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Primaire de la droite : revivez le dernier débat du scrutin

IVG, fonctionnaires, international, identité... Fillon et Juppé ont tenté le tout pour le tout, ce jeudi 24 novembre.

François Fillon et Alain Juppé, le 24 novembre 2016
François Fillon et Alain Juppé, le 24 novembre 2016 Crédit : Eric FEFERBERG / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Il ne reste plus que trois jours avant le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre. Qui de François Fillon et Alain Juppé va remporter ce quatrième et ultime débat ? La semaine aura été longue et intense pour les deux candidats. Le maire de Bordeaux a frappé fort sur son rival en l'interrogeant sur ses idées concernant l'IVG. La guerre médiatique menée par le clan Juppé aura été violente et mal perçue par Les Républicains. Les parlementaires de droite ont ouvertement critiqué l'action du numéro deux du premier tour. De son côté, François Fillon a joué des coudes et a répondu coup pour coup aux attaques d'Alain Juppé.

Selon une enquête réalisée pour Paris Match, iTélé et Sud Radio, 75% des sympathisants Les Républicains choisissent François Fillon pour aller à l'élection présidentielle. En ce qui concerne les partisans du MoDem et de l'UDI, Alain Juppé arrive en tête avec 66%, contre 34% pour François Fillon. À noter aussi que 78% des électeurs qui ont choisi Nicolas Sarkozy lors du premier tour, devrait suivre l'élan impulsé par l'ancien président et voter pour François Fillon, contre 19% pour Alain Juppé.

Les deux rivaux s'affrontent principalement sur les questions de société et l'international. Alors que François Fillon souhaite réécrire une partie de la loi Taubira concernant l'affiliation pour les couples de même sexe, Alain Juppé a affirmait qu'il ne reviendrait pas sur le mariage pour tous. Niveau international : l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy souhaite négocier avec Bachar al-Assad afin d'amorcer une sortie de crise en Syrie, mais aussi avec Vladimir Poutine.

Retrouvez le dernier débat de la primaire

22h57 - Les deux candidats ont été amenés à raconter un souvenir de fierté et de regret dans leur campagne. Pour Alain Juppé, c'est d'avoir été "systématiquement à la rencontre des Françaises et des Français, d'avoir construit mon projet avec eux (...) J'ai vu deux France, il y a des réussites dans les quartiers difficiles". Pour le regret ? "J'en ai beaucoup. Et non, en fait pas tant que ça".

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Selon François Fillon, le candidat a été "fier d'avoir imposé une certaine partie des thèmes de campagne et d'avoir gagné une bataille idéologique". Son regret est "d'avoir mis autant de temps à convaincre".

22h53 - Face à l'hypothèse de voir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, Alain Juppé rappelle sa volonté de "rassembler largement". "Nous n’avons jamais gagné d'élection quand nous n’avons pas rassemblé la droite et le centre. Je connais énormément de Français déçus par nous qui sont allés voter Hollande en 2012 et ce ne sont pas des socialistes. C'est ça qui a fait la différence entre le succès et l’échec".

François Fillon explique "la question fondamentale, c’est le projet pour redresser le pays, je ne vais pas le négocier avec je ne sais qui (...) Ce que je veux, c'est réduire la part des extrémismes dans ce pays, réduire le nombre de Français tentés par l’extrémisme". Les deux candidats ont souligné s'être tous les deux battus contre le Front national.

22h48 - Sur le plan international, François Fillon estime que "le vrai danger pour l'Europe, ce n'est pas la Russie. Il est économique et vient d'Asie. Est-ce que c'est intelligent que de pousser la Russie à la faute et en même temps vers l'Asie". Il ajoute : "Je pense que la politique des sanctions envers la Russie a échoué, et il faut le reconnaître. Mais bien sûr que je n'approuve pas l'annexion de la Crimée !".

