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France Télévisions : selon de Carolis, Sarkozy voulait écarter des animateurs

L'ancien président des chaînes du service public publie un livre dans lequel il évoque les pressions de l'Élysée à la fin de son mandat.

Patrick de Carolis, ancien président de France télévisions (archives)
Patrick de Carolis, ancien président de France télévisions (archives)
Julien Absalon
Julien Absalon

Patrick de Carolis charge Nicolas Sarkozy. L'ex-président de France Télévisions, en poste entre 2005 et 2010, publie un livre intitulé Les Ailes intérieures dans lequel il revient notamment sur les conditions de son départ. Il y affirme que l'ancien chef de l'État lui avait demandé d'évincer plusieurs animateurs et journalistes des antennes du service public s'il souhaitait conserver son poste. Il est notamment question de Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Ruquier et Patrick Sébastien.

Interrogé par Le Parisien à la veille de la sortie de l'ouvrage, dans lequel il revient longuement sur sa mise en examen pour "favoritisme" dans un volet de l'affaire Bygmalion, Patrick de Carolis explique pourquoi il n'a pas cédé aux pressions de Nicolas Sarkozy. "Patrice Duhamel était au courant, il m'a proposé sa démission. J'ai refusé parce que, humainement, ce n'est pas comme ça que je gère ma vie", précise l'homme de 62 ans qui a cru "jusqu'au bout" à sa réélection avant de se rendre à l'évidence à la suite de "ce rendez-vous à l'Élysée".

Désormais directeur du musée Marmottan Monet, Patrick de Carolis considère qu'accepter les demandes de Nicolas Sarkozy n'aurait pas pu lui permettre de travailler sereinement par la suite : "Je trouvais qu'accepter aurait fragilisé mon second mandat. On ne bâtit pas l'avenir en laissant tomber ses collaborateurs. Surtout qu'ils n'avaient pas démérité. Je préférais ne pas être réélu plutôt que l'être par bassesse". Consécutivement à ce refus, Nicolas Sarkozy avait mis sa menace à exécution et choisi en juillet 2010 de nommer Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions.

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