16 min de lecture Primaire Les Républicains

Primaire de la droite : revivez le premier débat du scrutin

À quelques semaines de la primaire de la droite, les sept candidats se sont affrontés lors du premier débat du scrutin.

Édition Spéciale "La Primaire : Le Débat" Marc-Olivier Fogiel & Alain Duhamel
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"La Primaire : le Débat" - partie 1 Crédit Image : TF1 | Date :
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La rédaction de RTL et Marie-Pierre Haddad

Ils se sont affrontés pendant des mois via médias interposés. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson, ont débattu pour la première fois lors d'un débat organisé par RTL, TF1 et Le Figaro, ce jeudi 13 octobre. La primaire se déroulera les 20 et 27 novembre prochain. Selon les estimations, le potentiel de participation est estimé entre "2,6 et 3,1 millions" de personnes. 

Alain Juppé est depuis de nombreuses semaines le favori des sondages. Selon un sondage Opinionway publié ce jeudi, le maire de Bordeaux conserve son avance avec 42% des intentions de vote, contre 28% pour Nicolas Sarkozy, 13% pour Bruno Le Maire, 11% pour François Fillon et 4% pour Nathalie Kosciusko-Morizet. Si le scrutin avait lieu dimanche, l'ancien Premier ministre l'emporterait au second tour avec 62% des votes, contre 38% pour l'ex-chef de l'État, selon cette enquête réalisée pour Atlantico. 11% n'expriment pas d'intention de vote.

Impôts, retraites, terrorisme, affaires judiciaires, les sept candidats de la primaire de la droite ont longuement exposé leur programme. Dans la deuxième partie, Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy se sont affrontés sur les affaires judiciaires.

Revivez le premier débat de la primaire de la droite

00h19 - Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire général du Parti socialiste, sera dès demain à 7h45 l'invité politique de RTL.

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00h13 - Elizabeth Martichoux, Gilles Bouleau et Alexis Brézet ont interrogé les candidats pendant plus de deux heures. Qu'en ont pensé les journalistes ?

00h06 - Selon un sondage Elabe pour BFMTV, Alain Juppé a relevé le défi. Il sort gagnant de ce débat avec 35% des téléspectateurs convaincus, 32% chez les sympathisants de droite. Il est suivi par Nicolas Sarkozy avec 27% des téléspectateurs convaincus, 27% chez les sympathisants de la droite. François Fillon récolte 17% et Bruno Le Maire 14%.

00h03 - Pour contrer les propositions des candidats de la droite, le Parti socialiste diffuse des fiches pratiques sur Twitter avec ses propres arguments sur les sujets évoqués dans le débat : emploi, retraite, fiscalité... Avec le #PrendsGarde.

23h53 - Qui a remporté le débat ? Découvrez l'analyse d'Alain Duhamel

23h50 - Le débat est désormais terminé. Voici le debrief avec Jean-Frédéric Poisson.

23h47 - Ce qu'il faut retenir du débat de la primaire de la droite et du centre.

23h20 - Désormais, les candidats doivent conclure. 

Bruno Le Maire conclut l'émission : "On n'en peut plus" et invite les électeurs à "passer à autre chose". Nicolas Sarkozy déclare : "Je crois en la France, le génie du peuple français. J'ai l'expérience, j'ai l'énergie, je veux être le port-parole de la majorité silencieuse. Je veux que la France de l'action succède à la France du bavardage". Nathalie Kosciusko-Morizet affirme que "le recyclage ça marche pour les déchets, pas pour les idées". L'ancienne ministre estime que "tous ceux qui ne veulent plus de François Hollande, tous ceux qui ne veulent pas de Marine Le Pen" sont appelés à participer à cette primaire. 

François Fillon juge que ce "débat a montré qu’il n’y a pas deux candidats qui ont déjà gagné la primaire (...) Pour la première fois, ce ne sont pas des partis qui vont choisir les projets et les candidats. Je veux que la majorité silencieuse vote pour le candidat en qui elle a le plus confiance. Je dis aux Français : vous avez la possibilité de prendre le pouvoir, alors prenez-le". Jean-François Copé déclare : "Tout ce que j'ai pu entendre pendant mes rencontres avec les Français se résume à un cri de colère qui est de dire que notre pays n'est plus commandé ni dirigé". "Vous même, à droite, avez manqué des rendez-vous dans les années qui viennent de s'écouler. Il faut réhabiliter l'action et la décision. Le courage, la solidité dans l'épreuve et l'action. La seule solution, si on veut vraiment se projeter dans XXIe siècle, c'est de procéder à une gouvernance par ordonnance, jamais par référendum. Ils sont incompréhensibles pour les Français", a-t-il ajouté.

