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Remaniement : Valls va demander un nouveau vote de confiance cet automne

MINUTE PAR MINUTE - Le nouveau gouvernement "Valls II" a été présenté. Le Premier ministre sollicitera un nouveau vote de confiance devant le Parlement cet automne.

Manuel Valls sur le plateau du 20 heures de France 2 mardi 26 août 2014
Manuel Valls sur le plateau du 20 heures de France 2 mardi 26 août 2014
Crédit : Capture d'écran France 2
Marion Dautry
Marion Dautry

Le voile est levé sur la composition du gouvernement de "clarté" composé par François Hollande et Manuel Valls. Après la démission de son premier gouvernement suite aux déclarations virulentes d'Arnaud Montebourg à l'égard du cap social-libéral tenu par l'exécutif, la nouvelle équipe chargée d'appliquer la politique élyséenne compte 16 ministres et 17 secrétaires d'État. 

Peu de mouvements sont à noter. Arnaud Montebourg démissionnaire, c'est Emmanuel Macron, un ancien banquier d'affaires proche de François Hollande, qui récupère l'économie. Après la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale, où elle succède à Benoît Hamon qui a également renoncé, c'est Patrick Kanner qui récupère la Jeunesse, les sports et la ville. Laissé vacant par Aurélie Filippetti, le poste de la Culture est attribué à Fleur Pellerin. Annoncée un temps sur le départ, Taubira reste à la Justice.

Quelques minutes après ces annonces, Manuel Valls a justifié ce remaniement sur le plateau du journal télévisé de France 2. Le Premier ministre a annoncé qu'il engagera à nouveau la confiance de son gouvernement devant l'Assemblée nationale "en septembre ou en octobre", alors même que la constitution ne l'y obligeait pas, afin de s'assurer de l'allégeance de sa majorité.

Retrouvez le déroulé des événements de la journée où le gouvernement Valls 2 a été annoncé dans notre live "minute par minute" ci-dessous. 

21h12 - Jérôme Chapuis, rédacteur en chef adjoint au service politique de RTL, explique pourquoi la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie, est la surprise du nouveau gouvernement, annoncé le 26 août.

À regarder

VIDÉO - Remaniement ministériel : "Emmanuel Macron est la surprise du gouvernement Valls 2", selon Jérôme Chapuis
00:01:39
À écouter aussi

20h50 -  Alors que les passations des pouvoirs des principaux maroquins sont prévues mercredi matin, le ministère de la Culture abrite déjà celle de Fleur Pellerin et Aurélie Filippetti.

20h45 - Sitôt nommée, déjà décriée. La promotion de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale ne passe pas inaperçue chez les militants de la Manif pour tous. Les anti-mariage gay lui reprochent notamment sa défense de l'ABCD de l'égalité.

20h31 - Plusieurs choses à retenir de l'intervention de Manuel Valls sur France 2 : 

- Le Premier ministre a repris les éléments de langage déployés depuis lundi et réaffirmé la volonté de l'exécutif de clarifier la ligne du gouvernement
- Il sollicitera la confiance de la représentation nationale cet automne pour s'assurer de la solidité de sa majorité. Il n'imagine pas une dissolution de l'Assemblée nationale.
- Il gardera ses annonces pour plus tard, a priori dans les prochaines 48 heures.

20h28 - Pas d'embellie du côté de l'emploi. Manuel Valls l'assure, les chiffres du chômage de juillet attendus mercredi "ne peuvent pas être bons, ils seront négatifs".  

20h26 - Manuel Valls fera des annonces dans le secteur du logement dans les prochaines 48 heures "pour débloquer le pays". 

20h22 - Manuel Valls annonce qu'il sollicitera à nouveau la confiance du Parlement "en septembre ou en octobre", alors que la Constitution ne l'y oblige pourtant pas. Le Premier ministre tient à s'assurer de la solidité de sa majorité. Il n'a pas de doute sur son obtention : "Elle sera là, car il ne peut pas en être autrement. Si elle n'est pas au rendez-vous, ce sera fini, nous ne pourrions pas continuer".

20h18 - "Emmanuel Macron est un socialiste" assure Manuel Valls, alors que la nomination de l'ex-banquier d'affaires suscite déjà une vague d'indignation à gauche de l'échiquier politique. 

20h15 - Le Premier ministre martèle à nouveau la volonté de l'exécutif de "clarifier la ligne du gouvernement" pour la suite du quinquennat.

20h13 - Manuel Valls évoque "les beaux visages" de Najat Vallaud-Belkacem et Fleur Pellerin, promues au gouvernement : "Un nouveau gouvernement devait se mettre en place, un gouvernement clair avec des visages jeunes".