Alain Juppé souhaite que "la France soit elle-même et reconquière sa liberté de choix". "Nous sommes un puissance nucléaire, ce qui ne va pas, c’est que notre économie s’est affaiblie et que notre voix est devenue inaudible (...) Je veux renforcer cette voix. A partir de là, nous sommes libres de nos choix, je ne veux une France ni inféodée à Washington ni à Moscou", indique-t-il.

22h46 - François Fillon estime que "non, la France n'est pas une nation multiculturelle. La France a une histoire, une langue et une culture, qui se sont enrichie des apports extérieurs (...) Nous n’avons pas fait le choix du communautarisme, du multiculturalisme. Ce n’est pas le choix que je veux pour notre pays. Quand un étranger vient dans notre pays, il doit s’intégrer, respecter notre héritage (...) Quand on vient dans la maison d’un autre, par courtoisie, on ne prend pas le pouvoir".

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François Fillon : "Non, la France n'a pas fait le choix du multiculturalisme" Crédit Image : Capture d'écran TF1 | Crédit Média : TF1 | Date :

Alain Juppé répond à son tour et explique que "l’identité de la France, c’est d’abord sa diversité". "Nous avons des origines différentes, des couleurs différentes. C’est une richesse, une force, à condition que ça n’aboutisse pas au communautarisme mais à une unité renforcée de la nation", insiste-t-il.

22h33 - Depuis quelques jours, François Fillon critique le fait qu'il soit "devenu un conservateur moyenâgeux, serait devenu contre l’avortement". "Dans mon livre, je dis aussi que jamais on ne touchera à l’IVG. Ma conscience, ça me regarde (...) Je suis un homme, donc ce n’est pas à moi de prendre une décision personnelle sur ce sujet. Est-ce que je n’ai pas voté depuis trente ans tous les textes ayant permis l’accès des femmes à l’IVG ? (...) Évidemment, je ne toucherai à rien dans ce domaine. C’est la loi Veil, toute la loi Veil, pour qui j’ai une grande admiration. Le procès qui m’a été fait depuis quelques jours n’est pas juste", ajoute-t-il.

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Droit à l'avortement : "Je ne toucherai à rien dans ce domaine", assure François Fillon Crédit Image : Capture d'écran TF1 | Crédit Média : TF1 | Date :

Alain Juppé rappelle n'avoir "fait aucun procès" mais "juste posé une question". Il s'adresse alors directement à François Fillon et dit : "Tu as écrit dans un livre que l’IVG était un droit fondamental. Puis, plus tard, tu as dit le contraire, donc je t’ai demandé quelle était ta position (...) Moi je pense que c’est un droit fondamental. C’est un drame, toujours, pour la femme et pour le couple. Il a fallu se battre beaucoup. Notre différence est là".

Il ajoute : "Depuis des mois, je suis l’objet d’une campagne absolument ignominieuse qui m’a accusé d’avoir financé une grande mosquée qui n’existe pas. Et la dernière campagne, c’est une campagne de salafisme. Elle m’a fait beaucoup de mal. Des gens ont changé leur vote à cause de ça. Je n’ai jamais entendu un seul de tes lieutenants condamner cette campagne (...) Je lis dans la presse qu’une officine, Riposte laïque, a participé à cette campagne. Je lis aussi que cette officine te soutenait. Est-ce que c’est le cas ? Est-ce que tu la condamnes ?" 

22h29 - Alain Juppé estime que "la délinquance des mineurs est un défi qui pourrit la vie quotidienne dans nos quartiers. Il faut séparer la justice civile et la justice pénale (...) Aujourd'hui, on multiplie les sanctions éducative, il y a des établissements spécialisés pour mineurs qui ne sont pas complets".

François Fillon indique : "Il faut arrêter de raisonner avec la politique des quartiers, de la ruralité… il faut commencer par redresser le pays et remettre l’économie en marche. Vous pouvez mettre des animateurs et changer la peinture des cages d’escalier, ça ne changera pas la situation".