Alain Juppé conclut : "Nous nous connaissons depuis longtemps vous et moi. Les plus jeunes me découvrent avec mes réussites et mes cicatrices. Vous avez compris ce soir que je suis prêt, déterminé. Alors faisons nous confiance. Je veux vous conduire sur le chemin de l’espérance d’une France puissante qui crée des emplois. Une France fière aussi de ses valeurs, de sa culture. Une France qui pèse en Europe et dans le monde. Et enfin, une France optimiste. Oui, optimiste puisque si nous faisons les grands changements nécessaires, la France redeviendra ce pays où il fait bon vivre".

23h18 - Découvrez quel candidat est le plus recherché en temps réel sur Google

23h11 - Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy s'attaquent sur la burqa. Le premier affirme que François Fillon et Nicolas Sarkozy "étaient défavorables à une loi sur la burqa et c'est nous les députés qui l'avons faite passer". Réponse de Nicolas Sarkozy : "Jean-François, ce n'est pas toi qui nous a imposé la loi sur la burqa et tu n'étais pas en mesure d'imposer ni au premier ministre ni au président de la République quoi que ce soit".

L'ancien président de la République en a profité pour revenir sur le burkini. Il "ne veut pas laisser les maires seuls avec ça et critique "la vision moyenâgeuse du corps de la femme présenté comme diabolique et qui doit être soustrait au regard lubrique de l'homme". 

23h02 - L'intégrité des dirigeants politiques, à l'heure où les affaires n'ont pas épargné la droite ces dernières années, est une des promesses des candidats à la primaire. Bruno Le Maire exige que l'intégralité des candidats à la présidentielle publient leur casier judiciaire. Cette exigence de transparence est-elle un moyen d'embarrasser Alain Juppé ? "Vous êtes sérieux Alexis Brézet (journaliste au Figaro, ndlr) ?", s'interroge Bruno Le Maire. 

22h38 - Les candidats sont interrogés sur la lutte contre le terrorisme. 

Bruno Le Maire veut que "la priorité" soit de "garantir la sécurité et la protection des Français face au terrorisme". L'ancien ministre propose de d’expulser du territoire les étrangers "fichés S" et met en avant l'argument de la "justice d’exception". Ainsi, toutes les personnes qui ont un lien avec une activité terroriste doivent être interpellées "pour ne pas qu’elles passent à l’acte". "J'essaye d'écouter les professionnels", affirme Alain Juppé. Le maire de Bordeaux assure que "des procédures existent pour mettre en détention provisoire ceux qui représentent un danger avéré. Dans le cadre de l'état d'urgence, j'ai dit que je n'étais pas hostile à les mettre en rétention à la condition qu'il y ait l'intervention judiciaire".

Jean-Frédéric Poisson ne souhaite pas que les personnes fichées S soient internées. Quant à François Fillon, l'ancien premier ministre se positionne en défaveur de l'instauration d'une législation dérogatoire aux droits de l'Homme. "Je ne propose pas qu’on interne les fichés S dans des camps de rétention. Je dis qu’on peut retirer la nationalité française à tous ceux qui combattent en Syrie et en Irak", affirme-t-il.

Mesure qu'elle prône depuis longtemps, Nathalie Kosciusko-Morizet veut mettre "hors la loi" le salafisme. "Certaines opinions ne devraient pas pouvoir être enseignées", comme le fait qu' "une femme vaut deux fois moins qu'un homme", ajoute-t-elle. 

Selon Nicolas Sarkozy, "la question aujourd'hui n'est pas de savoir s'il y aura un prochain attentat mais quand. Je propose un internement préventif des fichés S les plus dangereux. Sur ces 12.000 il y en a quelques centaines qui sont plus dangereux que les autres". Jean-Frédéric Poisson ne veut pas être "le chef d'État de la police du vêtement". 