20h12 - Le Premier ministre justifie la démission de son premier gouvernement, "un acte d'autorité", selon lui : "On ne peut pas accepter qu'à l'extérieur du gouvernement on [des ministres, Ndlr] mette en cause la ligne du gouvernement". Il se dit "peiné" du fait de ses "relations amicales avec Arnaud Montebourg et Benoît Hamon". 

20h10- Manuel Valls s'exprime sur France 2.

Manuel Valls justifie la composition de son nouveau gouvernement
Manuel Valls justifie la composition de son nouveau gouvernement
Crédit : Capture d'écran France 2

19h52 - La nomination de Najat Vallaud-Belkacem est également très commenté à droite, qui parle de "provocation".

Les militants de la Manif pour tous, qui reproche à la ministre sa défense des ABCD de l'égalité, s'inquiètent également de cette nomination. Albéric Duméront, coordinateur général de la Manif pour tous, ironise sur le succès à venir de la prochaine manifestation, prévue le 5 octobre.

19h42 - Autre nomination importante : celle de Fleur Pellerin à la Culture. Elle quitte le secrétariat d'État au Commerce extérieur pour un plus gros portefeuille, en remplacement d'Aurélie Filippetti.

Issue de la société civile, la ministre voit récompensé un engagement de longue date, dans la campagne de François Hollande, au sein du gouvernement Ayrault, puis dans le premier gouvernement de Manuel Valls.

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19h30 - Qui part, qui reste : retrouvez la liste des seize ministres, huit femmes et huit hommes, ainsi que des secrétaires d'État qui composent le nouveau gouvernement.

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19h25 - Remplaçant d'Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron, surnommé "le Mozart de la finance", avait refusé le secrétariat d'État au budget que lui proposait Manuel Valls en avril dernier. Il obtient aujourd'hui l'Économie.

Ancien conseiller économique de François Hollande et secrétaire général adjoint à l'Élysée, sa nomination est déjà largement débattue, autant à gauche qu'à droite.

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19h17 - Pour Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste français, la composition du nouveau gouvernement consacre "une politique plus droitière que jamais".

La secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts est moins sévère. "On est face aujourd'hui à un gouvernement beaucoup plus réfléchi que le précédent", a-t-elle réagit.

19h12 - La nomination d’Emmanuel Macron au ministère de l'Économie a été une véritable surprise. Elle est accueillie très froidement dans l'opposition, mais aussi par les frondeurs du parti socialiste. Pour le député socialiste des Hauts de Seine Jean-Marc Germain, l'arrivée d'Emmanuel Macron n'est "pas bon signe".

Il n'emporte pas non plus l'adhésion à droite, où Christian Estrosi pressent une "catastrophe".

19h00 - Parmi les entrants, Thomas Thévenoud devient secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du Tourisme et des Français de l'étranger. Alain Vidalies devient secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche. Pascale Boistard devient secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes. Myriam El Khomri devient secrétaire d'Etat à la Ville.

De nombreux ministres et secrétaires d'État sont confirmés à leur poste. Geneviève Fioraso reste secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Christian Eckert reste secrétaire d’État au Budget. Kader Arif reste secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire. Laurence Rossignol reste secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie. Ségolène Neuville reste secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

Carole Delga reste secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire. Axelle Lemaire reste secrétaire d’État chargée du Numérique. André Vallini reste secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale. Thierry Braillard reste secrétaire d'Etat chargé des Sports.

18h55 - Emmanuel Macron, ancien conseiller de l'Élysée, est nommé à l'Économie en remplacement d'Arnaud Montebourg.

Sylvia Pinel reste ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la ruralité. Marylise Lebranchu est confortée à la Décentralisation et à la Fonction publique. George Pau-Langevin conserve le ministère de l'Outre-mer.

Jean-Marie Le Guen reste secrétaire d'État aux relations avec le Parlement. Annick Girardin, radicale de gauche, est maintenue au secrétariat d'État au Développement et à la Francophonie. Harlem Désir est également confirmé aux Affaires européennes.

Patrick Kanner est nommé ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports en remplacement de Najat Vallaud-Belkacem.

18h45 - Najat Vallaud-Belkacem est nommée à l'Éducation nationale. Michel Sapin conserve les Finances, François Rebsamen le Travail, Bernard Cazeneuve l'Intérieur et Stéphane Le Foll l'Agriculture. Marisol Touraine reste à la Santé. Christiane Taubira conserve la chancellerie, Jean-Yves le Drian la Défense et Ségolène Royal l'Écologie, Laurent Fabius les Affaires étrangères.

