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État d'urgence : Laurent Wauquiez, Manuel Valls, Gilbert Collard... Quand l'Assemblée nationale s'embrase

REPORTAGE - La France va vivre sous le régime de l'état d'urgence au moins jusqu'en février 2017, l'Assemblée nationale a donné son feu vert dans la nuit de mardi à mercredi 20 juillet au terme d'une séance surréaliste.

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État d'urgence : Laurent Wauquiez, Manuel Valls, Gilbert Collard... quand l'Assemblée nationale s'embrase Crédit Image : FRANCOIS GUILLOT / AFP | Durée : | Date :
Générique 3
Dominique Tenza et Paul Véronique

Il aura fallu plus de 7 heures de débats pour adopter la prolongation de l'état d'urgence de 6 mois. La séance restera dans les annales comme celle qui a fait voler en éclats l'union nationale, à laquelle avait pourtant appelé de nombreux parlementaires. Une nuit comme l'Assemblée en a peu connu qui débouchera malgré tout sur le vote de la prolongation de l'état d'urgence.

Atmosphère électrique et échanges surréalistes. Les hostilités ont commencé dès le début de la séance. Il est environ 19 heures quand le député Éric Ciotti pique une colère après s'être fait refuser un amendement. "Non non non non non, c'est de la clarification ! Vous assumerez vos responsabilités devant les Français", va-t-il pester. Quelques secondes plus tard, c'est toute l'assemblée qui s'embrase. Le deuil national paraît loin, une surenchère de critiques va s'abattre sur le gouvernement. Laurent Wauquiez, député Les Républicains, va s'en prendre à Manuel Valls :  "Comment se fait-il que le gouvernement ne soit pas capable d'écouter les critiques constructives qui sont faites par l'opposition ?"

De son côté, Gilbert Collard député Bleu Marine ira encore plus loin avec une attaque frontale très violente. "Vous êtes des incapables et je vous le dis : ces morts vous regardent et vous aurez des comptes à leur rendre, bande d'incapables", va-t-il s'égosiller devant les parlementaires.

"Si ici, dans cet hémicycle, quelqu'un qui est capable de dire qu'il a les moyens d'arrêter le terrorisme en quelques mois, par démagogie, qu'il le dise. Mais qu'il dise plutôt la vérité aux Français", rétorquera exaspéré Manuel Valls. Le Premier ministre va dénoncer la récupération politique de l'attentat, mise en oeuvre par certains députés. Finalement, la séance s'achèvera aux alentours de 5 heures du matin, dans une ambiance tout aussi détestable. Le texte doit maintenant passer devant le Sénat.

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