22h24 - Concernant le nombre de policiers, François Fillon "pense qu'il faut d'abord regarder où sont les policiers. Beaucoup se contentent de faire des tâches administratives et ne mettent pas un pied dehors (...) La police a surtout besoin de moyens matériels. Quand on regarde les effectifs par rapport à nos voisins, il y a plus de policiers ou gendarmes par habitant que par rapport à nos voisins (...) La réponse n'est pas toujours dans le recrutement de nouveaux policiers".

Alain Juppé veut "réarmer l'État, tout au long d'une chaîne". "Je propose de redéployer un certain nombre d'effectifs de police et de gendarmerie. Il faut recruter des personnels administratifs pour décharger les policiers de ces tâches (...) Je propose de créer 5.000 emplois nets pour renforcer les effectifs de police et de gendarmerie (...) Aujourd'hui en France, nous avons quatre fois moins de procureurs et deux fois moins de juges que la moyenne européenne. Il faut renforcer cela".

22h12 - La France était "dans une situation de quasi-faillite", assure François Fillon qui ajoute : "On ne peut pas dire qu'on va baisser tous les impôts. Je ne veux plus que l'économie française passe entre les mains du Qatar ou des fonds de pensions américains (...) Pourquoi voulez-vous que des Français investissent en France ? Moi je mets le paquet sur la fiscalité du capital et les charges. Et après, on fera une grande réforme fiscale, avec un impôt payé par un plus grand nombre de Français mais à un niveau plus faible".

Alain Juppé insiste sur le fait qu'il faut "baisser les impôts". "Moi je fais un effort plus important sur les ménages (...) Je mets l'accent sur les familles qui ont été matraquées fiscalement depuis 2012. (...) Je propose de réhausser le quotient familial" ajoute-t-il. Il souhaite aussi supprimer l'ISF : "Des Français ont été amenés à quitter la France à cause de la fiscalité. Quand une entreprise distribue 100 euros de dividende, il reste 36 euros en France contre environ 50 dans d'autres pays d'Europe. Cet impôt est confiscatoire et fait fuir les Français et Françaises qui ont de l'argent et qui vont l'investir ailleurs". 

22h06 - Le débat s'intensifie sur la question de la suppression des postes chez les fonctionnaires. Alain Juppé juge que la proposition de François Fillon de supprimer 500.000 postes "n'est pas possible". "Ça veut dire recruter aucun infirmier, policier, gendarme ou enseignant (...) Une organisation ne peut pas vivre sans recruter", ajoute-t-il.

François Fillon déclare : "Pourquoi je propose 500.000 ? Parce que j'augmente le temps de travail. Vous aurez toujours autant d’heures de travail de policiers, infirmiers, si j'augmente le temps de travail".

22h - Sur le temps de travail dans la fonction publique. Alain Juppé interpelle François Fillon : "On ne fera pas une réforme dans la fonction publique permettant aux salariés de travailler 39 heures payées 37. Ce n’est pas juste, un salarié qui travaille trente-neuf heures va être payé trente-neuf heures. On ne peut pas demander à un fonctionnaire de travailler plus pour gagner moins, c’est une différence entre nous".

François Fillon estime que "les 35 heures ont fait des dégâts". "Je pense que c'est une des quelques décisions qui sont responsables du décrochage économique de notre pays. il faut vraiment en terminer, on a eu tort de ne pas le faire plus tôt". Il ajoute : "Alain Juppé ne veut pas vraiment changer les choses. Il propose des modifications qui ne changeront pas fondamentalement le pays. Tout le monde doit faire un effort, travailler plus et gagner un peu moins. Je n'accepte pas qu'on dise 'c'est impossible'".

21h48 - La question concernant le temps de travail était initialement posée à Alain Juppé, mais c'est François Fillon qui a répondu. "Je veux laisser les salariés négocier avec des accords majoritaires le temps de travail. Il y a une limite européenne de 48 heures. Imaginez-vous que les salariés vont lever la main pour travailler 48 heures ? Évidemment que ça ne se passera pas (...) C’est caricaturer quelque chose d’extrêmement moderne, que le temps de travail ne soit pas fixé pour tout le monde".