22h27 - Interrogé sur l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy déclare : "Ce ne sont pas des déclarations qui honorent ceux qui les prononcent (en référence aux attaque de Bruno Le Maire et François Fillon ndlr) Je n'ai jamais été condamné et depuis 5 ans, je suis sans doute le Français qui a été le plus écouté, le plus perquisitionné, le plus interrogé. Est-ce que vous croyez vraiment que si j'avais quoi que ce soit à me reprocher, je me présenterai".

Quelques instants plus tôt, Bruno Le Maire a dit "viser l'exemplarité", mais assure ne "viser personne". Alain Juppé a été ainsi interrogé sur son casier judiciaire. "La Cour d’appel a bien dit que je ne m’étais rendu coupable d’aucun enrichissement personnel et que je ne devais pas être un bouc émissaire. Je me suis représenté au suffrage des Français depuis, j'ai perdu deux fois et j'ai gagné trois fois. S’ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m’éliront pas", répond l'ancien premier ministre. 

Jean-François Copé a affirmé : "Après l'affaire des comptes de campagne de 2012, j'ai été poussé à démissionner en attendant que la justice confirme mon innocence. Oui, si javais été mis en examen, je ne me saurais pas porté candidat compte tenu du rapport que j'estime majeur entre un président et les Français, d'autant plus à travers celui qui est le garant de l'institution judiciaire".

Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça, François Fillon aurait demandé à François Hollande que Jean-Pierre Jouyet accélère les procédures contre Nicolas Sarkozy. "Jean-Pierre Jouyet est un menteur. Et je découvre que le président de la République, en plus d'être incompétent, est un manipulateur. J'ai honte pour mon pays quand je vois que le président se livre à des accusations médiocres", attaque François Fillon.

22h26 - De retour pour la deuxième partie de l'émission. 

22h24 - Retrouvez l'analyse de notre éditorialiste Alain Duhamel sur la première partie du débat.

22h20 - Désormais, les candidats répondent aux questions des internautes de RTL.fr, du Figaro et de LCI. 

Un internaute demande à Nathalie Kosciusko-Morizet : "Est-ce que vous présentez à la primaire socialiste ou de la droite ?". La candidat assure : "Je suis bien dans ma famille politique".

Une autre question est adressée à François Fillon, sur le montant du Smic. "Le Smic actuel est ce que la société française peut faire de mieux. En France, il est d’ailleurs plus élevé que dans la plupart des pays européens".

Un internaute a interrogé Jean-François Copé sur la guerre des chefs à l'UMP : "Le temps a passé. Depuis toutes ces années nous avons bien eu le temps de réfléchir à cette désastreuse période qui nous a divisés avant qu'on ne se retrouve. D'autant que d'autres épreuves m'ont amené à réfléchir beaucoup (...) La droite décomplexée que je propose depuis toutes ces années n'a pas varié et ces histoires sont complètement derrière nous et doivent nous servir de leçon".

22h17 - Sur la question des retraites, Alain Juppé veut relever "par étape" l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, d'ici 2026. Il explique que cela va permettre "d'économiser 20 milliards d'euros par an à la fin du quinquennat et au-delà". Nicolas Sarkozy rappelle que "lors du débat face à Ségolène Royal", il avait dit qu'il ne ferait pas de référendum". "Je n'ai donc pas trahi ma promesse. On ne répond pas par oui ou par non à un traité qui a 250 articles", ajoute-t-il.

22h12 - Place désormais aux propositions concernant le déficit.

Alain Juppé souhaite baisser de 80 milliards d'euros la dépenses publique. Jean-François Copé rappelle qu'il a été "ministre du budget à un des rares moments où l'on était en dessous des 3% de déficit. C'est une priorité absolue. On ne peut pas pleurnicher sur l'indépendance de la France et avoir des niveaux de dettes qui font qu'on dépend" du monde de la finance. François Fillon avance des économies de 100 milliards d'euros sur cinq ans. "Ceci permettra d'arriver à l'équilibre pour les comptes publics."

De son côté,  Jean-Frédéric Poisson n'est pas "convaincu que la première question que se posent les Français soit la question de l'endettement public (...) Cette affaire de 3%, c'est le traité de Maastricht et vous savez tout le mal que j'en pense. Je veux remettre à plat intégralement cette folie de vouloir mettre à la toise tous les pays d'Europe qui n'a aucun sens. Donc je ne reconnais pas cette légitimité. D'ailleurs personne ici ne l'a fait, sauf Jean-François Copé".

