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Fonctionnaires : Nicolas Sarkozy invite Emmanuel Macron à le rejoindre s'il "pense ce qu'il dit"

Après les propos du ministre de l'Économie sur les fonctionnaires, Nicolas Sarkozy pense qu'il doit démissionner : soit pour les rejoindre s'il pense ce qu'il dit, soit pour se reconvertir dans le privé s'il a menti.

Nicolas Sarkozy le 16 septembre 2015.
Nicolas Sarkozy le 16 septembre 2015. Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
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et AFP

La sortie d'Emmanuel Macron sur le statut des fonctionnaires, qu'il jugeait vendredi dernier lors d'une conférence privée "plus justifiable", n'en finit plus d'alimenter la polémique. Recadré par François Hollande et Manuel Valls, critiqué par Martine Aubry, le ministre de l'Économie est désormais dans la ligne de mire de Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains a déclaré ironiquement lors de son discours de clôture des journées parlementaires à Reims que le ministre devait les rejoindre s'il pensait ce qu'il a dit.

"Soit Emmanuel Macron pense ce qu'il dit et il doit quitter le gouvernement et nous rejoindre, soit il n'en pense pas un mot, il avoue qu'il a menti, il quitte le gouvernement et il prépare son retour dans le privé", a-t-il lancé. L'ancien chef de l'État a par ailleurs considéré que "la vie politique ne peut pas continuer comme ça parce que, quand ils mentent tous, nous en payons le prix".

Pas intéressé par "les petites polémiques"

Une petite pique à laquelle le ministre de l'Économie n'a pas encore réagi. Il a néanmoins répondu ce jeudi Martine Aubry, qui lui avait tiré à boulets rouges la veille, déclarant en avoir "ras-le-bol" d'Emmanuel Macron, affirmant qu'il n'était intéressé par "les petites polémiques".

"Il y a trois choses qui rythment ma vie aujourd'hui", a-t-il souligné devant des journalistes français à Londres. La première, de "conduire ses réformes et de les faire appliquer sur le terrain", la deuxième la "pédagogie", avec des débats menés de façon apaisé, et enfin la troisième, "l'unité et le rassemblement" face à la montée de la FN. Les autres petites polémiques ne m'intéressent pas", a-t-il conclu, sans citer le nom de la maire de Lille ni celui d'autres personnalités critiques.

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Emmanuel Macron n'a pas été le seul à s'agacer de ses propos. Interrogé à ce sujet mercredi, François Hollande avait simplement répondu que "parfois le silence est d'or".

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