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François Fillon : "La police a peur des délinquants, c'est le monde à l'envers"

REPLAY - LE GRAND JURY - S'il accède à la fonction suprême, François Fillon entend créer 16.000 places de prison au cours de son quinquennat.

François Fillon au Grand Jury dimanche 23 octobre 2016
François Fillon au Grand Jury dimanche 23 octobre 2016
Crédit : RTL / Romain Boé / SIPA PRESS
"Le Grand Jury" de François Fillon du 23 octobre 2016
27:10
"Le Grand Jury" de François Fillon du 23 octobre 2016 (partie 2)
27:48
Le Grand Jury de François Fillon du 23 octobre 2016
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Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Les policiers sont en colère. Deux semaines après la violente agression au cocktail Molotov de quatre des leurs à Viry-Châtillon, ils manifestent depuis six jours pour demander des moyens supplémentaires à l'État. François Fillon était le chef du gouvernement au moment où Nicolas Sarkozy a supprimé environ 12.000 postes de policiers. Se tient-il pour responsable en partie de ce mouvement de colère ? Pour François Fillon, le problème ne se résume pas à une question d'effectifs. "Ces postes n'ont pas été recréés contrairement à ce que la gauche raconte. Je regrette que l'on n'ait pas réformé plus radicalement notre système de sécurité (pendant le quinquennat 2007-2012, ndlr). Il n'y a pas moins de policiers en France par habitant qu'en Allemagne ou qu'en Grande-Bretagne. Je pense qu'il y en a même un peu plus."

Renforcer la réponse pénale

Au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l'ancien premier ministre assure que "la nature du problème, c'est que la police a peur et quand la police a peur, c'est très grave. C'est le monde à l'envers, ce ne sont pas les délinquants qui ont peur de la police, c'est la police qui a peur des délinquants."

Pour inverser le rapport de force, le candidat à la primaire de la droite souhaite renforcer la réponse pénale aux actes des délinquants et en profite pour tacler la politique de Christiane Taubira, qui a quitté le gouvernement en janvier. "La réponse pénale est faible. Elle a été particulièrement affaiblie par Mme Taubira avec l'arrêt du programme de construction de prisons, la suppression des peines planchers et avec cette idée de la contrainte pénale à la place de la prison."

Je veux construire 16.000 places de prison

Avant de détailler ses mesures : "Il faut que toutes les agressions à l'égard d'un policier ou d'un gendarme soient sanctionnées, même les agressions verbales. Il faut sûrement recruter des magistrats. Je pense aussi que le recrutement des magistrats devrait être plus divers. Ensuite, il y a un problème de places de prison. Je veux construire 16.000 places de prison, ce qui est énorme. Je voudrais qu'on construise des prisons différentes : beaucoup plus simples, plus sommaires avec moins de personnels pour les gens qui ne sont absolument pas dangereux et des prisons, qui soient à l'image des prisons actuelles pour les délinquants dangereux." 

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François Fillon n'est enfin pas opposé à l'idée de mettre en prison des délinquants mineurs "à condition que l'on créé des établissements qui soient adaptés. Un mineur, ce n'est pas très intelligent de le mettre dans une prison avec des gens qui purgent des peines de 10 ans. Je le mets dans un établissement qui est au cœur d'une ville, qui est surveillé de manière différente et qui permet de l'éduquer quand il n'est pas récidiviste", conclut le candidat qui souhaiterait créer un "grand ministère de la sécurité intérieure" et "jouer la complémentarité entre les forces de police".

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