7 min de lecture Présidentielle 2017

Emmanuel Macron candidat à la présidentielle : retrouvez les moments-clés de la journée

Le jour J est arrivé pour l'ancien ministre de l'Économie. Il ajoute son nom à la longue liste des candidats pour l'élection présidentielle de 2017. Retrouvez ici les moments marquants qui ont jalonné cette journée.

Emmanuel Macron lors de l'annonce de sa candidature à la présidentielle, le 16 novembre 2016
Emmanuel Macron lors de l'annonce de sa candidature à la présidentielle, le 16 novembre 2016 Crédit : Patrick Kovarik / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Il se sera complètement affranchi de son mentor. Emmanuel Macron a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle, ce mercredi 16 novembre depuis le campus des métiers et de l'entreprise de Bobigny. Cette journée a été un vrai marathon médiatique pour le nouveau candidat qui s'est rendu sur le plateau du journal télévisé de France 2 le soir, et sera demain dans la presse quotidienne régionale. L'ancien ministre de l'Économie qui s'était démarqué de la politique du gouvernement sur les 35 heures et la déchéance de nationalité se lance dans la bataille présidentielle. Il met fin aux nombreuses rumeurs. Surnommé "Brutus", pour sa relation chaotique avec François Hollande, l'ancien membre du gouvernement n'hésite plus à critiquer le président de la République ainsi que la politique prônée par Manuel Valls.

Emmanuel Macron est la cible de toutes les critiques, venant du Parti socialiste comme des Républicains et du Front national. Surtout lorsque, premier coup de tonnerre, il a lancé son mouvement politique "ni de droite ni de gauche" "En Marche !". Deuxième coup de tonnerre : il lance la "Grande Marche", une opération de porte-à-porte qui vise à interroger les Français sur leurs attentes pour 2017. Troisième coup de tonnerre, Emmanuel Macron organise son premier meeting à la Mutualité, à Paris, où il oscillera entre critique de notre modèle politique, ambitions et sous-entendus sur l'élection présidentielle. Sa démission du gouvernement viendra ajouter de l'huile sur le feu et laisser les spéculations prédire une candidature à l'élection présidentielle.

Retrouvez l'annonce de sa candidature en direct

20h12 - "Ma candidature [à l'élection présidentielle] n'est pas une candidature socialiste. Je ne vais pas aller dans une primaire dont je ne partage pas aujourd'hui ni le fonctionnement, ni l'esprit. La démarche qui est la mienne, c'est de rassembler. Je ne parle pas à la gauche, pas à la droite, je parle aux Français, " martèle Emmanuel Macron.

20h10 - À propos de son poste de ministre de l'Économie, "c'est un honneur qui m'a été fait de servir mon pays", défend Emmanuel Macron. 

20h07 - Interrogé sur un éventuel faire-part de candidature à François Hollande, le leader d'"En Marche" botte en touche, en égratignant le Président au passage : "Je fais partie des responsables politiques qui considèrent que les conversations qui relèvent de l'intime doivent rester de l'ordre de l'intime".

20h05 - Invité du le journal de 20 heures de France 2, Emmanuel Macron assure que sa candidature est "irrévocable" : "ma candidature n'est en aucun cas une candidature de ralliement".

18h20 - À l'antenne de RTL, le député du Finistère Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement "En Marche !" et proche soutien d'Emmanuel Macron a réagi aux critiques faites à l'ancien ministre de l'Économie après l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle. Notamment celles de Manuel Valls, Laurent Wauquiez ou Benoît Hamon. "C'est un très bon signe que tous ces messieurs lui tombent dessus à bras raccourcis". 

17h33 - Emmanuel Macron continue de semer le trouble au sein du Parti socialiste en sollicitant certains députés, comme le révèle Marianne. Le candidat à la présidentielle leur aurait envoyé un SMS hier.

16h57 - À l'antenne de RTL, Gérard Collomb, l'un des plus fervents soutiens de l'ancien ministre, a expliqué que "c'est une nouvelle espérance qu'il veut susciter chez les Français (...) Pour avoir discuté, travaillé et réfléchi avec Emmanuel Macron depuis quelques mois, je peux vous dire qu'il connaît en profondeur la situation de la France".

16h13 - Maintenant que le secret de polichinelle autour de cette candidature est lancée, qui va rallier Emmanuel Macron ? Certains élus socialistes forment déjà une équipe soudée au sein d'"En Marche !".

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15h29 - "J'ai vu de l'intérieur la vacuité de notre système politique qui empêche les majorités d'idées (...) J'ai pu mesurer ces derniers mois, ce qu'il en coûte de refuser les règles obsolètes et claniques d'un système politique qui est devenu le principal obstacle à la transformation de notre pays. Car ce système, je le refuse", a expliqué Emmanuel Macron dans son discours.

14h36 - Jean-François Copé a aussi réagi : "Ça y est, le festival des poncifs a commencé". "Tout ça est très hypocrite (...), il n'y a rien de cassé dans le système, il a choisi un fond bleu, il a eu la bonne idée de mettre un drapeau tricolore et un drapeau européen, il parle lentement (...) tout est complètement mis en scène. Il y a un mot anglais, c'est le mot +fake+, tout ça est faux, depuis le début jusqu'à la fin". "Il ne faut pas prendre les autres de haut (...) l'engagement politique ce n'est pas l'affaire de quelques semaines ou de quelques mois, c'est un long chemin (...) il est encore dans l'idée que la politique c'est facile", a-t-il expliqué sur LCP.  

12h15 - Quelques minutes après la fin du discours d'Emmanuel Macron, Manuel Valls a déclaré que pour gouverner, "il faut de l'expérience" et "refuser les aventures individuelle". 

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11h18 - "L'enjeu n'est pas pour moi de rassembler la gauche, l'enjeu n'est pas de rassembler la droite, c'est de rassembler les Français", explique l'ancien locataire de Bercy. 

11h07 - "La solution est en nous", juge Emmanuel Macron. C'est cette révolution démocratique à laquelle je crois (...) C'est pourquoi je veux porter l'optimisme de la volonté. La France n'est pas un château de cartes (...) La seule force dont nous devons nous réclamer, c'est la force de la France et des Français. Dans quelques mois, à l'occasion de l'élection présidentielle, une opportunité nous est offerte, celle de refuser le statu-quo pour avancer. Ce combat commencera en mai 2017. Pour le mener, la responsabilité du président de la République est immense et j'en ai conscience".

"Je suis candidat à la présidence de la République parce que je crois plus que tout que nous pouvons réussir", annonce-t-il.

11h03 - "Cette grande transformation que nous sommes en train de vivre, nous ne pouvons y répondre avec les mêmes hommes et les même idées (...) Cette grande transformation a des aspects tragiques, mais elle a en même temps des opportunités, des promesses que nous devons saisir (...) Nous devons regarder la vérité en France et dire où nous voulons aller", poursuit-il

L'ancien ministre de l'Économie explique "face à ces défis, notre système politique est bloqué (...) J'ai vu de l'intérieur la vacuité de notre système politique qui empêche les majorités d'idées (...) J'ai pu mesurer ces derniers mois, ce qu'il en coûte de refuser les règles obsolètes et claniques d'un système politique qui est devenu le principal obstacle à la transformation de notre pays. Car ce système, je le refuse. Face à cela, je sais l'énergie du peuple français, elle peut nous conduire à donner le meilleur de nous même". 

11h01 - "C'est une étape importante que nous allons franchir et que depuis plusieurs mois nous préparons", déclare Emmanuel Macron. "J'entends certains qui pensent que notre civilisation est en déclin (...) Ils proposent le repli avec des recettes du siècle dernier (...) Je suis convaincu que les uns et les autres ont tort. Ce sont leur modèle, leur recette qui ont échoué. Notre pays n'a pas échoué et il le sait, le sent", ajoute-t-il.

Il explique être "intimement convaincu que c'est en affrontant la réalité du monde que nous pourrons retrouver dans notre pays de l'espérance". 

10h56 - Emmanuel Macron arrive à Bobigny au sein du campus des métiers et de l'entreprise.


10h36 - Florian Philippot, vice-président du Front national estime que la candidature d'Emmanuel Macron n'est "pas une surprise. On attendait simplement la date. On espère maintenant qu'Emmanuel Macron va enfin sortir une idée, parce que ça fait six mois qu'il était dans l'incantation, dans les mots creux, les formules et pas une seule idée n'a émergé de ce qu'il a dit. Par contre, il a déjà un bilan".

9h57 - Selon notre éditorialiste politique, Alba Ventura, "dans un moment où tout bouge, si Emmanuel Macron veut s'inscrire dans la présidentielle, il doit dégainer avant les autres. Il ne peut pas se contenter d'une interview dans L'Obs sur les jeunes qui doivent travailler plus de 35 heures ou sur l'autonomie des établissements scolaires. Il devait tirer le premier".

9h40 - L'ancien ministre de l'Économie n'a toujours pas officiellement déclaré sa candidature à l'élection présidentielle, mais cela n'empêche pas les personnalités politiques de critiquer son envol pour 2017. Invité à l'antenne de RTL, François Fillon a la "conviction" que "les Français ne confieront pas leur destin à quelqu'un qui n'a aucune expérience et surtout qui n'a rien démontré pour le moment". Il juge ainsi que la candidature d'Emmanuel Macron est "la fin du quinquennat de François Hollande". "C'est l'homme le plus proche de lui, celui qui a conçu son programme économique" qui "cause beaucoup de difficultés et de catastrophes dans le pays", ajoute-t-il.

9h10 - Les rumeurs sur la candidature de l'ex-locataire de Matignon se sont intensifiés en quelques jours. À tel point que François Hollande a appelé à la "cohésion" et au "rassemblement", lors d'une interview sur France 24, TV5Monde et RFI mardi 15 novembre. "Ce qui compte, ce n'est pas ma personne, c'est le pays", a déclaré le chef de l'État, pour qui "l'enjeu, c'est le rassemblement, c'est la cohésion", la gauche ne pouvant pas être au "rendez-vous" de 2017 "si elle n'est pas rassemblée".
9h00 - Emmanuel Macron se rend dans un centre d'apprentissage de la ville de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. L'annonce de sa candidature marque la fin d'un long processus entamé le 31 août dernier avec son départ du gouvernement. Il a d'abord lancé son mouvement, "En Marche !", avec lequel il a effectué un "diagnostic" de la France qu'il a présenté au cours de trois meetings tenus en octobre. Il a ensuite dévoilé une batterie de propositions dans L'Obs du 10 novembre dernier.

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