Pour Alain Juppé, "il faut travailler plus". "Les Français globalement travaillent moins que les pays autour de nous. Quand on travaille moins, on produit moins de richesses (...) Dans le secteur privé, je propose que la durée du travail soit négociée dans l’entreprise. Même les syndicats réputés révolutionnaires se mettent d’accord".

21h43 - Sur le travail, François Fillon s'empare du débat. Le député de Paris indique qu'"on regarde autour de nous tous les pays qui réussissent, qui ont le plein emploi qui n’on pas les problèmes d'identité qui sont les nôtres qui parce que pas de questions matérielles à se poser, les pays où les règles de licenciement sont plus simples". 

Alain Juppé déclare : "Je voudrais vous livrer un souvenir de campagne. J’étais dans une pépinière d’entreprises et je discutais avec le fondateur d’une start-up. Il m’a dit qu’il voulait embaucher mais les autres l’ont dissuadé car en cas de problème, il ne pouvait pas se séparer de collaborateurs. Ce n’est pas en rigidifiant les conditions de licenciement qu’on facilite l’embauche".

21h36 - Que prônent les deux candidats en matière de politique de santé ?

François Fillon part du principe que notre système actuel ne répond pas aux attentes des Français. "Ce que je veux faire, c'est désétatiser le système de santé (...) Je propose que la Sécu se concentre sur les risques principaux (...) Et pour le petit risque, je souhaite qu'on aille vers les assurances complémentaires et les mutuelles (...) Je veux mettre en place un bouclier de santé pour que les personnes à revenus modestes ne soient pas obligés de s'affilier à une mutuelle pour les petits risques".

Alain Juppé estime qu'il est nécessaire d'"aborder la question en terme de répartition des médecins sur notre territoire". "Je veux rééquilibrer la géographie médicale. Il faut trouver des systèmes incitatifs pour que les médecins puissent s'installer dans les zones sous-denses. Cela concerne l'espace rural mais aussi des quartiers des villes", ajoute-t-il.

21h30 - Selon François Fillon, le modèle social français "génère 6 millions de chômeurs, des millions de jeunes qui ne sont pas à l'école, pas en formation, dans la rue". Ce modèle social "qui se traduit par le déclassement des classes moyennes, qui n'a pas endigué la montée de la pauvreté, qui ne permet même pas aux Français d'être logé correctement", indique-t-il avant de poursuivre : "Ce modèle social français n'existe plus aujourd'hui. On n'est pas en 1945, on est dans un monde ouvert, on a besoin de changer profondément ce modèle pour qu'il soit plus juste".

Alain Juppé affirme que la "principale menace sur le modèle social français, c'est la politique menée depuis 5 ans et l'incapacité à maîtriser le chômage. Le modèle social français existe et j'ai l'intention de le consolider. Il faut le conforter et pas le casser, le consolider en y introduisant un principe de responsabilité". 

21h26 - François Fillon indique les privilèges accordés aux élus ont "déjà été supprimés", même constat avancé par Alain Juppé qui ajoute que "la plupart des avantages ont touché à leur fin". "En 2017, on aura de gigantesques problèmes à régler. Ça ne me parait pas de nature à changer véritablement leur vie. Il ne faut pas faire trop de démagogie. A force de culpabiliser les parlementaires, on va faire fuir les meilleurs de la vie politique. Quand Trump abandonne son indemnité de président, on comprend pourquoi", ajoute-t-il.

Le maire de Bordeaux souhaite aussi réduire de moitié le nombre de parlementaire et précise qu'il ne soumettra "pas une loi pour revenir sur le cumul des mandats". De son côté, François Fillon veut organiser un référendum pour réduire le nombre de députés et de sénateurs".

21h17 - Interrogé sur l'exigence de probité, François Fillon assure que l'"on ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable. C'est une évidence. Les ministres, les présidents de la République, ne doivent pas être mis en examen et doivent avoir une conduite exemplaire". 