Fleur Pellerin est nommée ministre de la Culture. Thierry Mandon est chargé de la réforme de l'État et de la Simplification.

18h41 - Alors que les contours du gouvernement Valls II doivent être dévoilés dans les minutes qui viennent, l'Élysée publie sur Twitter un Vine (une courte vidéo) montrant le Président et son Premier ministre travaillant d'arrache-pied sur le casting de la nouvelle équipe gouvernementale.

18h32 - Frédéric Cuvilliers, secrétaire d'État chargé des Transports, a annoncé son départ dans un communiqué. Sur Twitter, il se dit "fier et honoré du chemin parcouru" et assure le Premier ministre et le futur gouvernement de son "soutien".

18h30 - Christine Boutin, présidente du parti chrétien démocrate, considère que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale serait une "provocation intolérable".

La ministre serait nommée à la tête d'un énorme ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et de la vie associative.

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18h15 - Après Filippetti, Hamon et Montebourg, c'est au tour de Frédéric Cuvillier d'annoncer qu'il ne fera pas parti du nouveau gouvernement de Manuel Valls. Le secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche refuse d'être reconduit à son poste, estimant qu'il n'a "pas l'autonomie et la capacité d'action nécessaire".

18h02 - INFO RTL - Najat Vallaud-Belkacem devrait être à la tête d'un ministère élargi comportant l'Éducation nationale, la jeunesse, les sports et la vie associative.

18h00 - Suivez la présentation du nouveau gouvernement sur notre live et en direct sur RTL.

17h45 - Denis Baupin, vice-président Europe Écologie-Les Verts de l'Assemblée nationale, confirme que "les conditions ne sont pas réunies" pour la participation d'EELV au nouveau gouvernement, mais que les "priorités restent les mêmes", avec la transition énergétique "en tête".

17h30 - Robert Hue, proche de François Hollande, ne participera pas non plus au gouvernement. Le sénateur du Val d'Oise et président du Mouvement unitaire progressiste a déclaré dans un communiqué que "ni la ligne politique proposée au nouveau gouvernement ni sa composition n’étaient de nature à permettre, en tout état de cause, notre participation pour agir dans le sens d’une inflexion sociale nécessaire".

17h10 - Jean-Michel Baylet ne participera pas au gouvernement. Il l'a annoncé en fin d'après-midi, après une longue journée de négociations infructueuses. Il réclamait un ministère régalien, quand Manuel Valls ne lui aurait proposé que le Logement. 

Annick Girardin devrait conserver son poste de secrétaire d'État à la francophonie, Thierry Braillard resterait aux sports et Sylvia Pinel le ministère du Logement.

16h52 - Les écologistes ne participeront pas au nouveau gouvernement. Le sénateur Jean-Vincent Placé, pourtant abondamment cité pour en faire partie, a déclaré que "les conditions ne sont pas réunies". Il souhaite néanmoins "la réussite du gouvernement".

16h47 - Le nouveau gouvernement sera présenté "vers 18 heures", annonce maintenant l'Élysée.

16h42 - Manuel Valls s'exprimera au 20 heures de France 2 ce mardi 26 août.

16h40 - Manuel Valls tente encore le tout pour le tout avec les écologistes. Selon Le Figaro, le Premier ministre aurait appelé la secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse, pour s'entretenir avec elle de la situation politique actuelle. "Le premier ministre voulait savoir si le parti pouvait changer d’avis et soutenir la présence de ministres écologistes dans le gouvernement", raconte un proche d'Emmanuelle Cosse au Figaro. La réponse est non, toujours non.

16h20 - Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, se dit prêt "à contribuer" au nouveau gouvernement de Manuel Valls. En marge de la première rencontre à Lyon de son "pôle des réformateurs", il a invité les parlementaires à signer son manifeste, qui salue la ligne politique du gouvernement, aujourd'hui "réaffirmée".

"Dans une période particulièrement difficile pour notre pays et sauf à y ajouter le trouble au trouble, il ne peut y avoir que l’affirmation d’une seule ligne politique parmi les membres du gouvernement, celle définie lors de son investiture par Manuel Valls", avait-t-il également écrit sur son blog la veille.

"Je suis toujours prêt à contribuer à faire en sorte que notre pays aille de l'avant, mais il est clair que pour moi la métropole de Lyon est quelque chose d'extrêmement important", a toutefois nuancé M. Collomb devant la presse. 

16h00 - Le parti socialiste réaffirme son engagement à "respecter les accords électoraux". Dans un communiqué, le PS a adressé un message à ses partenaires politiques, assurant que "les accords électoraux auxquels il a souscrit, en particulier avec les Radicaux de gauche, seront pleinement respectés".