22h09 - Comment s'en sortent les candidats après une heure de débat ?

22h01 - Faut-il supprimer des postes chez les fonctionnaires ?

Bruno Le Maire veut supprimer des milliers de postes de fonctionnaires. Il s'en prend au "tout social", dans l'objectif de réduire les dépenses publiques. Quant à Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République revient sur son argument de supprimer un poste de fonctionnaires sur deux. "Je suis totalement opposé à l'augmentation de la TVA car Hollande l'a déjà fait. Et si on fait l'alternance, ce n'est pas pour faire la même chose. Sur les emplois publics, nous en supprimerons 300.000 sur la durée du quinquennat. 150.000 sur la fonction d'État et l'autre moitié sur la fonction territoriale. Je n'exonère qu'un seul ministère, celui de la sécurité et de la défense. Tout le reste, le 1 fonctionnaire sur 2 pas remplacé, ça repart", ajoute-t-il.

Le statut d'agent de la fonction publique "n'est pas forcément nécessaire", pour Nathalie Kosiuscko-Morizet. "On a pas besoin d'être fonctionnaire pour être enseignant", ajoute la candidate. Mais pour Jean-François Copé, "il faut être cohérent". "Ce que je propose, c'est ce que nous avons fait dans le quinquennat précédent. Je veux bien qu'on ait changé d'avis, mais quand même", explique-t-il à l'attention de Nicolas Sarkozy. Mais l'ancien président de l'UMP assure qu'il ne faut "pas hésiter à embaucher massivement dans la gendarmerie, la police, la justice. Des administrations qui sont vulnérables depuis dix ans". 

Selon François Fillon, "il y a plus de 5 millions de fonctionnaires en France, ce n'est plus tenable. La question de l'augmentation de leur temps de travail est primordiale". Il explique que "la baisse de l’emploi public ne peut être faite que s’il y a augmentation du temps de travail chez les fonctionnaires, sinon les services ne seront plus rendus".

21h40 - Après le chômage, les candidats doivent exposer leur programme concernant les impôts. 

Nicolas Sarkozy est le premier à répondre à la question : "Comment dire aux Français qu'on est contre les augmentations d’impôts de François Hollande mais qu'en cas d'alternance on continuera de les augmenter ?". L'ancien chef de l'État "refuse de baisser les impôts uniquement pour la compétitivité des entreprises mais aussi pour les classes moyennes qui ont été matraquées. Nous ferons voter les baisses d'impôts en juillet 2017 exactement au même moment que les 100 milliards de baisse de dépenses publiques",

François Fillon annonce qu'il souhaite baisser de 49 milliards les charges sur les entreprises. Le candidat à la primaire de la droite et du centre propose "10 milliards de baisse ciblées sur les familles et la baisse des charges salariales" pour "redonner du pouvoir d'achat". 

Ensuite, Jean-Frédéric Poisson affirme que l'impôt est "une question d'appartenance à la communauté française". "Chacun contribue à proportion de ce qu'il peut y faire, c'est très normal même de manière symbolique. Tous les foyers fiscaux acquittent l'impôt. Mais au-delà de l'économie, je veux parler un peu de politique". Toutes les mesures "que nous examinons ne serviront à rien si on ne règle pas sur le plan politique cet effet de ciseau qui fait que nous sommes devenus sous-attractifs sur le plan économique, avec des entreprises qui partent, et sur le plan social, avec ceux qui viennent en France pour trouver ce qu'ils ne trouvent pas dans leur pays", ajoute-t-il.

Alain Juppé enchaîne sur cette question et affirme que son "objectif numéro un en matière de baisse d'impôts est l'emploi". Le candidat a mis au centre de son programme la lutte contrôle le chômage et le plein emploi. C'est pourquoi il propose 40 milliards de baisse d'impôts principalement sur les entreprises. L'ancien premier ministre souhaite que "sur les ménages, le quotient familial de 1.500 à 2.500 euros par demi-part". Il annonce aussi une baisse de charges pour les travailleurs indépendants de 2 milliards d'euros.

