2 min de lecture Dominique Voynet

Europe Ecologie - Les Verts : le hara-kiri de Dominique Voynet

CHRONIQUE - Dominique Voynet a annoncé abruptement qu'elle ne briguait pas sa réélection de maire de Montreuil. L'ex-ministre écologiste, qui dénonce un climat politique irrespirable, ne pèse plus aujourd'hui dans le paysage politique.

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Europe Ecologie - Les Verts : le hara-kiri de Dominique Voynet Crédit Image : AFP / Archives, Bertrand Guay | Crédit Média : RTL | Date :
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura Journaliste RTL

"J'ai pris la lourde décision de ne pas me représenter en mars" : c'est via un courrier que Dominique Voynet a annoncé qu'elle jetait l'éponge et renonçait à briguer un second mandat à la mairie de Montreuil. Celle qui fut une des fondatrices historiques des Verts en 1984, avait arraché la ville de Seine-Saint-Denis que dirigeait depuis 24 ans l'ex-communiste Jean-Pierre Brard, malgré le soutien officiel apporté par le PS à ce dernier.

Elle préfère le "bourre-pif" au "calumet de la paix"

"La politique, ce ne peut pas être une sorte de fight club où le seul objectif, c'est de traîner l'adversaire dans la poussière", a-t-elle argumenté, dénonçant ceux qui font campagne en promettant logements et jobs. Alors, est-ce un "coup de tête"? Ce n'est pas le genre de l'intéressée. Il faut dire que Dominique Voynet a connu des épilogues difficiles, dans sa vie. Elle savait où elle mettait les pieds il y a quelques années quand elle a débarqué à Montreuil. Voynet, ce n'était pas une banlieusarde, mais elle venait de chez les Verts !

Elle savait qu'on lui mettrait des bâtons dans les roues. Elle savait qu'elle aurait à se battre avec ceux qui font la pluie et le beau temps en Seine-Saint-Denis : les socialistes et les communistes. Elle savait que dans le "9-3", il faut jouer des ententes, des deals, savoir fricoter, et même tripatouiller. Elle n'a jamais transigé. Comme dans Les Tontons flingueurs, elle préfère le "bourre-pif" au "calumet de la paix".

Voynet, ça eut pesé !

Alors, elle a choisi d'arrêter ! Il pourrait d'ailleurs y avoir du panache à dire : "Je n'ai plus envie, c'est pas ça la vie je vais faire autre chose". Sauf qu'elle ne dit pas qu'elle ne quitte pas la vie politique, alors qu'elle vient de se faire hara-kiri. Elle n'est plus sénatrice, elle ne sera plus maire : elle n'a plus rien Dominique Voynet.

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Voynet, "ça eut pesé"... mais ça ne pesè plus ! Elle a quitté la route un beau soir de mai 2007 : elle fait le plus petit score jamais réalisé par les écolos : 1,57% (pire qu'Eva Joly). Les heures de gloire de Dominique Voynet, ce sont les années 90, quand elle s'empare des Verts en renversant Waechter. Quand elle entre au gouvernement avec Lionel Jospin en 1997. Elle est la marraine verte de la majorité plurielle. Chez les Verts, on l'appelle alors "maman" : celle qui peut remettre de l'ordre quand ça dérape.

Ensuite, Dominique Voynet a payé sa brutalité et son incapacité à louvoyer, que ce soit au gouvernement ou chez les Verts. D'ailleurs quand vous appelez le parti, vous vous apercevez que personne ne la pleure. Ils ont même tout fait pour s'en débarrasser. Chez les Verts, on ne pratique pas le développement durable entre personne. Il y en a qui tue. Eux, ils ont tué la mère.

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