qu'on assassine, c'est l'élection présidentielle. C'est le vote des électeurs de la droite et du centre qui est fauché."

12h33 - "
Je ne reconnais pas les faits, je n'ai pas détourné d'argent public. Je n'ai pas été traité comme un justiciable comme les autres. L'État de droit a été systématiquement violé."

12h32 - "Mon avocat a été informé que je serai convoqué le 15 mars par les juges afin d'être mis en examen."



12h30 - Tous les ténors sont arrivés dans la salle de conférence. François Fillon prend la parole sous les applaudissements.

12h22 - 
Alain Juppé ne sera pas présent au QG de campagne de François Fillon, selon Gilles Boyer, ancien directeur de campagne du maire de Bordeaux pendant la primaire.

12h16 - La déclaration de François Fillon dans son QG du XVe arrondissement de Paris prend du retard.

11h59 - 
Selon une information de RTL, François Fillon a reçu une convocation en vue d'une mise en examen pour le 15 mars. Penelope Fillon et les deux enfants du couple ont reçu la même convocation pour une date, qui n'est pas encore connue.

11h52 - 
Patrick Stefanini n'aurait pas démissionné de son poste de directeur de campagne, selon Le Point.

11h40 - Le pupitre est installé. François Fillon s'exprimera dans 20 minutes.

11h38 - François Baroin est arrivé au QG de François Fillon.

11h25 - Un proche de François Fillon a déclaré à un journaliste du Parisien "Nous sommes dévastés."

11h21 - Selon un cadre du parti Les Républicains, cité par Le Figaro, François Fillon pourrait faire sa déclaration au côté d'Alain Juppé.

11h12 - Dominique Tenza, journaliste RTL, présent sur place, évoque l'hypothèse, selon laquelle François Fillon, sous la menace d'une mise en examen, pourrait rendre les armes, et renoncer à la présidentielle. 

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Vers un renoncement de François Fillon à la présidentielle ? Crédit Média : Dominique Tenza | Durée : | Date :

11h04 - Mediapart rectifie son information, selon laquelle Penelope Fillon serait en garde à vue.

11h01 - Patrick Stefanini "aurait remis sa démission de directeur de campagne" de François Fillon, selon Le Figaro.

10h45 - Selon Le Point, François Fillon rencontre Alain Juppé dans la matinée de ce 1er mars. Le maire de Bordeaux, présent à Paris, a déjà parlé à François Fillon. Il ne veut pas s'exprimer "à ce stade de la journée".

10h34 - 
"François et Penelope Fillon auraient reçu des convocations préalables à mise en examen pour les 15 et 18 mars", d'après Le Figaro. L'avocat de François Fillon, joint par RTL, assure que le candidat de la droite n'a pas encore reçu de convocation en vue de sa mise en examen, mais "c'est inéluctable désormais".

10h27 - Si Mediapart évoque une garde à vue de Penelope Fillon, France Inter et Le Point démentent

10h25Le Journal du dimanche avance, de son côté, que François Fillon est convoqué par les juges d'instruction chargés d'enquêter sur les soupçons d'emploi présumé fictif de son épouse. En tout cas, "il n'y a pas de problème de sécurité au Salon de l'agriculture", "pas de menaces particulières" sur la visite de François Fillon, assure l'AFP.

10h24
- Selon Le Parisien, François Fillon a appelé Nicolas Sarkozy ce mercredi 1er mars "pour faire le point sur la situation". 

10h22 - Xavier Bertrand et Bruno Le Maire sont au QG de François Fillon, selon Le Parisien.

10h15 - Selon MediapartPenelope Fillon serait en garde à vue. Une perquisition serait en cours. 

Les premières réactions politiques

Entre 7h45 et 8h30 ce mercredi 1er mars, les réactions politiques se sont multipliées au cours des matinales radio. Sur LCI, Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, n'était pas plus informé. Jérôme Chartier, proche de François Fillon, a appris l'information en direct chez nos confrères de France Inter. "J'espère que ce n'est pas pour une raison de sécurité (...) Je ne sais pas (...) Je ne vais pas me livrer à des spéculations", a commenté ce proche, avant de parler de "situation quasi insurrectionnelle". Quelques jours plus tôt, François Fillon avait dénoncé "un climat de quasi guerre civile", après des incidents autour d'un meeting de Marine Le Pen à Nantes.

Éric Woerth était aussi stupéfait sur Public Sénat et Sud Radio. Peu avant la publication du communiqué, il avait assuré que "François Fillon n'est pas un candidat bunkerisé". Henri Guaino est le premier candidat à la présidentielle à prendre la parole sur le sujet. Sur BFMTV, il explique que "François Fillon ne peut plus faire campagne". 

Au QG de campagne de François Fillon, certains ironisent : "Ce serait dingue qu'il annonce son retrait à midi. Dingue mais possible, tout est possible."

Une annulation à la dernière minute

À la veille de ce rendez-vous, un de ses proches prédisait  : "Dans le meilleur des cas, il n'échappera pas à quelques sifflets. Si c'est filmé, ça suffira pour faire du mauvais buzz". Preuve du sentiment de panique générale qui règne à droite, il n'était pas question que François Fillon ne se présente pas au rendez-vous. "Ce sera un moment fort pour faire passer des messages qu'il ne faut pas gâcher", soulignait un membre de son équipe dans L'Opinion.

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