1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. François Fillon : en seulement 24 heures, ils ont lâché la campagne
3 min de lecture

François Fillon : en seulement 24 heures, ils ont lâché la campagne

EN IMAGES - Ces dernières 24 heures ont été très dures pour François Fillon. Des proches de Bruno Le Maire et Alain Juppé se retirent en masse de sa campagne.

Bruno Le Maire et François Fillon, en septembre 2011.
Bruno Le Maire et François Fillon, en septembre 2011.
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Bruno Le Maire et François Fillon, en septembre 2011.
Thierry Solère, le 3 septembre 2016
Franck Riester, ministre de la Culture
Arnaud Robinet, maire de Reims, le 10 janvier 2014
La députée Les Républicains d'Eure-et-Loir Laure de la Raudière
Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, le 5 mai 2014 (archives).
Bruno Le Maire et Alain Chrétien, député de la Haute-Saône
Rémi Muzeau, maire de Clichy
Pascal Coste, président de la Corrèze
Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, lors d'un meeting de Bruno Le Maire
Sébastien Lecornu, proche de Bruno Le Maire, intègre l'équipe de François Fillon
La tête de liste UMP-UDI-Modem aux municipales à Amiens (Somme), Brigitte Fouré, en janvier 2014.
Florence Berthout , maire du Ve arrondissement de Paris.
Ludovic Jolivet (UMP) devant l'hôtel de ville de Quimper, le 17 Mars 2014
Fabienne Keller et Alain Juppé pendant la campagne de la primaire de la droite.
Michel Piron, député du Maine-et-Loire
Édouard Philippe, maire LR du Havre et soutien d'Alain Juppé
Christophe Béchu, maire d'Angers.
Benoist Apparu et Alain Juppé, le 1er juin 2016
Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l'Yonne
Alain Juppé et Gilles Boyer, le 9 mai 2016
Laurent Hénard, maire de Nancy
Pierre Lellouche lors d'une réunion au siège Les Républicains à Paris, le 23 août 2016
Catherine Vautrin au siège de l'UMP à Paris, le 8 juillet 2013.
Le député LR du Rhône Georges Fenech à l'Assemblée nationale, le 22 novembre 2016
Sébastien Huyghes, député du Nord et Valérie Debord, vice-présidente du conseil régional du Grand Est
Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin, le 29 janvier 2015
Alain Houpert, sénateur de la Côte d'Or
François Bayrou et Laurent Lafon, maire de Vincennes
Michèle Alliot-Marie et Jean-Luc Warsmann
Christine Boutin le 11 juillet 2013
Bruno Le Maire et François Fillon, en septembre 2011. Crédits : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Thierry Solère, le 3 septembre 2016 Crédits : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Franck Riester, ministre de la Culture Crédits : AFP / GUILLAUME BAPTISTE
Arnaud Robinet, maire de Reims, le 10 janvier 2014
La députée Les Républicains d'Eure-et-Loir Laure de la Raudière Crédits : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, le 5 mai 2014 (archives). Crédits : THOMAS SAMSON / AFP
Bruno Le Maire et Alain Chrétien, député de la Haute-Saône Crédits : Patrick KOVARIK / AFP
Rémi Muzeau, maire de Clichy
Pascal Coste, président de la Corrèze Crédits : MEHDI FEDOUACH / AFP
Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, lors d'un meeting de Bruno Le Maire Crédits : AFP
Sébastien Lecornu, proche de Bruno Le Maire, intègre l'équipe de François Fillon Crédits : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
La tête de liste UMP-UDI-Modem aux municipales à Amiens (Somme), Brigitte Fouré, en janvier 2014. Crédits : AFP / DENIS CHARLET
Florence Berthout , maire du Ve arrondissement de Paris. Crédits : THOMAS SAMSON / AFP
Ludovic Jolivet (UMP) devant l'hôtel de ville de Quimper, le 17 Mars 2014 Crédits : FRED TANNEAU / AFP
Fabienne Keller et Alain Juppé pendant la campagne de la primaire de la droite. Crédits : PATRICK HERTZOG / AFP
Michel Piron, député du Maine-et-Loire Crédits : JACQUES DEMARTHON / AFP
Édouard Philippe, maire LR du Havre et soutien d'Alain Juppé Crédits : AFP / Miguel Medina
Christophe Béchu, maire d'Angers.
Benoist Apparu et Alain Juppé, le 1er juin 2016 Crédits : SIPA
Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur LR de l'Yonne Crédits : BERTRAND GUAY / AFP
Alain Juppé et Gilles Boyer, le 9 mai 2016 Crédits : UGO AMEZ/SIPA
Laurent Hénard, maire de Nancy Crédits : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Pierre Lellouche lors d'une réunion au siège Les Républicains à Paris, le 23 août 2016 Crédits : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Catherine Vautrin au siège de l'UMP à Paris, le 8 juillet 2013. Crédits : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Le député LR du Rhône Georges Fenech à l'Assemblée nationale, le 22 novembre 2016 Crédits : SIPA
Sébastien Huyghes, député du Nord et Valérie Debord, vice-présidente du conseil régional du Grand Est Crédits : WITT/SIPA
Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin, le 29 janvier 2015 Crédits : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Alain Houpert, sénateur de la Côte d'Or Crédits : AFP
François Bayrou et Laurent Lafon, maire de Vincennes Crédits : JACQUES DEMARTHON / AFP
Michèle Alliot-Marie et Jean-Luc Warsmann Crédits : MIGUEL MEDINA / FILES / AFP
Christine Boutin le 11 juillet 2013 Crédits : Sipa
1/1
Marie-Pierre Haddad

