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En visite au Japon, Manuel Valls se dit "toujours zen"

Le Premier ministre entamait ce samedi un voyage de trois jours au Japon avec la visite d'un sanctuaire à Kyoto.

Manuel Valls au Japon le 3 octobre 2015.
Manuel Valls au Japon le 3 octobre 2015.
Crédit : TOSHIFUMI KITAMURA / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Face aux "défis considérables" du monde, Manuel Valls assure être "toujours zen". Le Premier ministre a entamé ce samedi 3 octobre son voyage de trois jours au Japon par une journée à Kyoto avec une première rencontre avec son homologue japonais Shinzo Abe et une visite dans le sanctuaire shintoïste Shimogamo.

Interrogé par un journaliste sur le fait de savoir si ce voyage faisait office de "parenthèse zen" dans une "rentrée difficile", le chef du gouvernement, dont c'est le premier voyage à Japon, a répondu :  "La rentrée n'est pas 'difficile', elle est marquée par des défis considérables", comme les tensions diplomatiques ou les difficiles négociations sur le climat à la fin de l'année à Paris. "Donc zen au Japon, zen en France, il faut être zen pour affronter les défis de la France et du monde".

Après une visite d'entreprise (Horiba, une grande société japonaise d'instruments de mesure), le Premier ministre, qui a dit souhaiter renforcer la "relation d'exception" franco-japonaise, doit visiter le musée du manga de Kyoto, puis lancer la "Nuit blanche" de Kyoto, inspirée de celle de Paris.

"Tout est envisageable"

Même si le programme de la journée est plutôt léger, les sujets de fond ne devraient pas manquer lors du dîner avec Shinzo Abe: morosité économique en Europe ainsi qu'au Japon malgré les tentatives de relance des "Abenomics", tensions avec la Chine ou la Russie, nucléaire (décontamination de Fukushima, relance des centrales japonaises, difficultés d'Areva...) discussions en vue d'un accord de libre-échange euro-japonais...

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Dans des interviews à trois journaux japonais publiées ce samedi en amont de sa visite, Manuel Valls a précisé la position française sur plusieurs de ces dossiers. Concernant les tensions entre la Chine et ses voisins en mer de Chine méridionale, il a insisté sur "le respect du droit international". Pékin, qui revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine du sud, y mène d'énormes opérations de remblaiement, accélérant depuis un an la transformation de récifs en ports et en infrastructures, suscitant des protestations aux États-Unis et chez ses voisins asiatiques notamment.

Concernant le groupe nucléaire Areva, en difficulté, la France est prête à ouvrir la porte à des entreprises chinoises et japonaises au capital selon le Premier ministre. "Tout est envisageable, dès lors que ces alliances entre industriels nous renforcent mutuellement". Quant à un traité de libre-échange, "la France soutient pleinement la négociation en cours" mais "il reste beaucoup à faire", en particulier sur les barrières non tarifaires et l'accès aux marchés publics. Et quand le journal Nikkei lui prête "toutes les chances" si jamais il était candidat à la présidentielle de 2017, François Hollande "est le candidat naturel de la gauche", répond Manuel Valls, qui "consacre toute (s)on énergie" à "mener les réformes pour faire réussir (s)on pays".

L'innovation au rendez-vous

Ce déplacement aura aussi un large volet consacré à la science et l'innovation. Toujours à Kyoto, le Premier ministre inaugurera dimanche avec son homologue nippon le STS Forum, qui se veut un "Davos de la science" avec plus de 1.500 scientifiques. Il visitera ensuite, toujours avec son homologue japonais, le Pavillon d'Argent, un superbe temple bouddhiste, avant de rallier Tokyo en train à grande vitesse Shinkansen.

Lundi dans la capitale, Manuel Valls lancera notamment l'année franco-japonaise de l'innovation. Pour cette troisième journée de son déplacement, il retrouvera aussi le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, sujet de nombreux recadrages ces dernières semaines après des sorties sur le statut des fonctionnaires ou le temps de travail. Outre le secrétaire d'État à la Recherche Thierry Mandon, la délégation comprend une soixantaine de chefs et cadres dirigeants d'entreprises françaises, dont les patrons d'EDF Jean-Bernard Lévy et d'Areva Philippe Varin.

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