3 min de lecture Présidentielle 2017

François Asselineau : qui est le candidat inattendu à la présidentielle ?

PORTRAIT - Membre du mouvement souverainiste de l'UPR, ce candidat peu médiatisé a déjà récolté ses 500 parrainages en s'appuyant une idée forte : sortir au plus vite de l'Union européenne.

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François Asselineau, l'invité surprise de la présidentielle 2017 Crédit Image : JC Tardivon/SIPA | Crédit Média : Benjamin Duhamel | Durée : | Date : La page de l'émission
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Pendant que Jean-Luc Mélenchon cherche encore ses signatures, il y en a un qui poursuit sa route vers l'Élysée plus sereinement. François Asselineau, candidat de l'Union populaire républicain (UPR), vient de se qualifier pour l'élection présidentielle, après avoir récolté 524 signatures selon le dernier décompte du Conseil constitutionnel. C'est une grande victoire pour celui qui n'avait réuni que 17 parrainages lors de sa première tentative en 2012. 

Si son nom n'est pas totalement inconnu, c'est d'abord parce que son visage apparaît sur 200.000 affiches placardées en France, dans les grandes villes comme dans les zones rurales. Un chiffre impressionnant révélé par Le Parisien. L'énarque de 59 ans a pu compter sur le soutien de 200 militants qui ont porté sa candidature sur tout le territoire. 

Parcours typique d'un homme politique

Comment cet inspecteur général des finances s'est-il démarqué ? Son parcours est plutôt classique pour un homme politique. Passé par HEC puis l'ENA, François Asselineau, parisien de naissance se dirige vers Bercy et l'Inspection générale des finances, avant de rejoindre plusieurs cabinets ministériels. Il travaillera notamment en tant que directeur de cabinet de Françoise de Panafieu, la ministre du Tourisme de 1995 à 1996, ou encore comme conseiller du ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette entre 1996 et 1997. 

Il devient ensuite directeur de cabinet de Charles Pasqua, alors président du Conseil général des Hauts-de-Seine. François Asselineau occupe ce poste de 2000 à 2004. C'est à cette période qu'il obtiendra son premier et seul mandat électif, en tant que conseiller de Paris, grâce à ses 11,86%, obtenus aux municipales de 2001 dans le XIXème arrondissement. Il y siégera jusqu'en 2008, avec un passage furtif à l'UMP en 2004, où il ne restera que deux ans, étant "opposé à la ligne européenne du parti et à sa position d’alignement sur les États-Unis". 

L'UPR, "5ème parti de France", selon François Asselineau

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Son parti, l'UPR, a été créé en 2007, sur la base d'une volonté de sortir de l'Union européenne. Il revendique actuellement 16.000 adhérents, ce qui en ferait "le 5ème parti de France", selon son fondateur. Le mouvement souverainiste, bien que classé dans les partis "divers" par le ministère de l'Intérieur a des points de convergence avec certaines formations d'extrême droite, même s'il se défend d'avoir des idées similaires à celles du Front national

"Je pense que nous sommes les opposants les plus résolus au FN. Le FN ne propose pas de sortir de l’UE. Nous, nous voulons également sortir de l’OTAN, le Front national n’en parle jamais. J’ajoute aussi que le Front national s’inscrit dans ce que nous dénonçons fondamentalement, c’est-à-dire le choc des civilisations", expliquait-il sur le plateau de l'émission On n'est pas couché, en septembre 2014. 

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François Asselineau de l'Union Populaire Républicaine - On n'est pas couché 20 septembre 2014

François Asselineau, qui jure ne pas être "populiste" et "poujadiste", a bâti sa campagne sur une proposition principale : sortir de l'Union européenne mais aussi de l'euro et de l'Otan. Un euroscepticisme qui lui a permis de rallier plusieurs élus à sa cause. Celui qui avoue présenter le même programme qu'en 2012 affirme que ce "Frexit" permettrait d'améliorer la condition du pays, économiquement, mais aussi en termes d'emploi et de sécurité. Il explique dans son programme s'être inspiré du Conseil national de la résistance pour le construire. 

"Qu'on arrête de me faire passer pour un hurluberlu"

S'estimant "l'un des plus grands candidats, avec la plus grande expérience, au plus haut niveau", François Asselineau veut "qu'on arrête de (le) faire passer pour un hurluberlu. Me qualifier de conspirationniste est une injonction à ne pas réfléchir", ajoute celui qui a notamment affirmé que Daesh était un complot des États-Unis pour "déstabiliser tout le Moyen-Orient". 

Cet adepte des réseaux sociaux, qui compte 30.000 abonnés sur sa chaînes YouTube et organise régulièrement des conférences via des Facebook Live, compte bien être la surprise de ce scrutin. "Quand j'ai terminé deuxième à HEC, personne ne m'avait vu venir, peut-on lire sur Le Point. Quand je suis entrée à l'ENA, personne ne m'avait vu venir. Quand j'ai terminé vice-major de l'ENA, personne ne m'avait vu venir. Pareil quand j'ai été candidat... Quand je serai élu, personne ne m'aura vu venir !", glisse dans un sourire François Asselineau, qui ne veut plus être considéré comme un petit candidat. 

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