"Le système fiscal est injuste et complexe", affirme Nathalie Kosciusko-Morizet. "Aujourd'hui, la moitié des Français ne paye pas l'impôt sur les revenus (...) Avec les niches fiscales, il y a beaucoup de gens qui échappent à l'impôt, ajoute-t-elle. Sur l'ISF, l'ancienne ministre estime qu'il faut "le transformer et non le supprimer en effet".

Pour Jean-François Copé, il faut augmenter la TVA : "J'augmenterai la TVA de 3 points parce que je baisse de 35 milliards les charges sociales". En ce qui concerne l'ISF, il estime que l'"on ne peut pas continuer à pointer du doigt des gens plus fortunés que d'autres. On a besoin qu'ils restent en France plutôt que de s'expatrier sinon ils ne paient plus d'impôts. Je propose que ce soit ceux qui paient l'impôt sur le revenu qui puissent investir dans les start-up pour baisser leurs impôts".

21h19 - Le thème du chômage est désormais abordé. 

"En utilisant les recettes qui ont marché partout, en baissant les charges et les impôts qui brisent l'investissement en France. L'économie française est à plat, il faut un choc pour la réveiller et c'est la raison pour laquelle je mets tout sur la baisse des charges", répond François Fillon

C'est au tour de Bruno Le Maire : "Le travail est la priorité absolue, la dignité. Contre le chômage, on a toujours essayé la même chose, si on veut vraiment le briser, il faut briser les tabous. Je propose la privatisation de Pôle Emploi (...) la suppression des emplois aidés (...) On ne va jamais trop loin contre le chômage". Mais pour Nathalie Kosciusko-Morizet, l'avenir de l'emploi est "le travail indépendant". "En France, quand vous êtes indépendants, c'est la galère".

Selon Alain Juppé, "le plein emploi est possible". "Il existe dans beaucoup de pays autour de nous et dans certaines régions françaises avec un taux à 5 ou 6% (...) Bien entendu, je maintiens une indemnisation minimum pour ceux qui ont besoin d'être aidés".

Jean-Frédéric Poisson estime qu'"il faut se méfier de la complexité de cette opération. C'est une opération très longue à manier avec d'autant plus de prudence que je ne sens pas une liesse collective chez les entrepreneurs à modifier la durée légale de travail maintenant". 

Nicolas Sarkozy l'affirme : il ne sera "pas la Martine Aubry de droite". "On a eu l'obsédée des 35h, on ne vas pas devenir obsédés des 39h. Chaque entreprise pourra choisir librement, à condition que toutes ces heures soient payées et que cela se fasse par référendums d'entreprises. Je confirme la mise en place des heures supplémentaires défiscalisées à partir du moment où on a fixé entreprise par entreprise la durée hebdomadaire du travail", ajoute-t-il.

L'ancien premier ministre François Fillon, veut "supprimer la durée légale du travail". "Je pense que le redressement du pays passera forcément par le travail. Je veux supprimer la durée légale du travail, et laisser les entreprises libres de négocier via des syndicats ou via référendum", poursuit-il.

21h17 - Tous les candidats assurent qu'ils respecteront le résultat de la primaire et qu'ils soutiendront le candidat élu.

21h16 - Les électeurs de gauche iront-ils voter à la primaire de la droite ? Selon Alain Juppé, cette "primaire est ouverte. Je cherche à rassembler, et quand on veut le faire on ne commence pas à exclure. Les déçus du Hollandisme sont les bienvenus. Ne commençons pas par stigmatiser".

Réponse de Nicolas Sarkozy : "Il ne s'agit pas de refuser, au contraire mais de faire en sorte que le choix du candidat élu soit sincère et loyal. Si l'on se reconnait dans les valeurs de la gauche, on vote au primaires de la gauche. Cette élection présidentielle se jouera à 4 tours. Ce tour-ci, c'est pour le candidat de la droite et du centre. Si on fait des compromis avant, le candidat n'aura pas le soutien pour faire les réformes nécessaires".

21h14 - Jean-Frédéric Poisson ne veut pas "participer aux renoncements". "En réalité, il faut saisir cette chance, ne méprisons plus les enjeux de civilisation qui sont devant nous", explique-t-il. François Fillon termine cette première question en mettant en avant qu'il souhaite être le "président du courage, de l'action et de l'honnêteté". "J'ai toujours dit que la France était en faillite. Notre pays est en train de se défaire". 

