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Euro 2016 : "Exclure Benzema n'est pas un choix racial", estime Alba Ventura

ÉDITO - La polémique Benzema prend donc des allures de scandale, voire d'affaire d'État, avec son lot de réactions politiques.

L'Edito Politique - Olivier Bost L'Edito politique Olivier Bost iTunes RSS
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Euro 2016 : "Exclure Benzema n'est pas un choix racial", estime Alba Ventura Crédit Image : AFP/P.P.Marcou | Crédit Média : RTL | Date :
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L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

L'attaquant du Real, qui a fait une saison exceptionnelle, n'a pas été sélectionné par Didier Deschamps pour disputer l'Euro 2016. Il accuse ce dernier d'avoir "cédé à la pression d'une partie raciste de la France". Karim Benzema aurait même été rayé de la liste des Bleus pour l'Euro 2016 parce qu'il était "d'origine nord-africaine", selon le grand Éric Cantona, premier de la classe en donneur de leçons.

Hé bien non ! Exclure Benzema n'est pas un choix racial. Karim Benzema, en tenant ces propos, tient d'ailleurs un discours communautariste. Non ce n'est pas parce qu'il est arabe qu'il n'a pas été sélectionné, mais c'est parce qu'il est au cœur d'une affaire de chantage à la sextape. Non Didier Deschamps n'est pas raciste. Ou alors c'est une drôle d'espèce de raciste qui sélectionne treize joueurs de couleurs.

La diversité pour la diversité, ça ne veut rien dire

À ce titre, on peut s'interroger sur la sortie de Jamel Debbouze qui se désole de n'avoir"aucun de nos représentants en équipe de France". Sans doute a-t-il raison de pointer une absence de diversité, pas seulement dans l'équipe de France en ce moment, mais dans la société en général. Cela veut dire qu'il faut lutter plus encore contre les discriminations. Mais la diversité pour la diversité, ça ne veut rien dire. La diversité ce n'est pas seulement être "originaire de" et avoir du talent. La diversité c'est aussi le collectif, le mérite, l'attitude, le comportement. On n'est pas obligé, au nom de la diversité, de se comporter comme un sale gosse.

Karim Benzema est excessif et  très égoïste. C'est sa petite personne qui compte, et il s'est payé un petit buzz sur la question du racisme à laquelle il ne s'est jamais vraiment intéressé. Là où Karim Benzema n'a pas tout à fait tort, c'est que dans cette affaire il n'y a pas que du foot. Il y a aussi de la morale. Il paye quelque chose qui n'a rien à voir visiblement avec ses talents de footballeur, puisqu'on dit qu'il est le meilleur attaquant du moment.

L'exemplarité compte

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Didier Deschamps a fait un choix qui n'est pas strictement sportif. Il l'a exclu de la sélection, parce qu'il n'a pas été exemplaire. Parce que depuis Knysna, on aimerait qu'ils soient exemplaires. On aimerait bien les entendre chanter la Marseillaise. On aimerait bien qu'ils ne se comportent pas comme des petits voyous. On aimerait bien qu'ils soient dignes de porter le maillot de l'équipe de France. Et peu importe qu'ils soient noirs, blancs ou jaunes.

Est-ce que Didier Deschamps n'a pas été influencé par une forme de politiquement correct ? Peut-être. Est-ce qu'on peut  espérer de certains joueurs qu'ils deviennent exemplaires ? Pas sûr. Quant à l'emballement politique, attention ! Là aussi, l'exemplarité compte. Il ne faudrait pas demander à un joueur de foot, plus qu'on ne demande à un député qui lui aussi représente la France.

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