2 min de lecture Économie

Fiscalité : l'État ouvre la porte à un accord avec Google

Le tribunal administratif de Paris a récemment annulé le redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au groupe californien.

Gérald Darmanin, à l'Assemblée nationale le 12 juillet 2017.
Gérald Darmanin, à l'Assemblée nationale le 12 juillet 2017. Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

L'État a ouvert la voie à une transaction avec Google, après l'annulation par le tribunal administratif de Paris du redressement fiscal de 1,15 milliard d'euros infligé au géant américain, a indiqué lundi 24 juillet le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

"Nous ne sommes pas hostiles au principe d'un accord transactionnel, qui est une possibilité offerte par notre droit fiscal", a expliqué le ministre dans un entretien au journal Les Échos mis en ligne lundi soir. "Il vaut mieux un bon accord qu'un mauvais procès", a-t-il ajouté.

Le ministre a toutefois réitéré l'intention de l'État de faire appel de la décision du tribunal administratif de Paris, comme annoncé au lendemain du jugement, "parce que c'est important pour nos finances publiques, mais c'est aussi une question de principe". 

Renforcer la confiance entre l'État et les entreprises

La procédure contre le géant américain avait été lancée par le précédent gouvernement. "Nous pensons que les profits réellement générés dans notre pays dépassent les sommes modestes aujourd'hui déclarées", a dit Gérald Darmanin. "Notre objectif est d'encaisser les recettes correspondant à l'activité réelle de Google en France", a-t-il expliqué, soulignant que le gouvernement souhaite "renforcer le lien de confiance" entre les entreprises et l'État.

À lire aussi
Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale le 19 mars 2020 entreprises
Coronavirus : Bruno Le Maire veut "éviter un naufrage" de l’économie

Sommé par le fisc de payer 1,6 milliard d'euros -un montant réduit par la suite-, Google avait contre-attaqué en justice. Le groupe californien affirme qu'il n'a pas à déclarer ses bénéfices en France puisqu'il vend de la publicité sur le marché français via sa filiale irlandaise Google Ireland Limited (GIL).

Google poursuivi dans plusieurs pays

Le tribunal administratif de Paris lui a donné raison, annulant le redressement fiscal de 1,115 milliard d'euros. Il a notamment estimé que Google France n'avait pas les moyens de mettre en ligne les publicités vendues aux annonceurs français, et ne faisait qu'assister GIL.

Faisant l'objet de poursuite dans plusieurs pays, Google est notamment parvenu à des accords avec les autorités fiscales au Royaume-Uni et d'Italie leur reversant quelques centaines de millions d'euros.

Google, mais aussi Apple, Facebook et Amazon -l'ensemble étant souvent présenté sous l'acronyme GAFA-, sont régulièrement critiqués pour leurs pratiques d'optimisation fiscale.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Économie Google Gérald Darmanin
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants