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Florian Philippot annonce qu'il quitte le Front national

Sur France 2, le vice-président du parti a décidé de claquer la porte du Front national. Marine Le Pen "respecte" la décision mais dénonce une "victimisation".

Florian Philippot, vice-président du Front national
Florian Philippot, vice-président du Front national
Crédit : REVELLI-BEAUMONT/SIPA
Florion Philippot sur France 2 : "Je quitte le Front national"
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Poussé vers la sortie, Florian Philippot annonce qu'il "quitte le Front national"
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Claire Gaveau & François Quivoron & AFP

Florian Philippot et le Front national, c'est terminé. Si Marine Le Pen avait maintenu le député européen à son poste de vice-président mercredi 20 septembre, Florian Philippot a annoncé le lendemain son départ du parti frontiste.

"On m'a dit que j'étais vice-président à rien, je n'ai pas le goût du ridicule donc je quitte le Front national", a-t-il déclaré jeudi 21 septembre, lors des 4 Vérités sur France 2. Selon lui, la refondation du parti est "un retour en arrière terrible" alors que le Front national est "rattrapé par ses vieux démons". "Je pense qu'elle s'en doutait, hier, en me nommant président à rien, a ajouté Florian Philippot. Je pense que la décision de Marine de me nommer vice-président de rien a fait beaucoup de mal aux militants. (...) Mais je ne blâme pas Marine." 

Marine Le Pen "respecte" la décision

Quelques heures après l'annonce de cette démission, Marine Le Pen a réagi en expliquant "respecter" cette décision. Au micro de LCP et franceinfo, elle dénonce cependant une stratégie de "victimisation". Elle "conteste formellement l'habillage qu'il effectue et les accusations qu'il porte".

La présidente du parti lui reproche une nouvelle fois la création de l'association Les Patriotes : "On sentait bien qu'il y avait une stratégie de montée des tensions depuis la création de cette association. J'ai quand même assez de bouteille politique pour avoir tout de suite compris qu'il s'agit d'un think-tank interne mais d'un parti politique".

Philippot s'en prend aux "vieux démons"

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Florian Philippot a refusé d'abandonner la tête de son mouvement "Les Patriotes" comme le lui avait demandé Marine Le Pen. "J'ai essayé de préserver l'unité, mais j'ai eu face à moi de nouveaux arguments. Cette histoire d'association n'était qu'un prétexte, il y avait en réalité un problème de fond", a-t-il ajouté.

Sur CNews mercredi, Florian Philippot avait tenu un discours particulièrement sévère à l'égard de la nouvelle ligne politique du FN, stigmatisant "un retour en arrière absolument terrifiant, qui affole des milliers de personnes". "Le visage que renvoie le FN en ce moment est épouvantable", avait-il assuré. Sur France 2, il a confirmé son point de vue : "Le Front national est rattrapé par certains vieux démons. On voit des expressions inquiétantes resurgir sur la dédiabolisation."

Sophie Montel claque aussi la porte

Conséquence de ce départ, Sophie Montel, eurodéputée FN, a également annoncé sa démission sur Twitter. Cette proche de Florian Philippot est vice-présidente du mouvement "Les Patriotes". D'autres élus et membres du Front national, fidèles à la ligne prôné par l'ex-vice-président, pourraient également claquer la porte.

"Il est évident qu'il y a au sein du FN, depuis deux ou trois ans, la volonté de rediriger la ligne du parti vers une ligne identitaire, une ligne droite dure, une ligne incarnée très clairement par Bruno Mégret", a réagi Sophie Montel sur RTL.

"Un extrémiste sectaire", selon Aliot

Ce départ fait cependant les affaires de Louis Aliot, l'un de ses plus grands détracteurs au sein du parti. "Le Front national va enfin connaître l'apaisement face à un extrémiste sectaire, arrogant et vaniteux qui tentait de museler notre liberté de débattre. Tous les talents et compétences méprisés par l'amicale des privilégiés à grosse tête vont enfin pouvoir s'exprimer. Un nouveau souffle", a lancé le député des Pyrénées-Orientales sur Twitter.

Gilbert Collard, au micro de RTL, considère qu'il s'agit d'un "événement surinterpreté". Selon lui, il s'agit néanmoins d'une décision permettant à Marine Le Pen de "reprendre la maîtrise complète de son discours".

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