2 min de lecture Fraude fiscale

Deux parlementaires s'expliquent sur leurs démêlés avec le Fisc

Lucien Degauchy et Philippe Marini ont expliqué leur situation fiscale au "Monde". Une réaction à l'article du "Canard enchaîné" selon lequel 60 parlementaires seraient en délicatesse avec le fisc.

Le maire de Compiègne, Philippe Marini, à Paris le 28 septembre 2014 (illustration)
Le maire de Compiègne, Philippe Marini, à Paris le 28 septembre 2014 (illustration) Crédit : AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
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Deux parlementaires UMP de l'Oise, le député Lucien Degauchy et le sénateur Philippe Marini, ont dévoilé ce jeudi 23 octobre dans Le Monde leurs échanges avec le fisc. Les deux parlementaires ont ainsi indiqué "négocier depuis l'été avec la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HAPTV)".

Lucien Degauchy avait indiqué détenir un immeuble au Pré-Saint-Gervais valant 471.000 euros, alors que la HATVP a estimé le bien à 1,6 million d'euros. S'il reconnaît "avoir été bénéficiaire", l'élu explique que "les planchers s'écroulent, il y a des travaux de confortation. Un marchand de biens m'avait même dit qu'il n'en ferait rien et le démolirait pour reconstruire derrière".

Il affirme avoir "appliqué à la lettre ce que l'administration" lui "avait dit de faire; en aucun cas, dit-il, je n'ai cherché à tricher j'ai été contrôlé quatre années de suite depuis 2009." Il lui est aussi reproché la détention d'un compte en Suisse non-déclaré depuis 1981. "Dans mon esprit cet argent n'était pas à moi (...) c'était un héritage", dont il a "régularisé la situation" en 2013. "Aujourd'hui, on me reproche de ne pas l'avoir déclaré plus tôt" déplore-t-il.

60 parlementaires "en délicatesse" avec le fisc

Philippe Marini est quant à lui en désaccord avec le fisc pour l'évaluation d'un bien immobilier "dans ma famille depuis les années 1930, je n'y avais pas prêté vraiment attention". Le sénateur regrette que "pour remplir notre déclaration de patrimoine, on se contente de recopier l'ISF. Or c'est l'éternel problème: si les chiffres datent, le marché a pu évoluer."

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Ces déclarations font suite à un article du Canard enchaîné paru mercredi 22 octobre selon lequel qu'une soixantaine de parlementaires seraient, à des degrés divers, en délicatesse avec le fisc pour des cas allant "du petit différend au gros redressement".

La liste a été établie grâce à la législation sur la transparence adoptée l'année dernière après l'affaire Cahuzac, qui a obligé les élus à remettre des déclarations d'intérêt et de patrimoine à la Haute autorité.

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