21h12 - Nathalie Kosciusko-Morizet veut mettre en avant "une droite de progrès, une droite alliée au centre, qui rassemble". "Je veux donner à chacun d'entre vous les moyens de conduire la société qui le souhaite. Construire la nouvelle France", ajoute-t-elle.

21h10 -  Nicolas Sarkozy estime que "l'alternance doit être forte, générique, immédiate et concrète". Bruno Le Maire s'adresse directement aux Français : "De quinquennat en quinquennat, la France tombe toujours plus bas. Notre système politique est à bout de souffle. Le miracle, c'est que la France tienne encore debout, grâce à vous : agriculteurs, ouvriers, médecins, enseignants. Vous m'avez impressionné, je mesure votre soif de renouveau. Si vous voulez que tout continue comme avant, vous avez tout ce qu'il faut sur ce plateau".

21h08 - Même question posée à Alain Juppé : "J'ai compris les inquiétudes et les exaspérations des Français. Je veux restaurer l'autorité de l'État et la dignité de la fonction de président de la République, que notre économie retrouve le chemin du plein emploi. Je veux lever les obstacles à la création d'emplois par les entreprises et une rénovation en profondeur de notre système d'éducation". 

21h05 - Le débat débute. "Pourquoi voulez-vous devenir président ou présidente de la République", demande Elizabeth Martichoux aux candidats. "Il y a 10 ans, en 2017, j'avais comme des millions de Français, espéré en la rupture que proposait Nicolas Sarkozy pour notre pays", mais "cette rupture, malheureusement, on ne l'a pas faite. On n'a pas supprimé les 35 heures, on a baissé les effectifs de police et on a perdu en 2012", affirme Jean-François Copé.

21h01 - Tous les candidats sont en place sur le plateau pour le début du débat. 

20h59 - Le clan pro-Sarkozy est présent pour soutenir le candidat à la primaire. 

20h55 - "Les jeunes loups d’hier, comme Michel Noir ou Alain Carignon, ont été remplacés par des jeunes loups d’aujourd’hui, comme Bruno Le Maire". Selon Éric Zemmour, "trente ans ont passé et rien n’a changé".

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Primaire Les Républicains : "Comme un air de déjà vu", dit Éric Zemmour Crédit Média : RTL | Date :

20h43 - Pas question que ce débat devienne "un pugilat", selon Thierry Solère, en charge de l'organisation de cette primaire.

20h33 - Quelle stratégie va être adoptée par Nicolas Sarkozy ? L'ancien président de la République devra rester calme. Face aux lecteurs du Parisien, il expliquait : "Vous avez vu comme je suis calme maintenant ? Un vrai toutou..."

20h25 - Selon notre éditorialiste Alain Duhamel, "c'est Nicolas Sarkozy qui risque le plus", lors de ce débat. "Il est devenu le challenger après avoir été le favori. Pour Alain Juppé, il ne faut pas commetre d'erreur, avoir l'air trop effacé". 

20h16 - Qu'attendent les Français de ce débat ? Selon un sondage publié en septembre par BFMTV, les sujets économiques et sociaux sont au centre des préoccupations des Français. Ce soir, les candidats seront amenés à répondre à des questions sur le thème de l'économie, le chômage et la fiscalité. La deuxième partie de l'émission sera centrée sur l'immigration, la laïcité, la sécurité et le terrorisme. 

20h00 - Plus qu'une heure avant le début du débat. Retrouvez tous les coulisses de l'émission sur la page Facebook de RTL. 

19h41 - Les candidats arrivent un à un dans le studio de la Plaine Saint-Denis. 

19h28 - Nos journalistes Olivier Bost et Dominique Tenza  dévoilent les coulisses du débat. Retrouvez-les sur Twitter @olivierbost et @domtenz

19h15 - Durant deux heures, les sept candidats de la primaire de la droite vont débattre face à Élizabeth Martichoux (RTL), Gilles Bouleau (TF1) et Alexis Brézet (Le Figaro). Les candidats auront 17 minutes chacun pour exposer leur programme mais aussi pour attaquer leur rivaux. 

19h06 - La primaire de la droite aura lieu les 20 et 27 novembre prochain. Pour voter, il faut simplement respecter deux règles : verser 2 euros de frais d'organisation à chaque tour de scrutin et "s'engager sur l'honneur", selon les termes du règlement.

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