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Éric Zemmour : "L'expérience grecque brise un tabou politique majeur"

REPLAY / BILLET - En Grèce, le leader de la gauche radicale au pouvoir a décidé de s'allier à la droite souverainiste. Pourquoi pas ailleurs en Europe, et même en France, s'interroge le journaliste.

Éric Zemmour
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Crédit : Elodie Grégoire
Éric Zemmour : "L'expérience grecque brise un tabou politique majeur"
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Éric Zemmour : "L'expérience grecque brise un tabou politique majeur"
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Éric Zemmour

Le chef de Syriza et nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, ne s'est donc pas tourné vers les socialistes du Pasok pour former une coalition, mais bien vers le petit parti de droite souverainiste des Grecs indépendants (Anel).

"C'est la seule surprise de cette victoire tant annoncée", constate Éric Zemmour. Il note que le nombre de députés que ces deux partis pouvaient apporter était le même, et que les désaccords entre les deux formations sont patents, notamment au sujet de l'immigration.

Pour le journaliste, les dirigeants de la gauche de la gauche et de la droite souverainiste "ont considéré que la question la plus importante était bien l'Europe, et à travers elle celle de la souveraineté nationale". Il prédit des remous dans les deux camps.

"C'est comme si, en France, Jean-Luc Mélenchon formait une coalition avec Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen". Éric Zemmour rappelle d'ailleurs que cette "alliance transgressive" entre gauche eurosceptique et droite souverainiste est bien une invention française.

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Il faut remonter à la campagne pour le référendum de Maastricht en 1992, "quand tout rapprochait les principaux chefs du non". Mais aussi en 2002, quand Jean-Pierre Chevènement "tenta de rapprocher les républicains des deux rives".

Cette "alliance transgressive" entre gauche eurosceptique et droite souverainiste est une invention française

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Le journaliste note qu'à la différence de la Grèce, c'est la droite de la droite qui domine électoralement en France. "La présence d'une immigration plus ancienne et bien plus nombreuse a divisé les classes populaires vivant dans l'Hexagone autour d'un clivage ethnique et religieux qui n'existe pas encore dans les autres pays méditerranéens", décrypte-t-il.

"Voilà pourquoi le clivage droite - gauche survit dans les mots, même s'il est mort dans les faits", ajoute Éric Zemmour. Pour lui, l'expérience grecque "brise un tabou politique majeur". Et les grandes capitales européennes ont "un intérêt vital à ce qu'elle déçoive et échoue".

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