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Espionnage : la France a aussi son propre Prism

La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications

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La rédaction numérique de RTL

Alors que les révélations sur le système Prism fait encore des remous, Le Monde révèle ce jeudi 4 juillet que la France disposait également d’un dispositif d’espionnage à grande échelle des télécommunications. Un Big Brother à la française qui aurait profité à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et collecterait "systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger". En clair, la totalité de nos communications sont espionnées.
 
Pire, les politiques seraient au courant de ce système clandestin qui échappe à tout contrôle. Comme aux Etats-Unis, l'objectif n'est pas de savoir qui dit quoi mais qui parle avec qui. Relevés téléphoniques, SMS, fax, mails, Facebook, Google… tout est passé au crible afin de trouver les "métadonnées", c’est-à-dire non pas le contenu des messages mais leur contenant. Epluchées et stockées afin de lutter contre le terrorisme, ces données permettent également de garder un œil sur la population.

Un dispositif "a-légal"

 
"La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE", détaille le quotidien, qui ajoute que les autres services de renseignement français ont également accès à cette gigantesque base de données, sobrement baptisée "infrastructure de mutualisation".
 
Le dispositif est illégal, ou plutôt "a-légal" pour l'un des patrons d'une des agences de renseignement. "Le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement d'une procédure telle que Prism", tique-t-on du côté de la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
 
La loi n'a en effet jamais prévu un stockage massif de données techniques par les services secrets. "Voilà des années que nous sommes dans l'autorisation virtuelle", confie l'un des anciens patrons des services. "Et chaque agence s'en satisfait." Un parlementaire confirme "qu'une grande part des connexions électroniques en France est effectivement interceptée et stockée par la DGSE". Même si, officiellement, "l'infrastructure de mutualisation" n'existe pas.

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