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François Fillon : ce qu'il faut retenir de sa rentrée médiatique

VIDÉOS - L'ancien Premier ministre s'est exprimé ce mercredi sur "France 2". Il a évoqué la réforme des retraites et la crise syrienne, mais également un possible retour de Nicolas Sarkozy en 2017.

François Fillon, dont le renvoi dos à dos du PS et du FN lors de duels électoraux a suscité la polémique, assume cette position et déclare accepter d'être "minoritaire" à l'UMP. Photo : François Fillon sur France 2, le 28 août 2013
François Fillon, dont le renvoi dos à dos du PS et du FN lors de duels électoraux a suscité la polémique, assume cette position et déclare accepter d'être "minoritaire" à l'UMP. Photo : François Fillon sur France 2, le 28 août 2013 Crédit : Capture d'écran France 2
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Il reprend la parole, après quelques semaines de silence. L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon, était l'invité du 20 heures de France 2 ce mercredi 28 août, quelques heures après une réunion de ses sympathisants dans son fief de la Sarthe.

RTL.fr fait le point sur ce qu'il faut retenir de cette rentrée médiatique.

Les retraites : "Pas de réforme, une augmentation des impôts"

Sur la question des retraites, le député de Paris a dénoncé un projet de réforme du gouvernement "sans courage" : "La gauche nous avait annoncé une grande réforme. En réalité, il n'y a pas de réforme, il y a une augmentation des impôts." Lui-même a contribué aux trois dernières réformes : celle de 2003 en tant que ministre des Affaires sociales, puis celles de 2008 et 2010 en tant que Premier ministre.

"La seule mesure réellement structurelle qui a été annoncée c'est l'augmentation des cotisations sociales des entreprises et des salariés", a-t-il enchaîné. En conséquences, selon lui, "le coût du travail va augmenter, ce qui est totalement contradictoire avec le discours du gouvernement sur le reste" et "le pouvoir d'achat des salariés va diminuer puisque ce sont des cotisations supplémentaires". "Et tout ça ne sera pas suffisant pour empêcher la baisse des pensions", a expliqué le député de Paris.

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"C'est une opération de bonneteau (...), une sorte de mystification d'un gouvernement qui reste finalement fidèle à ce qu'a toujours été la gauche face à cette question des retraites, c'est-à-dire sans courage."

La Syrie : "Aucune intervention militaire ne règlera la situation"

Interrogé par David Pujadas sur une possible intervention militaire en Syrie, François Fillon a été catégorique : "Aucune intervention militaire ne réglera la situation en Syrie." Selon lui, "nous sommes en face d'une guerre civile, pas simplement d'une révolution, et même, plus qu'une guerre civile, une guerre confessionnelle entre chiites et sunnites avec, derrière les deux camps, l'Arabie saoudite d'un côté et l'Iran de l'autre".

Je ne veux pas qu'on nous refasse le coup de l'Irak

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L'ancien Premier ministre reconnaît toutefois que "la communauté internationale ne peut pas accepter que des armes chimiques soient utilisées sans qu'il n'y ait de réaction". Il comprend donc qu'elle souhaite "marquer le coup, pour dire à ceux qui ont utilisé ces armes chimiques, en l'occurrence à Bachar al-Asasd, qu'il a franchi une limite qui est inacceptable".

Mais avant toute intervention, François Fillon a insisté sur la nécessité d'être sûr que des armes chimiques aient bien été utilisées et par qui. "Je ne veux pas qu'on nous refasse le coup de l'Irak." Selon lui, c'est à l'ONU de faire la démonstration de l'utilisation de ces armes.

François Fillon a également plaidé pour "une concertation avec la Russie" et "une coordination étroite avec les pays de la Ligue arabe". Il a aussi insisté sur l'importance de définir clairement les objectifs de toute éventuel mission militaire en Syrie.

L'avenir politique : "Je veux un dialogue direct avec les Français"

Questionné sur un possible retour de Nicolas Sarkozy en politique, François Fillon a répliqué : "Qu'est ce qui compte dans cette affaire ? C'est la capacité de la droite à proposer une alternative politique. Le pays va mal, on sent partout une exaspération, l'augmentation des impôts est en train d’assommer complétement l'économie français, de l'étouffer, il faut donc vite proposer une alternative."

Pour l'ancien Premier ministre, il faut pour cela proposer "un discours de progrès" et "un discours assez radical qui s'appuie sur la vérité de la situation de notre pays". "Je veux construire ça dans un dialogue direct avec les Français, sous l'autorité de personne parce que je n'ai pas vocation à demander la permission à qui que ce soit. Si d'autres veulent faire cette démarche, ils la feront. Et à un moment donner on verra qui les Français choisiront", a conclu François Fillon sur un air de défi.

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