Alain Juppé commence par expliquer : "J'ai été condamné (...) J'ai assumé, j'ai payé. Les Français m'ont renouvelé leur confiance. Pour l'avenir, j'appliquerai évidemment exactement la même rgèle, il faut faire appliquer les règles (...) Je veillerai à une stricte application des textes". 

21h11 - Que va-t-il se passer les trois premiers mois du mandat d'Alain Juppé : "Je redéfinirai les règles du CDI pour que l'on puisse mettre des motifs prédéterminés de rupture du CDI. Et je veux mettre en place un plan audacieux pour l'apprentissage. Il faut faire sauter les verrous de l'apprentissage. Une réforme de la taxe d'apprentissage devra être réalisée".

Du côté de François Fillon, le candidat souhaite commencer par "reformer le marché du travail". "Je veux faire passer un nouveau Code du travail, allégé (...) Je veux faire voter une réforme des retraites, de la fiscalité de l'investissement, la création d'une allocation sociale unique et la mise en place d'une grande filière pour l'apprentissage" 

21h - Les deux candidats se tiennent derrière leur pupitre, face aux journalistes. Ils commencent par une présentation afin d'expliquer le sens de leur candidature. 

Alain Juppé a tenu à souligner le succès du premier tour de la primaire de la droite et du centre. "François, nous nous connaissons depuis bien longtemps. Nous sommes entrés en politique presque en même temps. Tu as été mon ministre et j'ai été le tien et tu sais que j'ai toujours eu pour toi de l'amitié et de l'estime (...) J'ai été un peu surpris de la virulence de ta réponse, mais nous allons continuer à débattre", ajoute-t-il. 

François Fillon se félicite du succès de la primaire de la droite et du centre. "Ce deuxième tour n'est pas un combat, mais la présentation des projets de deux hommes qui appartiennent à la même famille politique (...) C'est vrai que mon projet est plus radical. C’est un projet qui rompt avec une pensée unique que j’ai vu se déchaîner depuis quelques jours", ajoute-t-il.

20h53 - Qui sont les trois journalistes qui présenteront ce dernier débat ?

20h50 - Le dernier débat de la primaire de la droite et du centre va commencer dans quelques minutes. 

Primaire de la droite : le débat peut-il vous faire changer d’avis ?
Nombre de votes : 8732 *Sondage à valeur non scientifique

20h32 - Quelle stratégie va être adoptée par Alain Juppé et François Fillon ? Réponses avec Gaël Tchakaloff auteure de Lapins et merveilles, un livre sur Alain Juppé et Bruno Jeudy, proche de François Fillon.

20h21 - Dans un courrier adressé à l'ex-Premier ministre le 21 novembre, Jean-Frédéric Poisson, qui a récolté 1,5% des suffrages, a notamment formulé sa volonté d'un "accord politique possible" avec François Fillon pour "replacer la politique familiale et l'accueil de la vie au cœur des politiques publiques". 

19h47 - Duel féroce ou courtois ? "Ce n'est pas dans leur tempérament de rentrer dans un duel féroce et ce n'est pas dans leur intérêt", estime Alain Duhamel. Pourtant, "le débat ne sera pas non plus cordial, ils ne peuvent pas se le permettent et sont tous deux orgueilleux", prévient-il.

19h19 - François Hollande s'est quelque peu immiscé dans la campagne et en a profité pour glisser un message très politique.

18h44 - Pierre Bergé, figure de gauche et militant de la cause homosexuelle, n'adhère pas aux valeurs conservatrices prônées par François Fillon et n'a pas hésité à le faire savoir. "Voter Fillon c'est voter pour la France réac, la Manif pour Tous, qui m'a menacé de mort. La France pétainiste. Quand va-t-on à Vichy ?", a-t-il écrit dans un message posté sur Twitter.

18h30 - La campagne a pris une autre tournure. Depuis l'annonce des résultats du premier tour, le ton est monté et l'ambiance devenue glaciale entre Alain Juppé et François Fillon. Retour sur les intox et les polémiques de l'après 20 novembre.

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