François Fillon ne les a pas convaincus. Les heures qui ont suivi le report de sa venue au Salon de l'Agriculture ont donné lieu à une série de mises en garde pour le candidat de la droite et du centre. Selon nos informations, son bras droit, Patrick Stefanini, n'a pu que constater "un peu de flottement" chez certains députés. Quant à Gérard Larcher, le président du Sénat et Bernard Accoyer, le secrétaire général des Républicains, ils lui ont conseillé de jeter l'éponge.

Des proches de Bruno Le Maire, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy quittent depuis 24 heures l'équipe de François Fillon. Actuellement, ils sont une soixantaine à avoir choisi de partir, comme le comptabilise Libération. François Fillon réplique à son tour à la suite des défections dans son camp : "Je m'appuie sur les Français (...) La base, elle, tient".

Mais pour Dominique de Villepin, François Fillon "emporte son camp dans une course vers l'abîme". Dans une tribune au Figaro, il explique que "le candidat ne peut aujourd'hui ni se faire entendre sur ses propositions, ni rassembler autour de son nom. Poursuivre dans cette voie sans issue, c'est prendre l'État, notre foi dans la démocratie et ses compagnons de route, en otages".

Bruno Le Maire et ses soutiens

Bruno Le Maire a été le premier à annoncer son départ de l'équipe de campagne du candidat. "Je crois au respect de la parole donnée, elle est indispensable à la crédibilité de la politique" et "la condition nécessaire pour mener sereinement les efforts de redressement de la France (...) En accord avec mes principes, je démissionne donc de mes fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon", a-t-il affirmé dans un communiqué transmis à l'AFP

À lire aussi

La décision de l'ancien candidat à la primaire de la droite et du centre a entraîné une hémorragie. Dix-sept de ses proches ont annoncé leur retrait de la campagne de François Fillon en seulement une journée. Thierry Solère, le porte-parole de François Fillon, a annoncé qu'il mettait fin à ses fonctions au sein de l'équipe du candidat.

Les juppéistes partent aussi

Chez les juppéistes, trois parlementaires, Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu, se retirent de la campagne du candidat. "Ne pouvant plus soutenir le candidat, nous nous retirons de sa campagne. Nous continuerons à nous battre pour nos idées en appelant chacun à ses responsabilités", ont-ils écrit. Dans la matinée, c'est un autre proche d'Alain Juppé, Vincent Le Roux, conseiller du directeur de campagne Patrick Stefanini, qui avait jeté l'éponge. 

Les sarkozystes s'organisent

Chez les sarkozystes, la réaction est la même. Georges Fenech a été le premier député à prendre en charge la fronde contre François Fillon. Le député a appelé les élus à donner leur parrainage à Alain Juppé. Sur France info, il a déclaré : "J'appelle tous les élus responsables dans ce pays, c'est-à-dire les maires, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux, les conseillers métropolitains, à adresser au Conseil constitutionnel leur parrainage pour Alain Juppé". 

Il a également annoncé son départ, comme le député de Paris Pierre Lellouche ou encore la députée de la Marne Catherine Vautrin. Selon les informations de BFMTV, les sarkozystes ont prévu de se réunir mardi 7 mars pour "réfléchir aux conditions du succès de leurs idées". 

Gérald Darmanin, le maire de Tourcoing et proche de Nicolas Sarkozy, a ajouté son nom à la liste. Dans La Voix du Nord, il indique que "le manquement à la parole sur une question aussi importante. Au 20 heures, il a répété que, pour lui la mise en examen était incompatible avec une élection. Il l’a dit et c’était une parole très forte. Comment peut-on réparer l’énorme fossé qui existe déjà entre la parole des responsables politiques et le peuple si on ne respecte pas soi-même sa parole sur un sujet aussi grave ?".

J'ai peur que les Français ne nous permettent pas d'arriver au second tour

Nadine Morano

Ce vendredi 3 mars, Nadine Morano a aussi appelé au retrait du candidat. Sur France info, elle explique : "Je lui ai dit, vraiment comme un crève-cœur, parce que voici quelqu'un qui a la stature, voilà quelqu'un qui a un programme pour la France, qui a l'expérience, qui est prêt à le faire, vraiment à remettre notre pays sur le chemin de prospérité, mais j'ai peur que les Français ne nous permettent pas d'arriver au second tour, et ce serait là une catastrophe".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/